Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Noah & The Whale

Noah & Sons ?

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Votre serviteur avait quitté Noah and the Whale –dont le nom est issu d’une combinaison entre le film préféré d’un membre du groupe, « The Squid and the Whale », et celui du réalisateur américain Noah Baumbach– en 2008, lors de la sortie de leur premier et magnifique album « Peaceful, the World Lays Me Down », opus qui avait squatté mon IPod pour de nombreux mois, tant il me rappelait le folk tout en fragilité des Américains de Neutral Milk Hotel voire de Micah P. Hinson. Curieusement, une série de malencontreuses coïncidences ne m’a jamais permis de découvrir les deux albums suivants, publiés par les insulaires…

Qu’importe, leur musique chargée d’émotion m’avait suffisamment bouleversée à l’époque pour que je décide de me procurer un ticket, à l’annonce de leur passage à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En outre, leur répertoire d’alors ne me permettait pas d’imaginer que la formation allait récolter un tel succès, aujourd’hui. Quelle n’a donc pas été ma surprise en découvrant une salle comble, pour accueillir le band, et surtout pour applaudir les nouvelles chansons d’« A Night on Earth », le dernier né de Noah et ses sbires. Un disque qui doit probablement cartonner sur les radios au Nord du pays ; car la popularité du combo demeure relativement confidentielle en Wallonie !

Dès les premiers accords, je me rends compte que l’ensemble qui se produit ce soir n’est plus (ou n’a jamais été) celui que je pensais connaitre ! Les délicats « Give a Little Love » et « Shape of my Heart », interprétés en début de set, sont artificiellement gonflés à l’électricité. Et les sonorités dispensées par la basse sont trop puissantes ; elles asphyxient carrément une expression, à l’origine, raffinée. Charlie Fink et ses acolytes enchaînent des hymnes rock à tendance celtique, à la manière de Mumford & Sons. La prestation n’est cependant pas dérangeante ni désagréable ; bien torchée, elle libère même énormément d’énergie. Mais je n’y retrouve plus ce supplément d’âme que j’avais cru déceler à travers la magnifique voix du chanteur, finalement aussi décevante, ce soir. Une bonne heure de concert plus tard, le public est conquis. Manifestement, Noah and the Whale est taillé pour les stades. Mais il vient de perdre un de ses fans de la première heure…

(Organisation AB + Live Nation)

 

Noah & The Whale

Last Night On Earth

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Il ne faut pas toujours chercher bien loin pour se choisir un patronyme. Prenez le titre d’un film (‘The Squid and the Whale’) et combinez-le au nom de son réalisateur (Noah Baumbach). Vous obtiendrez ainsi une dénomination facile à retenir : Noah and The Whale. La bande est composée de cinq membres : Charlie et Doug Fink, Tom Hobden, Fred Abbott et Matt Urby.

« Last Night On Earth » constitue leur troisième opus. Et pour une dernière nuit sur la Terre, les mélodies sont plutôt joyeuses et entraînantes. Cet album laisse d’ailleurs perplexe à plus d’un titre car, après cinq écoutes complètes, il est quasiment impossible de se prononcer : y a-t-il juste ce qu’il faut ou est-ce un peu trop léger ? En effet, quand on met autant de force dans un titre étalé sur une pochette de Cd, il faut être capable d’assumer derrière ! Car on s’attend d’office à quelque chose de grand et de mémorable. Mais on en n’est pas là sur ces dix pistes. L’ensemble des chansons est fort sympathique… Or quand on utilise ce terme, c’est qu’on cherche encore l’étincelle susceptible de mettre le feu à ce monde, pour qu’il vive réellement sa dernière nuit. Cependant, « LIFEGOESON » nous donne très vite envie de fredonner son air à tout va. Et même s’il s’agit de notre « Last Night On Earth », ne voyons pas tout en noir, car Noah and the Whale nous offre tout de même un pur bijou incarné par « Old Joy ». Si toutes les plages avaient été d’une telle qualité, on aurait peut-être pu même souhaiter que notre dernière nuit sur Terre arrive plus vite que prévu.