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Noahjohn

Water Hymns

 

Les champs verdoyants du fin fond de l'Amérique profonde. Des oiseaux chantent. La biche broute l'herbe soyeuse. Sur une colline surplombant les terres en jachère de l'Indiana, un homme, ex-fermier, chante et joue de la guitare. Ses amis l'appellent Noahjohn. Pour l'aider dans sa quête du son clair comme de l'eau de roche, quatre amis, eux aussi élevés au lait battu et au travail agricole. A cinq, ils tentent de mettre en musique l'étendue sauvage qui s'étend devant eux, à perte de vue. Comme Songs : Ohia, Dirty Three, Neutral Milk Hotel et Radar Brothers, ils excellent dans la complainte paysagiste, à peine illuminée par quelques éclairs de chaleur. De l'Americana pour cow-boys solitaires, du slowcore pour paysans grabataires. Carl Johns, le type qui chante, n'a cure des styles à la mode qu'il entend sur sa vieille radio portable. Seul avec la nature, il fait corps avec elle. La scie de son atelier lui sert même comme instrument de musique (" Saw Right "). Du violon s'en mêle aussi, parfois, pour rajouter du pathos (" Rabbit is Asleep ", " Two Members "). Sans doute que notre garçon n'a pas toujours eu la vie facile, sinon comment expliquer cette lenteur automnale qui frappe cet album, jusqu'à scléroser toute tentative d'espoir ? Sur " On East Whistlin' ", Johns siffle, mais pour conjurer le mauvais sort ou se faire croire qu'il n'est pas tout seul. Ses " hymnes aquatiques " cachent un fond trouble et dangereux. Sous la vase, la vie est à l'arrêt. C'est le noir complet. N'y perce que le silence.

 

 

 

Noahjohn

Had a burning

Écrit par

Fondé en 1997, Noahjohn se résumait (!) à un collectif d'une bonne vingtaine de musiciens gravitant autour de Carl Johns. Et c'est sous cette forme que la formation avait gravé un premier album intitulé " Tadpole ". Depuis, Carl a stabilisé son line up, qui compte aujourd'hui cinq musiciens. Si Noahjohn se révèle basiquement country folk, il a le bon goût de ne pas se limiter à cette forme traditionnelle. C'est d'ailleurs lorsqu'il en écarte qu'il est vraiment le plus intéressant. Hybride de Sonic Youth, de Violent Femmes et du Velvet Underground qui serait infesté de bluegrass, de punk, de rock et de psychédélisme, il entre alors dans le monde de la musique alternative. Et pendant que le violon fulgurant, hantant, rivalise avec les cordes de guitare torturées, écorchées ou que la steel guitar pousse des gémissements sinistres sur fond de clavier gothique, le vocal de Carl, dont le timbre semble coincé entre celui de Shane Mc Gowan (Pogues) et celui de John McCrea (Cake), épanche ses prophéties surréalistes, bibliques, qui doivent autant au spirituel qu'au sacrilège, lorsqu'elles ne sondent pas, d'un œil virulent, le bas ventre de l'Amérique rurale. Dommage d'ailleurs que toute l'œuvre ne soit pas de cette trempe, sans quoi elle aurait pu figurer parmi les meilleures de l'année…