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Radiotones

Bound to ride

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Les Radiotones nous viennent de Perth, en Ecosse. Un quartet qui réunit Dave Arcari au chant et aux guitares 'National', Jim Harcus à l'harmonica, Adrian Paterson à la basse et Don Mackinnon aux drums. " Bound to ride " constitue leur troisième album. Il fait suite à "Gravel road", paru en 98 et "Whiskey'd up", en 2000.

Dès l'ouverture, "Another chance", ils démontrent qu'ils sont de fervents adeptes du blues traditionnel. Arcari possède toujours cette voix basse et graveleuse si caractéristique. Harcus est un harmoniciste très pétillant. Le rythme du chemin de fer lui sied à merveille. La 'National' d'Arcari amorce "Trouble mind". Le climat oppressant, lugubre, s'accentue encore lorsque le niveau sonore s'élève. La torpeur tropicale nous pousse à traverser le Mississippi pour gagner les bayous louisianais. Il est de plus en plus difficile de respirer à pleins poumons. Les changements de rythme accentuent davantage ce malaise permanent. Cette plage trouble vraiment l'esprit. Composé par Frankie Miller, "One more heartbreak" s'attarde dans le Sud. Nonobstant le tempo rapide, les cordes et l'harmonica font bon ménage. Les Radiotones sont particulièrement à l'aise lorsque le rythme s'élève. Le plus souvent dans un style railway. A cause des percussions produites par Mackinnon. Le timbre vocal abrupt d'Arcari traduit toujours un appel à la fête. Une invitation aux juke joints ou aux pubs écossais ? A vous de choisir ! Une impression confirmée par "Bring my baby back" et la plage titulaire. Tout au long de ce nouvel album, ces Ecossais font preuve d'un dynamisme constant. Et il faut croire que sur les planches, ils doivent dégager une fameuse énergie. Talonné par les petits chorus de l'harmonica de Jim, Arcari se montre insatiable sur ses guitares. Faut dire qu'ils revendiquent cet esprit d'attaque permanente, car lorsqu'ils parlent de leur musique, ils la qualifient de (NDR : respirez un bon coup !) : 'préwar Delta blues teinté de trash country, de rockabilly et de punk'. Il faut avouer, davantage pour l'attitude que dans le son. On les a même traités de Sex Pistols du blues. Restons les pieds sur terre, car l'expression sonore est uniquement acoustique. C'est dire combien ils peuvent dégager d'énergie communicative ! Et en fin d'album, "Close to the edge" en est une nouvelle démonstration. "Small world" et "Hot muscle jazz" nous plongent dans un monde fou et déjanté. Le son sale est toujours aussi immédiat. La voix pas nécessairement toujours facile à supporter. Mais quelle santé! Ces trois dernières plages se posent en sommet de l'album. Mais il serait judicieux qu'ils se manifestent 'live'. Alors, messieurs les Radiotones, c'est pour quand ?

Radiotones

Whiskeyd up

Écrit par

Radiotones est un trio acoustique issu de Perth, en Ecosse. Une région industrielle défavorisée qui produit rarement des groupes de country blues aussi purs. Quoique la rudesse conjuguée à une certaine agressivité dans le timbre de la voix du chanteur, trahissent un mal de vivre évident.

A ce jour, cet ensemble comptait un seul album à son actif, "Gravel road". Ce nouvel opus épingle huit compositions personnelles qui s'ajoutent à des adaptations de classiques du Delta Blues. Dave Arcari chante et joue de la National steel guitare. Jim Harcus souffle dans son harmonica. Adrian Paterson assure le rythme à la basse. Et avouons-le, la production est excellente. Le son des cordes de la National est restitué avec toute la puissance et le caractère métallique que peut dégager l'instrument.

C'est gagné dès la 1ère plage, "Don't stop". Le son est dépouillé à l'extrême, les frappes sur la guitare glaciales. L'harmonica reste discret à l'arrière, avant d'éclater entre deux parties vocales arrachées à l'arrière-fond de la gorge de Dave! Et le meilleur est encore à venir. " Dry " tout d'abord. Et puis l'instrumental " Cool it ", qui permet à Jim de décoller vers le sommets. "Close to the edge" ressemble plus à un chant à boire, émanant d'un vieux pub irlandais. "Wherever I go" se goûte à nouveau près d'un comptoir. La National steel sonne comme un banjo. L'harmonica tout proche semble venir d'un lonesome cowboy du Far West. Le pub est devenu saloon. Le son du delta vient alors nous chatouiller les oreilles. Rien de surprenant dès qu'il s'agit de "Can't be satisfied" et de "Going to see the king" de Bling Willie Johnson ; de "Nobody's fault but mine", ou encore du "Preachin Blues" de Robert Johnson. Surtout lorsque la voix de Dave devient complètement graveleuse. Dans le genre, c'est un bon album !