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Ryley Walker

Primrose green

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Derrière cette pochette vintage, voire surannée, se cache un jeune songwriter de 26 ans à peine, répondant au nom de Ryley Walker. Ce dernier a toujours voué un culte aux chanteurs folk d’antan. Pensez notamment à Nick Drake ou encore à Tim Buckley. On comprend dès lors ce penchant pour les ‘artworks’ d’une autre époque.

Sur ce second album, paru chez Dead Oceans (The Tallest Man on Earth, Phopohorescent, Destroyer, Bowerbird, …), le natif d’Illinois veut réveiller les fantômes du folk/jazz issus des 60’s. Sa voix est haut perchée (quelque part entre Tim Buckley et Jason Molina), mais il parvient parfaitement à la maîtriser. Excellent gratteur, il est soutenu par un solide backing group. Cet opus ne suscite jamais l’ennui. Un morceau comme « Summer Dress » est excellent ; en outre il permet à ce jeune Américain de démontrer toute l’étendue de son talent. D’ailleurs, il brille tant sur les plages les plus électriques qu’exclusivement acoustiques (« Hide in the Roses »). Mais le plus épatant procède de l’originalité de ses compos. Bref, le challenge est réussi ! A l’heure actuelle, il est bien difficile de dénicher des artistes de cette trempe. Aussi bien les nostalgiques que les amateurs de folk ou de jazz (ou des deux) risquent fort de trouver leur bonheur à l’écoute de ce « Primrose Green ».