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Paddang à la poursuite des fantômes…

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Sean Pinchin

Monkey brain

Écrit par

Agé de 35 ans, Sean Pinchin est issu de Toronto. Ce chanteur, guitariste et compositeur n’en est pas à son premier album. Paru en 2013, son précédent s’intitule "Rust Bucket" ; et apparemment "Monkey brain" constitue son cinquième. Un disque pour lequel il a de nouveau reçu le concours de Rob Szabo à la production. En principe, le Canadien se produit en formule trio, Mark McIntyre se consacrant à la basse et Adam Warner à la batterie. Lors des sessions, Rob a également apporté sa collaboration aux claviers. Sean possède une rare maîtrise du bottleneck et c'est bien cette technique qui domine ce nouvel elpee.

Puissant, le titre maître ouvre l’opus. Ravageurs, les riffs de slide balaient tout sur leur passage. "Can't stand it" élève le tempo. La voix de Sean est nerveuse mais autoritaire. Accrocheuse, sa slide la traque. Déterminante, la section rythmique balise l’ensemble. Le travail de mise en forme opéré par Szabo est efficace. A l’instar de "Charity case", une superbe piste qui met bien en exergue la voix et les arrangements plutôt complexes, des arrangements qu’enrichissent les percussions décisives de Warner. La slide libère une énergie phénoménale face aux claviers de Szabo tout au long de "Hard luck", une plage imprimée sur un tempo entraînant, vivace, spasmodique. Ce qui n’empêche pas la voix du chanteur de se mettre à nouveau en évidence. Elle devient d’abord tendre, indolente et dramatique sur "Living in the past", avant d’être rejointe par celles d'Emma-Lee et de Szabo Moment, moment choisi par Adam Warner pour injecter ses percus. La slide peut alors s’autoriser une sortie classieuse, pendant que les harmonies vocales se convertissent à la pop. Blues/rock, "Goin' hobo" baigne au sein d’un climat swamp. Flemmardes, les sonorités sont chargées de reverb. Les vocaux sont dispensés sous forme de chœurs. Et la slide finit par s’emballer, poursuivie par la section rythmique. Dans le même style, "Monsters" met davantage l’accent sur le chant et les percussions inventives de Warner. La slide peut une nouvelle fois décoller, mais dans un registre cool, peu usuel dans le genre. "Get burned" clôt l’elpee. Le trio s’y révèle particulièrement homogène. Une piste dont la construction est à la fois complexe et audacieuse. Les arrangements vocaux sont surprenants. Les changements de tempo vous transportent. Dommage que le disque n’aille pas au-delà de la demi-heure...

 

Sean Pinchin

Rust bucket

Écrit par

Sean Pinchin est canadien. Issu de Toronto, très exactement. Agé de 32 ans, ce chanteur/guitariste/auteur/compositeur pratique du folk blues, la musique des racines. Il se sert de guitares National steel d'avant-guerre. Il avait publié "In transit" en 2008, "A day without may" en 2009 et un Ep intitulé "25 John street", en 2010. L'enregistrement de ce nouvel elpee s’est déroulé au studio Ratspace de Toronto. Lors de ces sessions, Sean a reçu le concours du bassiste Mark McIntyre et du drummer Adam Warner. La production a été confiée à Rob Szabo, spécialiste du folk et du blues, mais surtout soucieux de la qualité du son.

Dès l'ouverture, un bottleneck électrique bien acéré s’ébroue très nerveusement. Sur ce "Broke down automobile", la voix est excellente. Elle est soutenue par celle d'Emma-Lee. Très Delta blues, "Boo hoo" poursuit dans le même registre. La barre d'acier glisse et frétille le long des cordes. "High heel shoes" est une compo qui ne manque pas de charme. La prise de son est vraiment irréprochable. Sean est rejoint par Steve Strongman (NDR : un musicien canadien notoire dans l’univers du folk) pour attaquer "Wanna stay in bed", une plage acoustique dépouillée. "Gotta move" emprunte un schéma résolument blues rock. Sean et Miss Emma-Lee chantent en duo. "Comin' home" est un blues lent, aride, à l'intonation volontiers dramatique. Fragile, la mélodie est caractérisée par un très bel échange vocal entre Emma-Lee et Pinchin. Ce dernier nous maintient dans son un univers intimiste, à travers l’unplugged "Dirt poor blues". Bien maîtrisé, "Complete fool" est une des meilleures plages de l’elpee. Un blues rocker au cours duquel Sean arrache en permanence! Très roots, "Confession blues" est une superbe compo dynamisée par ses changements de tempo. D’excellente facture dans le style, l’opus s’achève par "Can't stop falling in love", une piste naturellement belle, ponctuée par un bouquet final illuminé par les cordes électriques…