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La fuite d’Ellside

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Scott Ellison

Good morning Midnight

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Agé de 63 ans, ce chanteur/guitariste est originaire de Tulsa, dans l’Oklahoma. Au cours des 80’s, il a émigré à Los Angeles. La décennie suivante, il monte son blues band et publie ses premiers elpees, "Chains of love", en 1993 et "Live at Joey's", en 1995. Il retourne ensuite chez lui, à Tulsa. Depuis, non seulement il tourne constamment, mais il soigne sa discographie. Son dernier opus, "Elevator man", était paru en 2015. "Good morning Midnight" a été enregistré dans l'Oklahoma. Un disque pour lequel il a de nouveau reçu le concours du producteur/compositeur Walt Richmond, un personnage qui a notamment bossé pou JJ Cale et Eric Clapton. Lors des sessions, de nombreux musiciens de studio sont venus apporter leur collaboration.

Ex-Bob Seger and The Silver Bullet Band, Chris Campbell se réserve le micro sur "Sanctified", le morceau qui ouvre l’opus. Puissante et éclatante, sa voix réplique à celle de  Marcy Levy, une ancienne choriste d'Eric Clapton. Perçante, la guitare d'Ellison finit par se poser avant d’occuper tous les espaces libres. Talonné par ses notes courtes et tranchantes, Scott chante comme un possédé l’enlevé "No man's land". Signé par son ami Steve Pryor, disparu depuis une année déjà, "Last breath" constitue certainement une des meilleures plages du long playing. La voix de Scott est plus claire. Il se consacre à la slide alors que Brad Absher (NDR : membre de Swamp Royale) se réserve la guitare baritone. Reggae/blues, "Hope and Faith" est tapissé par l’orgue Hammond de Danny Timms (NDR : il a milité au sein des backing groups de Willie Nelson et Kris Kristofferson). "Mysterious" baigne également au sein d’un climat exotique, une piste qui aurait pu figurer au répertoire de Clapton. Blues/rock classique "Another day in paradise" nous entraîne à Chicago. Imprimé sur un mid tempo, le soul/blues "You made a mess" est chargé de feeling. Guitare et orgue son bien mis en exergue sur "Good morning midnight", un blues enlevé souligné par les interventions à l’harmo de Junior Markham, un ami de Tulsa ! L’intro de "Tangled" emprunte des riffs rythmiques ‘rollingstoniens’, une plage au cours de laquelle Scott opère une sortie très remarquée à la slide. Instrumental, "Wheelhouse" change radicalement de style. Tout en swing, ce jazz jump est judicieusement illuminé par le piano de Danny Timms, la trompette de Mike Bennett et le trombone de Steve Ham. Blues urbain largement amplifié, "Big City" met le cap sur Memphis, les interventions de gratte évoquant carrément Albert King. Cet LP s’achève par "When you loves me like this", un shuffle transpercé par l'harmonica de Markham et caractérisé par un dernier envol généreux sur les cordes…

 

Scott Ellison

Elevator man

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Agé de 61 ans, ce chanteur/compositeur/guitariste est originaire de Tulsa, dans l’Oklahoma. En 1981, il avait eu le privilège de se produire en compagnie du légendaire Clarence 'Gatemouth' Brown. Au cours des eighties, Scott s’établit à Los Angeles et début des nineties, il monte son propre band. Il grave alors ses premiers elpees : "Chains of love" en 1993 et "Live at Joey's" en 1995. Il retourne ensuite chez lui à Tulsa et publie alors "Steamin" en 1997, "One step from the blues" en 2000, "Cold hard cash" en 2001, et "Bad case of the blues" en 2003. Son Scott Ellison Band rencontre pas mal de succès. Paru en 2008 sur le label Earwig, "Ice storm" recèle même un hit, "Cadillac woman". Son dernier opus, "Walking through the fire", remonte à 2011. "Elevator man" a été enregistré à Tulsa, sous la houlette de Walt Richmond, un claviériste qui tournait régulièrement avec le regretté JJ Cale et Eric Clapton. Scott signe les treize plages.

Un son spécifiquement ‘Tulsa’ imprègne "Holler Help", le morceau qui ouvre l’LP. La voix de Scott est excellente. Torturée par les effets, sa gratte nous assène une véritable claque. Et "Arlene" poursuit dans cette même veine, mais sur un riff créé par la basse de Charles Tuberville, alors qu’invité, le vétéran local Jimmy Markham tire son épingle du jeu à l’harmo. Puissants, les vocaux d’Ellsion sont soutenus par un chœur féminin, tout au long de "Behind that smile", un blues lent aux accents dramatiques, tapissé par les interventions luxuriantes de l’orgue Hammond et balayés d’accès de gratte bien sentis. Très roots/blues, "Fishsticks and Jelly" nous entraîne vers le delta. Sous l’impulsion de la slide acoustique aux cordes métalliques. Soulignée par celles des choristes, la voix d’Ellison est au bord de l’agonie tout au long du funky blues "Elevator man". Le tempo accélère sur "Jesus loves me", une piste au cours de laquelle la gratte, tranchante et acérée, ne tient plus en place et hurle sous les doigts nerveux de Scott. "School girl" baigne au sein d’un climat néo-orléanesque. Les rythmes sont festifs et percussifs. La section rythmique y excelle, tant Chuck Blackwell sur ses drums que Tuberville à la basse. Ce qui n’empêche pas la six cordes de décoller pour atteindre un nouveau sommet. Largement amplifiée elle s’extirpe des percus brutes et dépouillées, pour nous emmener dans les collines du Nord du Mississippi sur "Put you down". Le bassiste Jon Ferris, le batteur Robbie Armstrong et l’harmoniciste Jimmy Markham apportent un solide coup de main à Mr Ellison sur le shuffle puissant et entraînant, "Hit it, get it and go". La gratte pousse sans cesse de petits cris tout au long de "Wear out your welcome", un autre blues nonchalant. Nouveau coup de boost au tempo pour amorcer "I thought I'd be gone", un blues pétillant que chante Scott d’une voix affectée, pendant que la section rythmique impose un tempo implacable et que la slide frémit. Le mal de vivre envahit le sauvage "My little sheba". Le climat y est métallique, volontairement belliqueux. Nous ne sommes pas loin de la frénésie du hilbilly institué dans le Mississippi. En finale, "She's on my trail" synthétise parfaitement cet opus. Le son est musclé et offensif. La section rythmique opiniâtre, incitant le leader à faire geindre sa guitare, le plus souvent possible. Le meilleur opus de Scott Ellison. Passionnant !

 

Scott Ellison

Ice storm

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Scott est originaire de Tulsa dans l'Oklahoma. Au cours de sa jeunesse, il tombe sous le charme de la musique d'Eric Clapton et de Freddie King. Faut dire, qu’à cette époque, ces deux mythes s’étaient installés dans cette région ; c’est d’ailleurs là que Leon Russell avait établi ses quartiers. Il était d’ailleurs à la fois proprio des studios et du label Shelter Records. En 1981, Scott devient le guitariste rythmique du band de Clarence ‘Gatemouth’ Brown. Il se fixe alors à Los Angeles. Au cours des années 90, il fonde sa propre formation, en compagnie de laquelle il va enregistrer toute une série d’elpees :"Live at Joeys" en 1995, "Steamin'" en 2000, "Cold hard cash" (NDR : produit par Dennis Walker) en 2001 ainsi que "Bad case of the blues" en 2002. Michael Franck, le boss d'Earwig Records, convainc Ellison de signer chez lui en 2007. Franck est convaincu que cet artiste va apporter du sang neuf à son écurie. Quelque chose de différent du style proposé habituellement par son label, consacré pour l'essentiel à Chicago.

Ce nouvel opus réunit différentes sessions qui s’étalent sur une décennie. Certaines remontent d’ailleurs à 1997. Elles ont été immortalisées à Burbank, en Californie. Les autres ont été réalisées à Tulsa ; et la dernière date déjà de juillet 2007.

Blues rock à la texane, "Steamin" lorgne manifestement vers l’univers sonore de Stevie Ray Vaughan. Scott a une bonne voix. Tous les instruments sont bien en place. Les six cordes du leader se détachent de l’ensemble. Superbe ballade, "Big blue car" campe une mélodie rappelant curieusement le célèbre "The thrill has gone" de BB King. Enrichis d’orgue Hammond, de cuivres et de chœurs, les arrangements sont très soignés. Et n’ayons pas peur des mots, la production, assurée par Scott Ellison et son ami Terry Lupton, est sophistiquée. Une mise en forme illustrée parfaitement tout au long du blues rock puissant "Pride". La combinaison des instruments (NDR : guitares, slide ainsi que le piano que se réserve Larry Bell) est irréprochable. Blues imprimé sur un tempo modéré, "4th of July" est caractérisé par un riff puissant et volontairement dramatique. Une slide se détache de cet univers sonore complexe. Autre plage de bonne facture, "King of the blues" puise son inspiration chez les fameux Freddie et BB King. Gouailleuse, la guitare de Scott égrène de petits chapelets de notes face à l'orgue Hammond de Tom Canning. Une slide bien mélodique domine "Keys to my heart". Scott chante d'une voix puissante, au timbre légèrement rocailleux, le blues lent "I'm in trouble". Cette voix répond systématiquement aux cordes jouissives et largement amplifiées de sa guitare, pendant que l'orgue et les cuivres des Vine Street Horns tapissent le décor sonore. Cet orgue envahit même "Cadillac woman", un blues lancé au galop sur une très solide assise rythmique. Scott a le don de produire des sonorités qui accrochent instantanément l’oreille. Elles flirtent même souvent avec la planète rock. Parfois, ses compos me font penser à Eric Clapton. Mais en plus musclé. Autre ballade rock très accrocheuse, "Who will be the fool" en est une nouvelle démonstration. Concocté en 2007, "Why 'd ya lie to me" constitue un nouveau témoignage de son habileté à sculpter les sonorités des guitares ; et pour la circonstance, il est épaulé par Rocky Frisco aux ivoires. Instrumental, le morceau maître nous plonge dans le R&B des années 50. L’occasion pour Curt Limburger de faire hurler son saxophone. Et on retrouve toute la puissance vocale de Scott sur "Where you stand with me", un cocktail de blues, de rock et de R&B qui achève cet elpee fort intéressant. Ellison est un compositeur prolifique ; mais il serait quand même temps qu’on puisse se délecter d’enregistrements un peu plus récents…