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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Neil Michael Hagerty

Neil Michael Hagerty

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Fallait bien se douter qu'un jour ou l'autre, Royal Trux allait splitter. Leur musique était tellement riche et complexe qu'elle n'intéressait qu'une frange très mince de spécialistes avertis ( !?!?). Bref pas grand monde. Et pourtant, cette formation risque fort de devenir une référence incontournable d'ici quelques années. Et pas seulement parce qu'elle était parvenue à revisiter l'histoire du rock'n roll. Neil, en solo, fait d'ailleurs toujours une fixation sur ce sujet. C'est encore le cas sur son premier album solo, au cours duquel il fait à peu près tout. Même les parties vocales. Mais son falsetto glamoureux navigue à des années lumière du timbre écorché de son ex partenaire, Jennifer Herrema. Orgue délicieusement rogné, soli de guitare trompeusement maladroits, métalliques, soniques, et surtout excentriques, boîte à rythmes pulsants, répétitifs, minimalistes, nous replongent dans l'univers psychédélique british de la fin des sixties. Et je pense plus particulièrement à celui de Soft Machine de la première époque et au Floyd de Syd Barrett. Et si certaines compositions frisent carrément le délire, d'autres, à l'instar de " Know that ", " Fortune & fear " et " Oh to be wicked once again ", touchent au sublime. Le disque recèle, en outre, deux fragments plus acoustiques, mais surtout allègres. " Repeat the sound of joy " et " The menace ", caractérisés par le recours à un kazoo et un violon…