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Ruby Throat

Stone dress

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Avant de monter Ruby Throat, en compagnie de son partenaire Chris Whittingham, l’excentrique mais également charismatique Katie Jane Garside a milité chez Daisy Chainsaw de 1989 à 1994 et Queenadreena de 99 à 2010. Dans l’intervalle, elle a publié trois albums solos, dont un pour lequel elle avait reçu le concours d’Hector Zazou. Mais c’est déjà en 2007 qu’elle a lancé son nouveau projet, en gravant « Ventriloquist », un disque pressé à 500 exemplaires, accompagné d’un livret en cuir, qu’elle et Chris avaient confectionné à la main. Par la suite, le couple va encore se distinguer par la sortie de supports en éditions limitées, destinés aux collectionneurs ainsi qu’aux inconditionnels…

Ce nouvel elpee a été enregistré à l’issue d’un long voyage accompli autour du monde (NDR : 4 ans quand même). Première constatation, la voix de Katie est quand même particulière. Douce elle est susceptible d’évoquer Jane Birkin, sauvage, elle semble hantée par Tanya Donnelly. Quant à la musique, elle est tramée sur un mode folk. Ce qui n’empêche pas des disgressions électriques de contaminer certaines plages, à l’instar des excellents « Also Elizabeth, daughter of the above » ou « Stone dress », une piste de 7 minutes, dont la première partie met en exergue la voix douce et vaporeuse de Katie, alors que la fin de parcours s’enfonce dans un trip acide. Chris est un excellent gratteur. En picking, en slide, en surf ou encore sous une forme torturée, il apporte une coloration dynamique aux compos. Dommage qu’il n’électrifie pas davantage les compos, car lorsque la musique privilégie le format radicalement acoustique, les morceaux finissent par lasser. D’autant plus que si les contes ou fables tourmentés proposés par Katie tiennent la route, ils semblent se complaire dans un univers qu’on pourrait qualifier de folk noir…