Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Lea Porcelain

Hymns to the night

Écrit par

Lea Porcelain est un duo allemand établi à Londres. Il réunit Julien Bracht et Markus Nikolaus, deux producteurs/musiciens. Empreinte de mélancolie, atmosphérique, cinématique même, sa musique baigne dans une forme d’électro-pop dark qui puise son inspiration dans la cold wave issue des eighties. Pensez à Cure ou à Joy Division (NDR : cette ligne de basse) ou plus précisément au New Order originel (NDR : une question d’« Atmosphere »). Encore qu’alanguie, la voix évoque plutôt Ed Kuepper voire Tom Meighan de Kasabian. Déformée tout au long de « Loose light », elle en devient maléfique. Et lors du titre final, « Endlessly », morceau le plus percutant de l’opus, elle emprunte même les inflexions à Bono. Les deux artistes teutons apprécient Moon Duo. Pas étonnant, car si on remplaçait les influences psychédéliques de ce dernier par le post punk, tout en lui imposant un mid tempo, probable que les deux bands seraient finalement très proches…

 

Porcelain Raft

Permanent Signal

Écrit par

Véritable globe-trotter, Mauro Remiddi est né à Rome, a grandi à Londres et s’est établi, depuis une douzaine d’années, à Brooklyn. Le choix d’entreprendre une carrière professionnelle, dans l’univers de la musique, s’est rapidement révélé à lui. C’est vers l’âge de 10 ans qu’il touche pour la première fois un instrument. Après avoir enregistré quelques Eps sous différents patronymes et écrit une B.O. pour un film italien, il décide de lancer un nouveau projet qu’il baptise Porcelain Raft. Et comme il est déjà connu dans la sphère musicale, il déniche rapidement un maison de disques, en l’occurrence le label indépendant américain, Secretly Canadian (War on Drugs, Damien Jurado, …) Il publie d’abord un Ep, et dans la foulée, un premier elpee intitulé « Strange Weekend ».

Après avoir passé plusieurs mois sur les routes et pris quelques jours de repos, l’Italo-britannique se remet au travail et couche sur papier ses expériences engrangées au cours de cette aventure enrichissante. Moins de deux ans après la sortie du précédent long playing, Porcelain Raft nous propose donc ce « Permanent Signal ». Pour enregistrer cet LP, le multi-instrumentiste a reçu le concours de quelques relations qui militent au sein de l’univers indie-rock américain ; et notamment Jonny Rogoff (Yuck) aux fûts, Darby Cicci (The Antlers) aux chœurs et à la trompette ainsi que Gaspar Claus (qui a notamment apporté sa collaboré à The National et Sufjan Stevens) au violon.

Tout au long de « Permanent Signal », Mauro puise un peu dans tous les styles. Si bien que le véritable fil conducteur des onze pistes de cet elpee est tramé par la voix. Une voix douce, nasillarde et chargée de feeling qui nous plonge dans une atmosphère mélancolique. L’album s’ouvre par deux plages magistrales, sculptées dans la dream-pop, évoquant Beach House. Soit le captivant « Think of The Ocean » et le vaporeux « Cluster ». Porcelain Raft commence très fort ! La suite manque malheureusement de constance et surtout d’intensité. Caractérisé para ses références 80’s, « Minor Pleasure » est même totalement dispensable. Il faut attendre « The Way Out » et « Five Minutes From Now » pour retrouver chez Remiddi l’inspiration du début. Deux morceaux de shoegaze digne de The Antlers. Quatre titres sur onze, c’est néanmoins un bilan insuffisant pour le talent de Mauro. Il nous doit une revanche !

 

Porcelain Raft

Strange Weekend

Écrit par

Lentement mais sûrement, Mauro Remiddi, alias Porcelain Raft, gagne du terrain. L’Italien installé à Williamsburg (New York), a accompagné M83 sur le premier pan de sa tournée européenne et publie aujourd’hui un premier LP, entre Dream Pop, Shoegaze et Chillwave. Le musicien aime les réverbérations et en use sans complexe sur son « Strange Weekend ». Sans égaler le brio d’autres artistes qui tâtent le même terrain que lui (Beach House, Youth Lagoon, pour ne citer qu’eux), Porcelain Raft fait également la part belle aux années 80, tout en évitant de tomber dans le cliché du projet aux grandes ambitions et à la folle envie de revitaliser, sans idées ni inspiration, le revival 80s.

L’élément qui permet à Remiddi de se distinguer des autres projets du même calibre, c’est sa voix. Une voix androgyne qui s’adapte à merveille aux atmosphères mélodiques parcourant ce « Strange Weekend ». Précédé par l’entêtante ritournelle « Unless You Speak From The Heart », la première œuvre de Porcelain Raft est de celle dont le libellé ‘Dream Pop’ est largement justifié. Fermez les yeux, ouvrez les oreilles.

Porcelain Raft sera en concert le 16 mai au DOK de Gand avant d’assurer la première partie de Beach House (évidemment… !) le 25 mai à Courtrai (De Kreun).

Porcelain

Me and my famous lover

Écrit par

Cinquième signature du label parisien Drunk Dog, Porcelain ne déparera pas dans le catalogue de cette boite réputée pour ses groupes de post rock tout à fait honorables. Le deuxième opus de cet ensemble normand propose en effet 10 morceaux crépusculaires à souhait et, pour la plupart, assez inspirés. Il faut croire que les falaises abruptes, les lichens sur les pierres et les froides bourrasques les inspirent. A tel point qu’on ne pourra s’empêcher de rapprocher Porcelain de compagnons météorologiques tels que Sigur Ros. Alors, Normandie, Islande, même combat ? Ouh lala, n’exagérons pas et modérons notre enthousiasme. Porcelain n’est pas encore prêt à rejoindre Reykjavik en Drakkar… Pour arriver à bon port, il leur faudra affiner la figure de proue de leur navire en taillant un peu dans le bois… En effet, dans tout embarcadère viking de ce nom, des morceaux comme « Encore » ou « Good Morning Star » auraient tôt fait d’être passés par le fil de l’épée ! ! ! Si Porcelain veut atteindre le Valhalla, quelques raids sur les côtes… normandes semblent encore nécessaires. Mais qu’ils ne se découragent pas… Des titres comme « Fifteen Minute Glory », « My shame », « Found » ou « Elegy » font déjà parler la foudre, par Thor !

Porcelain

I've Got a Really Important Thing to Do Right Now But I Can't Do It Cause I'm Asleep

Originaires de Normandie, les quatre ténébreux musiciens de Porcelain ont le caractère fougueux et indécis des adolescents qui en veulent : en témoigne leur musique, partagée entre la violence cataclysmique de sacrées bouffées d'adrénaline et l'introspection des paroles et de certains refrains. De ce point de vue, Porcelain se rapproche de Godspeed You Black Emperor ! Bref de tous ces groupes pour qui le calme vient après la tempête, et vice-versa. Musique salutaire, bâtie sur des bases solides (guitares, basse, batterie) mais jamais à l'abri des pires déflagrations, le trip Porcelain vaut son pesant d'or. Si vous n'avez rien d'important à faire, écoutez ce disque.