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Parquet Courts

Sympathy for life

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« Sympathy for life » (un clin d’œil adressé aux Stones ?), le sixième long playing de Parquet Courts, a été enregistré dans les Catskill Mountains, sis au nord de l’Etat de New York, sous la houlette de John Parish et de Rodaidh McDonald (The XX, Hot Chip, David Byrne).

Au cours des mois précédant les sessions, les leaders du band, Austin Brown et Andrew Savage, se sont intéressés à la musique de danse, et tout particulièrement la techno, la house et le funk. Une recherche qui inévitablement a influé sur les compos du nouvel opus, mais dans l’esprit du « Screamadelica » de Primal Scream et du label DFA (Black Dice, Hot Chip, LCD Soundsystem, Liquid Liquid). Et dans ce contexte, les deux comparses sont passés par la case drogue acide…

L’opus recèle quand même des morceaux plus conventionnels. A l’instar de « Just shadows », dont le tempo lorgne vers Pavement, du garage punk corrosif « Homo sapien », réminiscent du « Fun house » des Stooges ou du venimeux « Black widow spider ».

Evoquant la mort de George Floyd et la montée du mouvement ‘Black live matter’, « Marathon of anger » est sculpté dans l’électro/funk alors que le chanteur emprunte les inflexions vocales de feu Andy Gill, le chanteur de Gang of Four.

« Plant life » constitue certainement la plage la plus curieuse. Imprimée sur un rythme latino, elle laisse la voix de Brown s’égarer, mais aussi s’infiltrer de l’orgue manzarekien alors que le climat rappelle plutôt « Oye com oba » de Santana, sans la guitare. Un orgue vintage qui rogne carrément « Zoom out », autre piste funk. Tout comme « Sympathy for life », mais l’orgue est ici remplacé par le piano électrique. Ou encore « Trullo », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Tom Tom Club, voire de Talking Heads.

Deux titres s‘écartent quand même du climat général ; tout d’abord le krautrock « Application / Apparatus » et puis en final, « Pulcinella », une ballade bluesy de 7 bonnes minutes…

Parquet Courts

Tout avait pourtant bien commencé…

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Ce jeudi 15 novembre, le Botanique accueillait Parquet Courts. En une petite décennie d’existence, le groupe new-yorkais est devenu incontournable sur la scène rock alternative. Digne héritier des Talking Heads, Television, Sonic Youth et consorts, il a publié récemment, un remarquable troisième opus, intitulé “Wide Awake!”. Un album qui devrait intégrer, à juste titre, les tops de l’année 2019. Preuve de sa notoriété coiffant, l’Orangerie a été décrétée sold out...

Vers 21 heures, la salle est comble et la température commence à grimper. Le quatuor monte sur les planches. Le bassiste, Sean Yeaton, dont la coupe de cheveux rappelle celle de Mireille Mathieu, se plante au centre. Le chanteur/guitariste Andrew Savage opte pour sa gauche et l’autre guitariste/chanteur A.Brown (et occasionnellement claviériste), sa droite. Enfin, en retrait, l’autre frère Savage, Max, s’installe derrière ses fûts.

Le set débute par le titre qui ouvre le dernier LP, en l’occurrence l’énergique “Total Football”. Une excellente entrée en matière. Le light show nous plonge au cœur des 80’s. Des spots de couleurs vives projettent les ombres des musiciens sur un grand voile blanc tendu derrière eux. Génial ! Les musiciens enchaînent les morceaux les plus énergiques à grands coups de guitares tout en superposant harmonieusement leurs voix. Les Américains semblent se donner à fond. Avant d’attaquer le morceau plus atmosphérique “Before the Water Gets Too High”, A.Savage décide de troquer sa gratte contre un omnichord, un hybride entre accordéon et clavier. Si tout au long de la première partie du set, l’amplification est parfaitement réglée, au fil du temps, on a l’impression qu’elle perd de sa puissance. Et on s’en rend compte tout au long de “Wide Awake!”, une compo qui tombe à plat, malgré le concours d’un percussionniste. Une baisse d’intensité qui n’empêchera cependant pas les fans de la première heure de se déhancher tout au long du concert. Après avoir interprété l’intégralité de son dernier long playing et quelques compos plus anciennes, le combo new-yorkais commence à sentir l’écurie, et se lance dans des exercices de style qu’on pourrait qualifier de masturbation instrumentale. Ce qui n’est ni nécessaire et encore moins indispensable. Un choix qui incite une partie du public à mettre les voiles… 

Bref, en sortant de l’Orangerie, on avait le droit de se sentir frustrés. Et pour cause, on a eu le sentiment que Parquet Courts n’a jamais pu ou voulu exploiter tout son potentiel. En outre, comme les musicos ne transpirent pas vraiment la sympathie, se contentant de balancer à l’auditoire quelques formules d’usage, on doit malheureusement en conclure que le concert s’est soldé par une légère déception.

(Organisation : Botanique)

Parquet Courts

Wide Awake!

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En dix ans, Parquet Courts s’est imposé comme une des formations-phare de l’indie-rock américain. Chaque album publié par la bande à Andrew Savage et Austin Brown recueille des critiques favorables. Et son quatrième opus, « Wide awake ! », ne déroge pas à la règle. 

Pour ce nouvel essai, les New-yorkais d’adoption ont reçu le concours de Danger Mouse (Red Hot Chili Peppers, U2, Te Black Keys, A$AP Rocky), à la production. Un choix clairement indiqué, tant cet « Awake Wide ! » constitue l’elpee de Parquet Courts le plus hétéroclite, gravé à ce jour. Les influences 70’s, 80’s et 90’s sont légion et entrent en fusion.

L’album s’ouvre par deux morceaux sculptés dans le punk/rock (« Total Football », « Violence »). « Mardi Gras Beads » baigne davantage dans le rock californien. Epuré, « Almost Had to Start a Fight/In And Out of Patience” aurait pu figurer au répertoire de Beck. Le refrain est repris en chœur tout au long de « Freeebird 2 ». Le langoureux « Normalisation » concède des accents psychédéliques. Le titre maître trempe dans le funk. « Extinction » adopte un profil carrément rock’n’roll alors que « Tenderness » campe une ballade balisée par le piano.  

Tout au long de ce long playing, on est tellement impressionné par la maîtrise affichée par le band, qu’on en reste scotchés. La majorité des morceaux mériteraient de se transformer en tubes. Assurément un des albums de l’année !

 

Parquet Courts

Human Performance

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Considéré par la presse spécialisée, comme le futur sauveur du rock, Parquet Courts avait frappé un grand coup dès 2012, en publiant « Light Up Gold », un album nerveux, rageur et racé, s’érigeant en véritable classique du style. Tout en maîtrisant parfaitement les codes et grâce à leur aisance mélodique, Andrew Savage et ses sbires étaient parvenus à nous bluffer.  On y retrouvait même la morgue des Strokes et l’esprit ‘slacker’ de Pavement. Difficile de faire mieux, aurait-on pu conclure hâtivement. Et bien non, car « Human Performance » est encore meilleur. En travaillant davantage sur la mise en forme (NDR : dans le passé, que ce soit au sein de Parquer Courts ou Parquay Quarts, leur autre projet, les sessions ne duraient que quelques jours), un travail opéré dans le studio chicagoan de Jeff Tweedy (Wilco), les musicos sont parvenus à s’émanciper de leurs références (NDR : une performance surhumaine, pour le jeune combo texan !).

Du tracklisting on épinglera « One Man, No City », dont les sonorités de guitares orientales et les congas conduisent à un final en forme de jam épique, « Captive in the Sun » et « Berlin Got Blurry », deux plages quasi pop et instantanées, le plus basiquement punk « Paraphrased », le très Modern Lovers « Dust » et un « Human Performance » hanté par Jonathan Richman.

Parquet Courts ne figure définitivement plus dans la catégorie ‘espoirs’, mais s’est installé durablement, grâce à ce « Human Performance », dans le camp des incontournables. Avant, peut-être, de devenir une référence, dans l’histoire du rock ! 

 

Parquet Courts

Sunbathing Animal

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A l’heure des bacchanales musicales, où les partouzeurs avisés s’enroulent et s’oignent d’onguents et de parfums dignes des filtres d’amour réputés, certains restent cloîtrés dans leur univers inconfortable et plus complexe d’accès.

Là où les grandes machines à disques font tout pour séduire, jusqu’à se singer les uns les autres, Parquet Courts se contente d’un local crasseux et malodorant entre potes.

Un garage, une quantité astronomique de bières chaudes, une ambiance étouffante où plane une odeur de chaussettes humides appartiennent à leur terrain de jeu favori.

New-yorkais d’adoption, ces cow-boys en ont connu des galères et des refus. Zigzaguant à leurs débuts entre des bars miteux, au public clairsemé. Mais en lieu et place de faire des concessions, le combo persiste dans leur style ‘garage’ en le signant d’un grincement de volet et d’une bonne odeur d’huile de moteur.

« Sunbathing Animals » constitue le 3ème opus des Américains. Il fait suite à l’excellent « Light Up Gold », paru en 2012 et le bordélique « American Specialities », sorti en 2011.

A son écoute, on perçoit une volonté manifeste d’éviter les coups de couteau à l’aveugle comme on a pu le constater sur la galette précédente.

On y perçoit encore mieux les influences du Velvet, Sonic Youth et Pavement, entre autres, dont le groupe se targue, sans honte.

Désaxé aux frontières de la fumisterie, il ne sombre cependant jamais dans le bricolage. Tout y est limite. Et à la manière d’un Black Lips, les accords s’enchaînent, s’entrechoquent et explosent sans avoir réellement besoin d’un détonateur.

Pagayer, se hisser, se vautrer avant de se relever : ce sont des verbes que le band ne se contente pas de conjuguer. Parsemant les différentes pépites vitaminées de quelques morceaux plus délicats (toute proportion gardée), « Sunbathing Animal » crée un véritable enchaînement fluide et percutant.

« Sunbathing Animal » s’avère certainement l’une de leurs œuvres les plus abouties, mais connaissant les larrons, nul doute qu’ils vont vite retourner à leur lieu de prédilection et nous asséner d’autres griffes encore plus surprenantes et vicieusement placées. On en rugit de plaisir d’avance.