Ce chanteur/guitariste anglais a eu son heure de gloire au début des années 80, lorsqu'il drivait Samson, un trio spécialisé dans le hard rock assez métallique. A l'époque le groupe avait déjà commis une petite dizaine d'album. Samson se reforme régulièrement et a notamment sorti, il y a peu, "Live in London 2000", toujours chez Mystic. Ce nouvel opus réunit des témoignages 'live' de Paul Samson opérés dans un registre bluesy. Comme ce musicien manifeste une prédisposition pour le hard, l'elpee privilégie le rockin' blues électrique, un style susceptible d'intéresser les vieux adeptes du british blues.
L'album réunit des plages tirées de quatre différents concerts qui se sont déroulés entre 95 et 97. Tout d'abord à Croydon, près de Londres. En juin 95. A l'affiche : les Breakers. Un groupe drivé par l'ancien batteur de Ten Years After, Ric Lee, et secondé par le bassiste/chanteur Ian Ellis, un musicien qui transita naguère chez le Savoy Brown. En panne de guitariste à l'époque, les Breakers avaient invité l'ami Samson. Qui avait rappliqué alors en deux temps trois mouvements. On le retrouve ici sur quatre plages, dont une reprise pas mal ficelée du "Reconsider baby" de Lowell Fulson. "Sweet home Chicago" est devenu un titre éculé tant il a été repris. Et que dire du fameux "Crossroads" de Robert Johnson? Il est exécuté à la manière d'Eric Clapton, lorsqu'il sévissait chez le Cream, à la fin des années 60 ; mais en moins bon. Car si Samson n'est pas Clapton, Ellis et Lee ne sont ni Jack Bruce ni Ginger Baker.
Le deuxième concert est consacré au Peter Green Tribute Show, accordé à Londres en octobre 95. Il est de notoriété publique que dans chaque guitariste anglais sommeille un Peter Green en puissance. Mais n'est pas Peter qui le veut! Steve Robinson chante plutôt bien le superbe blues "Love that burns". Pete Brown, promoteur de ces concert-hommages, est aux percussions. Paul tient la guitare. Mais la version de "Black magic woman" est assez pénible. Car les vocaux sont assurés par… Paul Samson.
Le troisième concert a été immortalisé en compagnie du groupe chicagolais, le Richard Black Project. En juillet 96. Dans le Colorado. Une fois encore, l'ami Samson fut appelé pour remplacer au pied levé un musicien… empêché. Ce n'est pas vraiment du blues, mais la section américaine possède plus de groove et le chanteur n'est pas inintéressant. "Hot girls" et "The city burns" passent le cap. Signé Jimi Hendrix, "Cherokee mist" nous restitue Samson dans un élément plus familier.
Enfin, le quatrième concert épingle Samson au sein de son propre combo. Paul est épaulé par une section rythmique pour interpréter "A fool for your stockings" du ZZ Top, ainsi que "Voodoo chile" de Jimi Hendrix. Le traitement infligé à un fragment baptisé "Louise", me semble un peu lourd. Un fragment composé à l'époque par une formation de pub blues qui répondait au nom de Sam Apple Pie, et que j'adorais à l'époque. Mais qui se souvient encore de cette formation? Un document, sans plus.