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Scott Matthew

Gallantry’s Favorite Son

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L’heure de la révélation a-t-elle enfin sonnée pour Scott Matthew ? Fervent supporteur de l’artiste depuis sa première apparition discographique au sein de la bande son de « ShortBus » en 2006, ce sont les oreilles grandes ouvertes que Musiczine accueille le troisième LP de Matthew. « Gallantry’s Favorite Son » nous parvient deux ans après le captivant « There Is An Ocean That Divides… ». Et force est de constater que l’homme s’avance encore de quelques centimètres de plus vers le côté clair de la force. Celui qui nous avait habitués à des morceaux d’une intensité palpable se permet aujourd’hui de sourire le temps de quelques mélopées. A commencer par le sifflotant « Felicity », qui dévoile un Scott Matthew comme on l’entend trop rarement.

Les textes demeurent cependant très obscurs et affectés (« Duet », « Buried Alive », « Seedling », « Sinking »). L’Australien poursuit donc sa thérapie. Thérapie qui fonctionne manifestement bien, le musicien s’approchant peu à peu de la lumière (« The Wonder Of Falling In Love », « No Place Called Hell », « Felicity »). Ses onze nouvelles complaintes sont tout simplement émouvantes,  envoûtantes et magnétiques. Chose qu’il doit indubitablement à des cordes vocales touchées par la grâce. Tête d’affiche de la septième soirée du festival Autumn Falls ce 27 novembre 2011, Scott Matthew est un artiste à ne surtout pas manquer, aussi bien sur disque que sur scène.

 

Scott Matthew

Un ange passe…

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Un peu plus d’un an après avoir sorti son premier recueil asthénique, Scott Matthew publie un successeur digne de ce nom. Un elpee sobrement intitulé “There Is An Ocean That Divides And With My Longing I Can Charge It With a Voltage That Its So Violent To Cross it Would Mean Death”. Rien que ça. En ce début de saison, le Brooklynien opérait un passage discret au cœur de la jolie Rotonde du Botanique afin d’y défendre son nouveau bébé. Et quelle défense !

Faisant l’impasse sur la première partie, Scott William Matthew et ses quatre musiciens montent sur les planches à 20h15 tapante. Le gentil barbu s’installe sur sa chaise au milieu de la scène ; et dès les premières notes, c’est le ravissement. Des cordes vocales tellement chargées d’émotions qu’elles laissent le public pendu à ses lèvres. « For Dick », extrait de « There Is An Ocean That Divides », exerce tout son charme. Les regards sont figés sur l’artiste. On remarque même quelques mirettes légèrement mouillées lorsque celui-ci parcourt les splendides « White Horse », « Dog » et « Abandoned ». Scott Matthew n’est pas le plus joyeux des compositeurs et le reconnaît.

Le sympathique gaillard, moins avare en paroles qu’il n’y paraît, délivre un set quasi parfait. Le tracklisting repose en très large partie sur son nouvel opus : du captivant « Wolverine » aux plus enjoués « Thistle » et « Friends And Foes », en passant par le titre-maître, coécrit par sa jolie claviériste Marisol Martinez. Matthew conclut sa prestation d’une heure un quart sur deux rappels au cours desquels il interprète le manifestement très attendu « Upside Down », extrait de son œuvre éponyme et de la B.O. du sulfureux « Shortbus » (NDR : long métrage dans lequel il apparaît). Tout simplement impeccable.

Organisation : Botanique

Scott Matthew

There Is An Ocean That Divides…

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Scott Matthew, le plus déprimant des artistes folk, revient hanter les platines. Intitulé « There Is An Ocean That Divides And With My Longing I Can Charge It With a Voltage That Its So Violent To Cross it Would Mean Death », son nouvel ouvrage a été rebaptisé –pour faire court, mais également afin de faciliter la tâche de la presse et permettre au public de mieux décrypter la plaque dans les bacs– « There is an Ocean That Divides… » Un disque qui suit les traces de son opus éponyme, publié à peine un an plus tôt. L’Australien, qui s’est fait connaître en apparaissant au casting et sur la b.o. de « Shortbus », le voluptueux long-métrage de John Cameron Mitchell (Velvet Goldmine, Hedwig & The Angry Inch), parvient une nouvelle fois à vous arracher toutes les larmes du corps.  

Aussi à fleur de peau qu’un Antony Hegarty, Scott Matthew s’est appliqué à composer onze nouvelles compositions aussi sombres et mélancoliques que celles qui parcouraient son éponyme. Sa voix magnétique, aux intonations rappelant parfois David Bowie, transperce l’âme tel un poignard bien aiguisé. Seul un être dénué d’émotion pourrait rester insensible à la splendeur de « For Dick », « White Horse », « Friends and Foes » ou « Every Traveled Road ». « There Is An Ocean That Divides » dévoile également un pan inattendu de la personnalité du Brooklynien d’adoption qui agrémente sa seconde œuvre d’un positivisme enivrant (« German », « Community », « Ornament »). Scott Matthew est plus que jamais un artiste à suivre de près.

 

Scott Matthew

Scott Matthew

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Après avoir illustré de nombreuses bandes sonores de mangas (Ghost In The Shell, Cow-Boy Be-Bop…) et milité au sein d’Elva Snow en compagnie de Spencer Cobrin (ex-batteur de Morrissey), Scott Matthew nous présente enfin sa première œuvre éponyme. Une œuvre très attendue par les (a)mateurs du film « Shortbus » de John Cameron Mitchell, au sein duquel il apparaît et pousse la chansonnette à trois reprises. Intelligemment réinterprétés et réorchestrés, les morceaux originellement destinés au long métrage (« In The End », « Upside Down », « Surgery ») s’entremêlent ici de manière gracieuse à une série de compositions folk aux textes aigres-doux (« Amputee », « Prescription », « Abandonned »).

L’Australien, manifestement enclin à la dépression et au chagrin, accompagne ses auditeurs à travers les méandres de sa vie sentimentale, en s’accompagnant d’un ukulélé tout en poussant des vocalises qui rappellent à la fois David Bowie et Elvis Costello. Paradoxalement, malgré une écriture sombre, il se dégage de l’œuvre un élément d’espoir. Un peu comme si l’interprète déclarait haut et fort vivre une existence merdique, tout en assumant celle-ci et en étant conscient de la relativité de sa condition. Dans l’ensemble, « Scott Matthew » est un premier recueil troublant qui, à la manière d’un calmant, s’immisce progressivement dans le système nerveux jusqu’à en devenir indispensable. Une bien belle introduction.