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Palma Violets

180

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Il n’a fallu qu’un an à Palma Violets (formé en 2011) pour contaminer le public et la presse de son virus punk-rock garage aux touches psychédéliques. Inconnu il y encore six mois, invisible et inaudible sur Internet, le quatuor londonien explose radicalement et devient très vite l’une des révélations britanniques de 2013 (une nomination aux BBC Awards dans la catégorie meilleur son, deux victoires aux NME Awards dans la catégorie meilleur nouveau groupe et meilleur morceau, « Best of Friends » ; le tout en 2013). Une presse dithyrambique qui le compare déjà à des groupes tels que les Clash, les Libertines ou encore WU LYF. Il suffit d’observer la pochette du disque pour vite se faire une idée des influences punk-rock des quatre ‘branchouillards’ de Big Smoke.

Les débuts de « Palma Violets » suggèrent un potentiel indéniable qui devrait leur assurer un avenir brillant. Un groupe qui ne se noie pas dans la masse des révélations éphémères venues d’Angleterre et qui disparaissent l’instant d’un album.

A l’instar des Libertines, il signe un elpee impétueux doté d’une puissance de choc précoce, non dénué pourtant de grandes mélodies. Ultra-performant sur scène, le quatuor déglingué sera d’ailleurs très vite remarqué par l’écurie Rough Trade.

Cependant, « 180 » présente également un tout autre visage, livrant des mélodies moins spontanées et plus structurées. Une maturité apportée par le producteur Steve Mackey (Pulp), privilégiant l’accessibilité plutôt que l’authenticité brute et délabrée du live qui fait le charme de cette jeune formation. Les deux rives sauvages qui bordent le même fleuve de l’amont à l’aval. Une schizophrénie musicale qui, dans les deux cas, reste de bonne facture.

Car, malgré une production soignée, Steve Mackey est parvenu à préserver l’âme du band et réussit à garder des sons passablement bruts, non raffinés sur l’énervé « Johnny Bagga’ Donuts ». Ici, tout baigne comme dans un bon concert. Les morceaux ne sont pas lisses. Ils présentent d’ingénieuses imperfections sonores (grain grossier, réverb cradingue…) qui donnent plus de profondeur aux titres enluminés du timbre de voix rageur du chanteur (voix souvent comparée à celle de Joe Strummer). Cette plaquette préserve des titres aux paroles simples, courtes et efficaces, taillées dans le roc, conférant aux refrains puissance et charme qui enivre. Le single monstrueux « Best Of Friends », en ouverture, incarne un gothique tourbillonnant, un psych-garage festif aux accents punks donnant la tonalité générale d’un disque qui montre peu de faiblesses.

Hormis le rock standard peu original de « Rattlesnake Highway » et le manque de rigueur de « We Found Love », Palma violets présente un premier album d’une rare qualité. 

Démontrant une inventivité d’une telle teneur et par ailleurs si constante, les quatre jeunes Londoniens viennent de poser les solides fondations d’une carrière qui devrait traverser le temps.