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Richmond Fontaine

The High Country

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Une histoire tragique a inspiré ce « The High Country », le 10ème album de Richmond Fontaine. L’écrivain et leader du groupe, Willy Vlautin, narre en effet la romance qui était née entre Claude et Mélanie, un mécanicien et une vendeuse de pièces d’automobile. Bouleversante, cette véritable histoire d’amour se déroule au fin fond de l’Oregon rural, et nous entraîne dans une spirale infernale où se mêlent drogues, violence, folie aveugle et solitude. Un scénario bien réjouissant !

Suivant un rituel bien balisé, chez ces Yankees, l’expression sonore est alimentée par la rencontre entre americana pur jus et rock garage et met en scène des saynètes cinématographiques hantée par un spoken-word. Les 17 plages sont, en outre, parfaitement produites par John Askew (The Dodos, Karl Blau).

Mais impossible de pénétrer dans l’univers de Richmond Fontaine, sans prendre en compte les lyrics de Vlautin (NDR : pour vous faire une petite idée, sachez qu’un de ses romans, ‘The Motel Life’, est actuellement transposé au cinéma ; un tournage au cours duquel participent des acteurs comme Emile Hirsch, Dakota Fanning, Stephen Dorff et Kris Kristofferson). D’ailleurs, « The High Country » est un album à écouter d’une seule traite et en se concentrant sur les textes. Pas de single à se mettre dans le tuyau de l’oreille. Bien entendu, la musique de Richmond Fontaine peut parfois sembler un brin austère, malgré les belles voix spectrales de Willy Vlautin et Deborah Kelly. Mais si l’Amérique profonde des laissés-pour-compte, si bien racontée par Bukowski ou Raymond Carver vous botte, cet album est résolument fait pour vous !

 

Richmond Fontaine

The Fitzgerald

Écrit par
Ne perdons pas de temps, autant annoncer la couleur, le nouvel album de Richmond Fontaine est une claque. Willy Vlautin s’est isolé un mois dans une salle de casino d'hôtel à Reno afin de dépeindre exactement les joueurs, les alcooliques et les pécheurs qui occupent ces lieux d’espoirs déchus. En résulte un tableau effarant de réalisme, dont on ressort agonisant, les tripes à l’air. Chaque chanson est une implacable chronique et une tentative d’explication de notre inéluctable autodestruction. Le talent d’auteur de Vlautin est depuis longtemps centre des attentions. Rien d’étonnant au fait qu’il vienne de signer un contrat pour publier son premier livre. Il possède le timbre de voix désabusé qui nous fait immanquablement croire son récit et qui attire sur ses personnages notre sincère sympathie, plutôt que pitié ou condescendance. Débarrassé de ses oripeaux country, le groupe livre des comptines folk, que Willy Vlautin semble interpréter seul dans la plupart des cas. Des compositions parsemées de délicates notes de piano, empruntant quelques ambiances à Nick Drake ou Calexico, toujours graciles et d’une profondeur triste. « There’s no one else I can talk to… » conclut-il. Paradoxalement, il semble s’adresser à chacun d’entre nous, nous plongeant dans la confidence. Et nous buvons ses mots, ivres mais comblés.

Richmond Fontaine

Post to Wire

Richmond Fontaine, des types de Portland qui joue de la country comme Grandaddy, les casquettes vissées sur la tête, qu’on imagine bien remplie et prolongée d’une barbe. Dans les années 80 ils avaient 15 ans, écoutaient REM, les Replacements et Camper Van Beethoven, puis ont découvert Palace et se sont mis à déprimer sévère. D’où cette sensation, à l’écoute de cet album, d’entendre de vieux garçons qui aimeraient faire du bruit mais veulent passer pour des adultes. Finies les guitares en V, revendues à la brocante : à la place des slides bon chic bon genre, comme un film des frères Coen. Heureusement, ça pète à la fin (« Willamette »), parce que ça plaît toujours à madame, qui s’ennuie vite quand papa s’échine sur ses cordes en suant comme un bouc. Dans Richmond Fontaine il y a Fontaine, mais même Manneken Pis les bat au concours du pipi le plus long (rires).