Patti Parks est une chanteuse tout à fait charmante dont le blues chaleureux est destiné à nous faire danser. Son backing group est établi à Buffalo, dans l'état de New York, pas bien loin des chutes du Niagara. Il est né en 2003 et implique une section de cuivres très efficace.
Dès l'ouverture, "Baby don't you know", la voix intrépide croise le fer avec le mur de cuivres, au sein duquel se dégage le saxophone ténor de Nick Salamone. Blues lent de type cabaret, "Happy you're mine" est une invitation à l'étreinte. Sensuelle, la voix de Patti se glisse entre le piano de Jimmy Eingher et l'orgue de Guy Nirelli (NDR : c’est également le principal compositeur et producteur). Charles Buffamenti assure à la gratte pour introduire "Back off". Et elle a de la voix notre ravissante blonde. Elle embraie aussitôt par un autre blues lent torride, type fin de soirée. Patti chante et répond aux interventions du piano de Carol Ann Swift, alors que Buffamenti est très heureux d’obtenir son billet de sortie sur ses cordes amplifiées. Ballade attachante, "Mama" baigne dans une douceur extrême. Miss Parks et Norelli ont co-écrit le titre maître, un blues imprimé sur un tempo lent, une piste propice à un exercice vocal de caractère. Patti vit son blues, elle opère en permanence des échanges avec ses musiciens, et tout particulièrement le sax baryton de Paul Vanacore et les cordes de Charles. Blues, swing, jazz et un zeste de funk entrent dans la texture d’"Every day", une piste balisée par le piano de Lady Swift. Les cuivres s'en donnent à cœur joie tout au long du R&B nerveux "What I had to be". C'est sous une formule big band que "Watcha gonna do" achève l’opus, un tire qui permet à Salamone de souffler vigoureusement dans son instrument…