La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Pleasure Forever

Bodies Need Rest

Écrit par

Après deux albums sur le compte de Sub Pop et une livraison à titre posthume pour Conspiracy, Pleasure Forever tire le rideau sur une discographie en dents de scie. Véritable girouette, la formation avait déjà troqué son sobriquet à plusieurs reprises : VSS à ses débuts, Slaves par la suite, ils trouveront finalement le bonheur éternel sous les traits de Pleasure Forever. « Bodies Need Rest », fond de tiroir dépoussiéré par Conspiracy Records, sent la fin, le chant du cygne de ce trio nihiliste : le batteur David Clifford (repéré depuis du côté de Red Sparowes), le guitariste Joshua Hugues et le pianiste-chanteur Andrew Rothbard avait depuis bien longtemps fait le tour du sujet. Entre festivités post-grunge et poses rock dramatiques, la musique de Pleasure Forever possédait d’évidents attributs pour égayer les années 90. Malheureusement pour eux, ils sortirent du lot au moment où le monde basculait dans le siècle nouveau. Flingué par les effets de mode, Pleasure Forever met la clef sous le paillasson au terme de son second essai. Cet ultime « Bodies Need Rest » recèle quelques inédits dispensables et d’amusantes reprises : « Black Juju » d’Alice Cooper, « The Bars » de Black Flag, une version déchirée de « Our Way » des Germs et un final surprenant avec une resucée méconnaissable d’ABBA : « Honey Honey ». C’est anecdotique, daté mais enregistré dans l’intégrité la plus drastique.

Pleasure Forever

Alter

De leur premier disque éponyme sorti l'année passée, on avait dit qu'il fleurait bon cette " odeur de décadence mêlée de suavité " que l'on retrouvait dans les cabarets des années trente et à la fin des années soixante, comme du " Kurt Weill mâtiné de Doors avec les Bad Seeds en backing band ". Pour ce deuxième album, rien n'a changé ou presque : l'ambiance est encore plus tamisée… Plus lourde aussi : les Bad Seeds ont été jetés dehors par les brutes de Black Sabbath, et Jim Morrison tient une sale biture. Andrew Rothbard (le chanteur) s'en serait lui aussi pris sur la gueule qu'on ne s'étonnerait pas : du début à la fin, sa voix reste noyée sous une chape de reverbs, comme filtrée à travers un syphon d'évier de cuisine… La gueule de bois ! Pour le reste, c'est toujours ce rock psyché un peu garage (les riffs acérés de " White Mare ", " Draws on 8 ", " This is the Zodiac Speaking ", " Axis Exalt "), un peu boogie (le piano et l'harmonium, omniprésents), un peu répétitif. Le retour de l'acid rock n'est pas loin : après The Warlocks, BRMC et The Polyphonic Spree, Pleasure Forever pourrait bien ramener le Summer of Love dans nos chaumières, et faire péter les tympans de grand-mère… En plus, ils sont la 666ème sortie du label Sub Pop : ça ne s'invente pas. Allez, ressortez vos pattes d'eph', et roulez jeunesse (ou plutôt vieillesse) !

Pleasure Forever

Pleasure Forever

Le plaisir éternel… Tout un programme pour ce groupe (ex-Slaves) qui nous vient tout droit de San Francisco, là où le Flower Power a fait tourner les têtes dans les années soixante. A l'écoute de ce premier album, c'est justement à cette période que l'on pense, tant les morceaux sentent bon le patchouli, une odeur de décadence mêlée de suavité, proche aussi de l'ambiance cabaret des années trente. Avec des titres comme " Stay Precious " ou " Magnus Opus ", on a l'impression d'entendre du Kurt Weill mâtiné de Doors, avec les Bad Seeds en backing band. La combinaison piano, guitare, batterie fonctionne à merveille, donnant une touche d'autant plus mélancolique aux chansons que la voix d'Andrew Rothbard rappelle celle de Michael Stipe imitant Tom Barman (mais là je dis n'importe quoi). Bref, ça flaire bon les fins de soirée bien arrosées, quand tout le monde est parti et que vous êtes accoudé au bar d'un vieux troquet genre " Casablanca ", sauf qu'ici Sam se la joue trip psychédélique, faisant les yeux doux non pas à Ingrid Bergman mais à Nina Simone.