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Robert Lockwood Jr

The legend live

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Le 27 mars prochain, Robert Lockwood fêtera ses 90 balais. Difficile, dès lors, d’imaginer un artiste aussi âgé capable de chanter tout en grattant malicieusement sa guitare, en public. Et pourtant, Robert est bien une des dernières véritables légendes vivantes du blues. Il est né à Turkey Scratch, dans l'Arkansas. Son enfance, il l’a vécue seul, chez sa mère. Il avait quinze ans à peine lorsqu'un soir, elle ramène à la maison un jeune chanteur guitariste qui répond au nom de Robert Johnson. Et ce dernier lui apprend à jouer des cordes. Robert n'a pas vingt ans lorsqu'il prend la route. Il y rencontre d'autres bluesmen, tels que Shines et les deux Sonny Boy Williamson. Il devient un des premiers guitaristes à électrifier sa guitare et enregistre ses premiers titres en 1941, à Chicago. Il devient ensuite le guitariste de Sonny Boy II, participant à son émission radio "King Biscuit Time", dont le siège était alors fixé à Helena, en Arkansas. Il repart ensuite à Chicago où il y joue en compagnie de Little Walter, Muddy Waters, Sunnyland Slim, Roosevelt Sytkes, et quelques autres. Avant de se fixer à Cleveland, en Ohio, où il vit toujours.
 
"Steady rollin' man", son premier album, est paru en 1970 chez Delmark. Pour l’enregistrer il avait reçu le concours des Aces, des frères Myers et de Fred Below. Depuis, il a trusté les distinctions honorifiques, dont quelques WC Handy Awards.
 
Le 24 juillet 2003, Robert est seul face au public. Sur les planches du Rhythm Room. A Phoenix, en Arizona. La casquette élégante, vissée profondément sur la tête, il tient fermement sa guitare à douze cordes. De sa voix graveleuse, un rien frêle, il laisse éclater son émotion en se lançant dans le "Meet me at the bottom" de Mance Lipscomb. Très respectueux, le public reste silencieux face à cette légende vivante qui se dresse devant lui. Robert prend confiance et attaque les cordes de manière assez nerveuse. Le répertoire du vieux bluesman n'est guère le fruit de sa plume, mais réunit des reprises qui ont émaillé son existence. Il mêle ainsi "Free like blowin' my horn" et "She's little and she's low" du pianiste Roosevelt Sykes avec "Mean mistreater Mama" et le célèbre "How long blues" signé par le notoire Leroy Carr. Ecrite par son mentor Robert Johnson, "Sweet home Chicago" serait la première chanson qu'il a apprise à jouer. L'émotion est donc à son paroxysme lorsque le presque nonagénaire l’interprète. Quand on pense que Johnson disparut tragiquement alors qu’il n'avait pas même trente ans. Il reprend encore trois autres plages de Johnson : "Love in vain", "From four until late" et "Ramblin' on my mind" ; et puis une autre plage signée Leroy Carr, "In the evening". Une tranche de blues, mais surtout une tranche d'histoire!

Robert Lockwood Jr

Delta crossroads

Écrit par

Robert est né en 1913 à Turkey Scratch, dans l'Arkansas. Le tournant de sa vie intervient lorsque sa mère se met en ménage avec un homme à peine plus âgé que lui. Et pour cause, il s'appelait Robert Johnson ! Ce dernier apprit tous ses secrets à la guitare à Robert Jr, son beau-fils. La vie d'un bluesman n'a jamais été dorée. Ce qui explique pourquoi Lockwood a abandonné la musique, au moins à six reprises. Il vit depuis longtemps à Cleveland, dans le Mississippi ; et c'est là qu'il a enregistré ce premier album pour Telarc. Seul, sa voix et sa guitare. Il y interprète un country blues tellement pur, tellement rafraîchissant, nonobstant l'âge de son répertoire. A plus de 85 ans, il reste l'un des plus vieilles gloires du blues encore en vie ; une légende vivante en quelque sorte.

Il reprend avec bonheur six compositions de son beau-père mythique : "32-20 blues", "I believe I'll dust my broom", "Stop breakin' down blues", "Love in vain blues", "Little Queen of spades" et "Ramblin' on my mind". Il y est réellement poignant. Il adapte également d'autres thèmes du blues ; et notamment "C.C Rider" de Lightnin' Hopkins, "In the evening (when the sun goes down)" et un superbe "Mean mistreater mama" de Leroy Carr ainis que "Key to the highway" de Big Bill Broonzy. Robert pouvait aussi écrire ses blues. Souvent des dialogues échangés avec sa guitare qu'il jouait d'une manière très rythmique et surtout fort originale. A l'instar de "Run your Mama", "This little girl of mine" ou "Train my baby" que l'on retrouve sur cet opus. Enfin, il produit de bonnes vibrations, lorsqu'à la manière d'un jeune songster du bon vieux temps, il reprend ce vieux canon du blues, "Mr Downchild" (qu'il attribue à Robert Johnson).