L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Psychic Ills

Inner Journey Out

Écrit par

"Inner Journey Out" constitue le troisième album de Psychic Ills. Il fait suite à "One Track Mind", paru en 2013. Tres Warren (voix/guitare) et Elizabeth Hart (voix/basse) sont toujours aux commandes ; et pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs.

A première écoute, il faut reconnaître que cet elpee n’apporte rien de neuf. A l’instar de son patronyme, le duo new-yorkais trempe son expression sonore dans le psychédélisme. Treize titres destinés à nous plonger dans leur transe hallucinogène. Les riffs de basse sont hypnotiques et les interventions de claviers vintage frémissantes (" Back to You" et "Another Change" en sont deux excellents exemples). A tour de rôle Warren et Hart viennent poser leur voix alanguie et langoureuse sur les compos. Certaines pistes prennent une coloration davantage americana, et tout particulièrement lors des interventions d’harmonica ou de pedal steel. Des ballades acoustiques qui permettent de s'échapper un instant (notamment sur "I Don't Mind") de cet univers vaporeux. Le long playing recèle également deux plages strictement instrumentales. Elles sont tout à fait dispensables.

Quoique de bonne facture, cet "Inner Journey Out" devrait passer comme une météorite. Son psyché/rock est chatoyant, mais sans grande singularité. Il risque donc de disparaître aussi vite, qu’il n’est apparu… 

 

Psychic Ills

One Track Mind

Écrit par

C’est un rituel connu des Anciens. C’est le matin. On présente son visage à la lumière de l'Est. On avance de dix pas vers l’astre solaire.

Un. L’ombre du grand Velvet déploie ses ailes au dessus de nos têtes.

On se met à genoux, le dos voûté dans une humble posture…

Ensuite, on se retourne pour faire face à l'Ouest, reprenant en sens inverse le même sentier.

Deux. La basse grésille dans les circuits d’une pédale Fuzz. On soulève la tête et scrute l’horizon vertical.

La poussière se soulève. ‘We could go anywhere’ suggère une voix détachée.

La route s’ouvre un peu plus dans le ciel éclatant.

Trois. Les étoiles défilent dans la brèche et nous suivons le mouvement.

Quatre. Le voyage astral peut débuter, nous quittons l’enveloppe de nos corps flasques.

Cinq. Les parois du continuum espace temps se parent de couleurs violacées, ainsi que les battements de nos cœurs  ralentissent, suspendus au bord de l’univers. Haletants.

Six. Des images d’une vie rêvée, imaginée. Peut-être avons-nous vécu ?

Peut être étions nous ? Dans cette autre vie.

Sept. La lumière de la nuit enlace l’obscurité du jour, l’embrasse et sa langue se tortille, habile.

Huit. Dans les braises d’un feu oublié aux vents d’une mer chaude, les lueurs éclatantes de la ville dansent à jamais…

Neuf. C’est une chute en apesanteur. Depuis longtemps nos esprits ont cessé de lutter.

Dix. Telle des gouttes sur une pierre brûlante, nos pensées s’évaporent au contact de la réalité.

Onze. C’est un écho qui longtemps se répercute même une fois l’expérience finie.

Psychic Ills a manifesté dompté sa monture. Les brides fermement maintenues, les quatre New Yorkais frondent à présent les critiques qui sous-estimaient à tort leur réel potentiel.

Riche de sons organiques (du piano à l’harmonica), « One Track Mind » puise son inspiration dans l’histoire du psychédélisme (NDR : de Spacemen 3 à 13th Floor Elevators ») mais surtout éveille sans cesse l’intérêt au long de ses onze chansons (oui, je dis bien chansons !)

Sacred Bones signe encore ici un bien bel objet (l’esthétique n’est pas un vain mot pour ce label) et renforce encore l’idée que son catalogue est sans doute l’un des plus excitants du moment.

Reste à suivre les 4 lascars ce samedi 13 avril au Magasin 4 pour une affiche absolument renversante, qui tient du festival haut de gamme (Anika + les Afghans de Mater Suspiria Vision + les fous de Gnod + les illuminés de Teeth of The Sea et le duo Magdalena Solis, excusez du peu !)