Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Rory Gallagher

Live in Cork (Dvd)

Écrit par

Rory Gallagher a sans doute été le plus talentueux guitariste de blues, en Irlande du Nord. Tout comme Lou Reed, il avait subi une transplantation du foie. Une opération qui s’est également soldée par un échec, puisque le natif de Ballyshannon s’est éteint en juin 1995. Il était alors âgé de 47 ans. Il avait effectué ses débuts au cœur du British Blues Boom des sixties, au sein de son trio Taste. A partir des années 70, il embrasse une carrière solo. Ce qui va lui permettre d’acquérir une énorme popularité. Notamment à cause des prestations qu’il accorde en ‘live’. Et puis parce qu’outre son talent, il était généreux, charismatique et sympathique. La discographie de Gallagher est riche, mais ses meilleurs albums, il les a enregistrés en public. Et en particulier "Live in Europe" et "Irish tour 74". Jusqu'à son dernier souffle, il est resté fidèle à sa Fender Stratocaster, datant de 1961.

Pour lui rendre hommage, de nombreuses vidéos lui ont déjà été consacrées, depuis son décès. Parmi les plus intéressantes, figurent "Irish Tour 74", "Live at Rockpalast", "Live in Montreux" et ce "Live in Cork". A l’origine, il était sorti en VHS. Intitulé "Messin' with the kid – Live at the Cork Opera House", il remontait à 1987. La nouvelle version est parue en Dvd. Le son a été masterisé. En outre, elle a été enrichie de toute une série de bonus : documents, photos, discographie ainsi qu’un guide perso de Rory Gallagher (NDR : ses bonnes adresses !)

Lors de ce set, Rory est soutenu par son fidèle bassiste Gerry McAvoy, le drummer Brendan O'Neill et l’harmoniciste Mark Feltham. Un concert de près de 80' au cours duquel il avait interprété des compos personnelles, mais également cinq reprises de classiques du blues.

Nous sommes donc en 1987. Après de nombreuses années d’absence, Rory revient à Cork, la ville où la famille Gallagher a vécu. Pour la toute première fois, l'enfant du pays se produit à l'Opera House.

Le concert s'ouvre par "Continental op", un rockin’ blues bien saignant, au cours duquel
Rory a recours au bottleneck comme il était sans doute le seul à pouvoir s’en servir de cette manière. Il embraie par "Tattoo'd lady", sans doute sa meilleure composition et surtout un cheval de bataille qu’il réservait à chaque concert. L'artiste est en grande forme. Le trio est rejoint par Mark Feltham. Il souffle brillamment tout au long de "Don't start me to talkin", une compo signée par le légendaire Sonny Boy Williamson II. Rory adapte une autre compo de ce dernier, "When my baby she left me". De toute bonne facture, "Ain't no saint" met en exergue les excellents échanges entre l'harmonica et les cordes. Gallagher nous réserve deux plages issues de "Top priority", un long playing paru en 1979. Tout d’abord "Follow me", qui opère un retour au rock blues. Ensuite, "Off the handle" un blues aux accents dramatiques, caractérisé par un dialogue entre le chant et les cordes. Gallagher aborde Leadbelly en solo, à la gratte acoustique. Puis "Out on the western plain", en se servant de son bottleneck. Et toujours dans le même registre, chante le "Wanted blues", un morceau issu du répertoire de John Lee Hooker. Retour à l'amplification pour l'instrumental "The loop". Il n’oublie pas le notoire "Shadow play", un titre extrait de "Photo Finish", long playing publié en 78. Ni la cover du "Messin with the kid", une plage popularisée jadis par Jr Wells. Lorsque le band revient sur les planches, c’est pour attaquer "Loanshark blues", un boogie qui figurait sur "Defender", un opus qui venait alors de sortir.