Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Red Snapper

Red Snapper

Red Snapper n'est plus, épuisé par des années de vaches maigres à tenter de faire se rencontrer jazz et électro, instruments live et machines ronronnantes. Malgré un succès critique, le groupe de Richard Thair et d'Ali Friend n'aura jamais rassemblé le public escompté, et leurs albums seront restés, faute de mieux, confidentiels. Pourtant, rarement un groupe catalogué Warp n'aura réussi telle fusion des genres, surtout sur leurs deux excellents albums d'il y a quelques années (1996 et 1998), le fondateur " Prince Blimey " (après un premier LP en demi-teinte) et le plus hip hop " Making Bones ". Ce nouvel album posthume commence d'ailleurs par un titre en forme de clin d'œil : " Regrettable ", comme l'est cette aventure trop vite écourtée. A l'écouter, on ne peut en effet qu'être déçu devant le manque de reconnaissance qui leur a coûté une (belle) carrière : c'est que " Regrettable " met les petits plats dans les grands, en convoquant tous les ingrédients qui faisait la marque de Red Snapper (cette ligne de basse, cet entrain funky, cette vision panoramique, du jazz au trip hop). Plus loin, le beat se fait plus soutenu (" Ultraviolet "), tandis qu'un remix d'" Hot Flush " par Andy Weatherall (Sabres of Paradise) nous fait le coup de l'hommage nostalgique. Mais Red Snapper n'aime pas trop les mises en bière académiques, et enchaîne avec deux autres nouveaux morceaux, l'un presque latino (" Odd Man Out "), l'autre plus narcotique (" The Quiet One "). En clôture, " 4 Dead Monks " et " The Tunnel " en live (de " Making Bones ") rappellent une dernière fois que Red Snapper était l'une des structures rythmiques les plus explosives du circuit électro-jazz-drum'n'bass, dont les secousses telluriques se font toujours ressentir aujourd'hui, de Cinematic Orchestra à Jagga Jazzist.