La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Nice Nice

Extra Wow

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Pas peur les deux savants fous de Nice Nice. En intitulant leur second elpee « Extra Wow » (le premier sous la houlette de Warp), ils avaient plutôt intérêt à délivrer un contenu irréprochable. Originaires de Portland, le duo propose l’un des premiers ovnis de l’année. Totalement inclassable, « Extra Wow » évoque un dîner en tête-à-tête entre King Crimson et Gang Gang Dance, au cours duquel Tyondai Braxton ferait subitement irruption (« On and On », « Everything Falling Apart »), avant de céder sa place à Konono n°1 (!) (« See Waves »), immédiatement après avoir retourné la vaisselle. Mark Shirazi et Jason Buehler, alias Nice Nice, envoient tout ce qu’ils ont dans le ventre et dans la tête, en vrac et avec conviction. Et la formule magique des deux hommes fonctionne à la perfection.

« Extra Wow » est porté par le single « One Hit », qui en impose dès son ouverture, à coups de grosses caisses et de vocalises retentissantes. Des morceaux tels que le drone psyché « Make It Gold », le féerique « New Cascade » ou le vertigineux « A Little Love » résonnent jusqu’aux moindres recoins du cortex cérébral. La force de Nice Nice réside en sa capacité à engendrer des litanies à la fois expérimentales et accessibles, sans arrogance ou intellectualisme saugrenu. « Extra Wow » est un labeur bien plus poussé et harmonieux que « Chrome », lequel manquait cruellement de consistance. En résumé, comme dirait le poète Borat, les deux pouces en l’air : ‘Naaaaïce !’