La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Nathaniel Mayer

I just want to be held

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Dès les premières notes, "I wanna dance with you" nous conduit sur un funk entraînant. Une ouverture qui repose sur une rythmique solide, ponctuée de cris émis par le saxophone de Suzi Hendrix et traversée par une guitare au son très aigu. Toute la piste de danse est déjà comble, lorsque la voix de Nathaniel fait son apparition. Une voix soul, d'une pureté hors de l'ordinaire, qui transpire le vécu. Une voix qui ne doit guère forcer pour convaincre le public à le rejoindre sur le dance-floor. Une voix tout en relief qui se fond parfaitement à l’environnement sonore. Elle emprunte même les inflexions d’un vocaliste punk sur "I found out". En réalité une composition de John Lennon, totalement méconnaissable. La production la plonge de toute évidence au sein d’un environnement agressif. Tous les instruments se déchaînent dans le rythme, et en particulier les guitares de Dale Beavers et de Jeff Meier. Le climat s'apaise et le tourment s’éclaircit pour aborder "Satisfied fool". Une ballade soul vive, illuminée par ce chant communicatif. Nathaniel aborde chaque chanson comme si son univers personnel en dépendait. Jack Yarber, qui a composé ce titre, se charge ici des parties de guitare. "I'm in love" est une chanson pop/soul tellement contagieuse qu’elle s'insinue au plus profond de votre esprit. A cet instant, on croirait presque retrouver Sam Cooke ou même le Rod Stewart de sa meilleure époque. Superbe!! Une sensation qui réapparaît sur l’éclatant « You are the one ». Mais implacablement, le rythme refait surface. "Leave me alone" libère de la puissance par ses guitares. L’orgue Farfisa d'Adam Woodard nous ramène à une époque glorieuse des sixties. Celle des hits pop immortalisés par Question Mark & the Mysterians ou le Sir Douglas Quintet. Une étiquette qu’on pourrait également coller à "You gotta work" ; mais ici la puissance de feu du rythme est à son apogée. Nathaniel se met dans la peau de James Brown. Le saxo est jouissif. Impressionnante, la machine musicale laboure tout sur son passage. Support idéal, la section rythmique réunit Greasy Carlisi à la basse et Tino Gross à la batterie. Pas de moment faible sur cet elpee de brève durée. L'énergie incroyable persiste tout au long de "From now on". Rien n'est ordinaire chez Mayer. Ballade R&B, "Stick it or lick it" campe ici un style proche du Motown d'un Marvin Gaye ; mais la voix demeure sale, primaire et capable de tous les excès. L'album s’achève sur les derniers souffles de cet artiste de Detroit. Face aux sons tribaux, il exhorte son « What's your name » devant des guitares assoiffées, avides de prendre le pouvoir. Une oeuvre inattendue dans le catalogue Fat Possum pour un artiste majeur à la voix inclassable mais tellement belle.