Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Scissor Sisters

House Of Fun

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Depuis 2004, année de leur reprise couillue du « Comfortably Numb » de Pink Floyd, les Scissor Sisters excitent leur public à travers des mélodies contagieuses et des textes parfois subversifs ou ridicules, mais souvent cocasses. Après avoir publié trois disques résolument pop, la formation new-yorkaise nous propose son quatrième labeur, « Magic Hour », un opus qui confirme son statut d’entertainer. Un plaisir coupable qui se déclinait en live et en couleurs sur la scène de l’AB ce 8 octobre. Et à guichets fermés, siouplé !

‘Let’s Have a Kiki’ ! Les Scissor Sisters débarquaient à Bruxelles pour la seconde fois depuis 2004. Sold-Out assuré. Et pour fêter leur retour sur des planches de notre capitale, le quatuor a généreusement confié la lourde tâche d’assurer la première partie à leur collaborateur, DJ Sammy Jo. Résultat : de l’electro-pute répétitive et assommante, à moins d’avoir déjà quelques verres au compteur. Et le calvaire va se poursuivre jusqu’à l’extinction des lumières. Soit vers 21h. Heure à laquelle les surnommés Del Marquis et Babydaddy entrent en scène, accompagnés de deux choristes et de deux musiciens complémentaires, claviers et grosses caisses, sous les lumières de gyrophares placés aux quatre coins de la salle.

Le fameux logo de la bande est projeté en arrière-plan lorsque démarre le premier morceau de la soirée, « Any Which Way ». Ana Matronic et Jake Shears opèrent ensuite leur apparition devant un parterre composé aux 2/3 de mecs déchaînés. Ana Lynch, aka Ana Matronic, est resplendissante dans sa petite robe jaune à petits pois ; mais celui qui retient l’attention du public, c’est évidemment Jason Sellards, alias Jake Shears, qui rend tous ces messieurs hystériques. Les pas de danses subversifs s’enchaînent à la même vitesse que les morceaux « Baby Come Home », « Keep Your Shoes » et « Kiss You Off ».

On sait tous que l’AB jouit d’une excellente acoustique. Mais ici, le son était parfois bien trop parfait que pour être tout à fait honnête. Certains titres du set laissent bizarrement penser que quelques portions de ce dernier sont interprétées en playback. Mais le spectacle sur scène (et parfois dans le public) reste entier. Un « Take Your Mama » aux couleurs de l’arc-en-ciel précède de près l’un des morceaux les plus attendus de la soirée ; en l’occurrence le single « Let’s Have A Kiki », un titre électro un peu débile mais assez addictif. Ce qui représente plutôt bien la troupe, qui a même offert son propre site internet au morceau (http://letshaveakiki.com/ ). Suivront une version acoustique de « Mary » et un « Comfortably Numb » boosté à la guitare.

En guise de bouquet final, « Invisible Light », « Shady Love » (morceau originellement interprété en compagnie d’Azealia Banks, remplacée ici par une des choristes) et le classique « I Don’t Feel like Dancin’ » enflamment littéralement parterre et gradins. D’autant plus que Jake tombe la chemise, très vite imité par quelques gars de l’assemblée à la demande d’Ana. Par la même occasion, cette dernière fustige gentiment les quelques malheureux qui ont pris place sur les sièges du 1er étage.

Lors du rappel, « Only The Horses », premier extrait de « Magic Hour » fait doucement retomber la pression avant le déchaînement de guitares du très moyen « Music Is The Victim ». La bande aurait gagné à inverser les deux titres ; mais vu la joie manifeste du public, les Scissor Sisters peuvent une nouvelle fois s’écrier ‘veni vidi vicci’.

(Organisation : AB)

 

Scissor Sisters

Ta-Dah

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Ils aiment tout le monde, tout le monde les aime. En deux ans, les paillettes sonores des Scissor Sisters ont fait mouiller les strings du monde entier. En salle ou en festival, l’énergie exubérante de ces uranistes convaincus allait frapper un grand coup. Mais après « Take Your Mama », « Tits On The Radio », « Laura » ou l’impayable reprise du « Confortably Numb » du Floyd que pouvait-on espérer des Scissor Sisters ? Une avalanche de tubes disco-rock, maniérés et foutrement percutants. Rien de plus. Et « Ta-Dah » ! Le nouveau bébé des Sœurs Ciseaux tient la cadence infernale rythmant son premier album. Jake Shears chante toujours comme un Bee Gees imberbe chopé à l’EPO. De sa voix de diva délurée, Ana Matronic se tient à ses côtés, prête à lui remettre la queue entre les jambes au moindre faux pas.

« Ta-Dah » s’ouvre par « I Don’t Feel Like Dancin’ », tube interplanétaire pour réconcilier martiens et humains le temps d’une fièvre du samedi soir bien arrosée. On sautille sur « She’s My Man », chanson influencée par l’ouragan Katrina et ses milliers de morts. Sous le strass, les Scissor Sisters chantent le stress d’une vie atrocement banale. Et sous ses grands airs, on découvre un groupe plutôt terre-à-terre. On danse. Encore et encore. « I Can’t Decide » nous met le feu au cul. Impossible de tenir en place. « Ta-Dah » ! Tels des toupies, nos corps virevoltent au rythme d’un hymne hallucinant à « Paul McCartney ». Quand on vous disait qu’ils aimaient tout le monde... Au fait, savez-vous que Jake Shears est un fan transi de Ministry ?