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Shineski

Leave you in the dark (Ep)

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Depuis la sortie de son deuxième album, « The Wild Lane », Shineski continue son petit bonhomme de chemin. En se bonifiant. On reprochait souvent à la formation française d’être un peu trop courte, soit pour la forme ou le fond. On espérait donc enfin que les musiciens parviennent à combiner les deux et confirmer tout le bien que l’on pensait d’eux…

Car, Shineski est certainement un des meilleurs groupes français de stoner (NDR : même s’il faut reconnaître que cette scène n’est pas très riche au sein de l’Hexagone). Ep 5 titres, « Leave you in the Dark » nous plonge au cœur d’un stoner puissant et mélodieux. Pourtant, les Alsaciens (NDR : ils sont de Mulhouse !) ont musclé leur style. Les riffs de guitare sont incisifs et efficaces. Les changements de tempo, légion, à l’instar de l’excellent « Time to Say Goodbye ». En outre, la voix passe mieux la rampe, notamment lorsqu’elle est soutenue par des chœurs, tout en densifiant l’ensemble. Bien sûr, le quatuor a encore du pain sur la planche. Kyuss ou Queens of the Stone Age peuplent encore leurs rêves. Et puis, à contrario du band belge The Hickey Underworld, Shineski ne possède pas d’identité bien spécifique. Mais il acquiert progressivement de la maturité et comme le bon vin, il bonifie. Maintenant, on verra si dans le futur, si on est en présence d’un grand cru ou d’une vulgaire piquette…

 

Shineski

The Wild Lane

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En 2008, Shineski publiait son premier elpee. La critique n’avait pas été tendre vis-à-vis de ce long playing. A cause de la production, jugée trop faible. La formation française (NDR : issue de Mulhouse, très exactement) nous propose donc son second opus. Et pour la circonstance, elle a décidé de se réserver l’enregistrement et le mixing.

Pour ce « The Wild Lane », Shineski a également décidé de ressortir les grosses guitares. Résultat des courses, la plupart des compos de cet elpee sont sculptées dans un rock sans concession. Brutal, féroce aussi. On se croirait parfois revenu quinze bonnes années en arrière. Pensez au grunge du début des 90’s. Aux Foo Fighters, par exemple, même si le groupe puise également ses influences chez Trent Reznor et Bowie. Evidemment quand on reprend « I’m Afraid of Americans », difficile de le contester. Certaines compos trahissent également de forts accents stoner, à l’instar du titre maître.

Malheureusement, malgré les excellentes références, le résultat est décevant. On est ici très loin d’un Pearl Jam voire d’un Kyuss. En fait, le revivalisme de Shineski est tout bonnement suranné. Parcourus de soli de gratte d’une autre époque, des morceaux comme « In the Dark » ou « Another Way to Say Goodbye », en sont de parfaites illustrations. Et ce n’est pas la voix écorchée de Mathieu Gettliffe qui nous permettra de changer d’avis.

En voulant soigner la mise en forme, Shineski a oublié l’essentiel : le contenu. Pas que cet elpee soit de mauvaise facture, mais il ne parvient jamais à éveiller nos sens. Or sans ce feeling, difficile d’accrocher à un album…