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Ortie

Un

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Les anges sont asexués, tout le monde le sait. Ils ne peuvent en principe donc pas se reproduire. L’Eglise étant opposée à toute insémination artificielle et encore plus au clonage, les membres d’Ortie devraient donc se voir excommuniés dans un futur proche. Car Ange a un fils ou une fille, c’est selon. Ou alors, autre alternative, c’est p’tête (NDLR : prêtre ?) bien Marc Seberg qui est passé par là, comme Gabriel autrefois dans la chambre de Marie… En un mot, on sent clairement une filiation vers ce genre d’artiste qui a sévi, il y a une vingtaine d’années ; un peu plus peut-être même pour Ange (NDLR : groupe que Christian Décamps a d’ailleurs reformé en 2009 !)

Faisant suite à « Zéro », un mini-elpee cinq titres publié en 2008, « Un » constitue la seconde réalisation d’« Ortie ». Dan, Ben, Martin et Béo ont enregistré un album complet. 12 morceaux au total. Toujours dans la même lignée, dans un style qui leur est propre.

C’est un rock intellectuel voire cérébral qui nous est proposé par la formation grenobloise, même si, bien évidemment, le son a évolué. La musique baigne davantage dans l’électro rock que dans la chanson française dispensée, dans le passé, par le quatuor. Encore que la façon d’interpréter quelques titres (plus parlés que chantés) nous rapproche à nouveau du genre premier. Des textes tantôt noirs, profonds et même parfois, ben oui, d’amour, sont soutenus par des mélodies brutes, assez carrées et intenses. Ortie utilise même le terme ‘Noisy’ pour qualifier son style musical. Et il est vrai que l’on a parfois l’impression de visiter des sous-sols glauques, à l’écoute de certains titres assez ‘bruyants’. Mais puisqu’ils le revendiquent…

Bref, cet opus est sombre, difficile à ‘pénétrer’, et ne concède que trop peu d’‘d’accroches’ pour séduire un public non averti. Certes, le titre maître ou encore « In The Crowd » et « What Do You Want » (seuls morceaux interprétés en anglais) sont assez accessibles, mais ce sont les rares exceptions qui confirment la règle. Difficile donc d’écouter d’une seule traite les 12 titres, dont un très bon instrumental, « Ø », qui lui, fait un peu penser au Cure de la grande époque.

A découvrir, certainement, mais à doses homéopathiques. Pour les curieux, surtout !