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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Owen Pallett

In Conflict

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Avez-vous déjà lu la moindre critique négative formulée à l’égard d’Owen Pallett ? Probablement pas… En effet, le toujours jeune prodige canadien est constamment encensé par la critique, tant pour son travail opéré auprès d’Arcade Fire, la B.O. de film ‘Her’ réalisé par Spike Jonze que pour son œuvre solo (sous son propre nom ou le projet précédent, Final Fantasy). Chaque apparition semble étaler une nouvelle facette de son génie…

Encore une fois, à l’écoute d’« In Conflict », son 4ème essai ‘all by himself’, il s’avèrera difficile de démonter l’étoile brillante du multi-instrumentiste, dont l’univers rappelle énormément un autre compositeur de grand talent : l’Américain Andrew Bird (« Infernal Fantasay »). Les deux artistes sont capables d’arrangements d’une grande délicatesse, qu’ils accomplissent à l’aide de violons ou d’accords de piano, même si le natif de l’Ontario teinte le tout de subtiles touches d’électro (« I’m Not Afraid »)… En phase introspective, (‘I’ll Never Have Any Children’ se plaint-il, sur le titre d’ouverture, « I’m Not Afraid ») Pallett se sert de son timbre de velours afin d’enrichir sa pop aussi baroque qu’extravagante (la texture étonnante de « Chorale » en est une belle illustration) qui navigue entre classicisme et modernité… Dommage cette carence en mélodies fortes… Une exception qui confirme la règle ? L’allègre « Song for Five & Six ». Ben oui, j’ai osé égratigner un artiste qui risquait de se transformer en statue ! Pour souligner le seul bémol de cet album d’une grande qualité…

 

Owen Pallett

A Swedish Love Story (Ep)

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Certains artistes sont de véritables stakhanovistes! Prenez le cas d’Owen Pallett (ex-Final Fantasy). Non content d’avoir participé à la confection de l’album de l’année, « The Suburbs » d’Arcade Fire, et d’avoir publié un très bel album solo, le Canadien a trouvé le temps de graver un nouvel Ep fort sympathique, en septembre. Découpé en 4 titres, « A Swedish Love Story » démontre à nouveau son incroyable maîtrise du violon. Des compos sculptées dans la pop, sises, quelque part entre son travail introspectif opéré en solo et celui accompli pour Arcade Fire, notamment au niveau des arrangements, évidemment somptueux.

« A Man With No Ankles » ouvre la plaque. Une compo qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit des dernières œuvres de Caribou. Le pizzicato sautillant cher à Pallett est accompagné d’une voix détachée et d’un beat discret mais efficace. Un single en puissance, qui justifie à lui seul –probablement– l’achat de cet Ep. Sur « Scandal of the Parkade », Pallett en revient à ses fameuses tempêtes de violon très caractéristiques, qu’il produit avec une rapidité éblouissante. Plus ténébreux, « Honour the Dead, or Else » nous plonge dans une ambiance presque gothique. La voix cristalline de Pallett se lie parfaitement aux synthés glacés et aux boucles de cordes. Ce petit quart d’heure de détente s’achève par « Don’t Stop », un titre pop presque dansant. Et un autre single en puissance.

Le Canadien vient probablement de livrer les nouvelles pistes qu’il compte explorer dans le futur.