New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Robert McCoy

Bye bye baby

Écrit par

Robert est né à Aliceville en 1908 ; mais toute sa famille a rapidement émigré à Birmingham, en Alabama. Johnny et Willie Mc Coy, ses deux frères aînés, étaient pianistes. Ils fréquentaient régulièrement ‘Pinetop’ Smith et Cow Cow Davenport. Inévitablement, Robert apprendra également à jouer de l'instrument aux ivoires. Il va même le maîtriser avec un rare bonheur ; ce qui l'amènera à se produire régulièrement dans les ‘rent parties’, des soirées destinées à permettre au responsable de payer son loyer.

Dans les années 30, il enregistre en compagnie de différents musiciens, dont Guitar Slim. Une longue période de dépression s'annonçait, et McCoy allait abandonner le blues jusque dans les années 50. C'est à cette époque qu'il est repéré par Patrick Cather, le producteur d'un label obscur (Vulvac). Il y enregistrera deux 33 tours : "Barrelhouse blues" en 1962, et "Blues and boogie classics" l'année suivante. Robert n'est plus de ce monde depuis 1977. Delmark vient donc de prendre l'excellente initiative de nous faire connaître le blues d'un grand adepte du Barrelhouse piano, mais surtout d'un artiste injustement méconnu.

L'album s'ouvre d'ailleurs par "Bye bye baby", aux accents de piano bien ‘barrelhouse’. L'instrument remplit bien l'espace. Les mains de l'artiste s'embrasent. Robert chante d'une voix sereine, un tantinet chevrotante. Le tempo diminue. Il chante "Let's get together" et "Pratt City special", avec une sensibilité bouleversante, pour délivrer son message. Le désespoir dans la gorge, il reprend "Goin' down slow" de James B. Oden. Robert puise également dans le répertoire de grands pianistes. A l'instar de "Gone mother blues", "You got to reap what you sow" et "Love hides all faults" de Leroy Carr, "Jump steady blues" de Clarence "Pinetop" Smith, et "Rockin' with Red" de Piano Red. Sa voix écorchée vive sied à ravir aux blues lents et désespérés. Il le démontre tout au long de "Straight Alky blues", d' "All in all baby" et surtout du sublime "Louise Louise blues". Les sept dernières plages sont des bonus tracks immortalisés lors de différentes prestations. "Lonesome and blue" et "Mr Freddie blues" datent de la Noël 1958 ; et les 4 derniers titres, interprétés en duo avec le batteur Clarence Curry, ont été ajoutés à titre documentaire ; la prise de son étant un peu limite!