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Sir Alice

?

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Album assez horripilant au premier abord, « ? » de Sir Alice est comme un bon alcool artisanal en provenance des Balkans. Après une série de dégustations douloureuses suivies de maux de tête, l’amateur finit par y prendre goût… Bien sur, il ne faut pas s’attendre à déguster un Mouton Rotshild ou même une bonne Grappa de derrière les fagots. Dans le cas qui nous intéresse, le breuvage est plutôt serré, confectionné avec les moyens du bord dans une vieille baignoire par un grand-père (m)éthyliquement défoncé aux vapeurs d’alcool de prunes. En résumé ça grince, irrite, blesse, révulse, choque ; mais à la fin de la bouteille on a plutôt envie de remettre ça. Comme quand on tombe de cheval, l’important est de remonter en selle le plus vite possible, afin que la peur ne l’emporte pas… Etrange rapport sadomasochiste que Sir Alice semble maîtriser à la perfection. Hésitant entre Electronica et Electroclash/punk, les douze titres parsemant son premier LP semblent avoir été confectionnés dans le but de dérouter l’auditeur, de le prendre à rebrousse poil. Alors que des plages comme « Te souviens-tu de toi ? » ou « Polaroïd » pourraient faire croire à une fausse quiétude nappée de couches et de sonorités malsaines mais néanmoins apaisantes, « Docteur X » et « ? ? ? » sonnent l’assaut à coups de beats assassins. Poussant le bouchon (de quoi ?) encore plus loin, Sir Alice se permet même le luxe de produire de l’insupportable... En témoignent « Psychophase » et « Un crapaud », franchement imbuvables et au cours desquels la Française semble se perdre au milieu de ses alambics, s’emmêlant les pinceaux dans la composition de son breuvage au point de le rendre presque dangereux pour la santé. C’est dans ces moments critiques, au cours desquels elle peine à trouver le juste équilibre entre sa voix geignarde et une production rêche comme du papier verre, que l’envie de tout balancer dans les toilettes devient la plus forte chez l’auditeur. Une pulsion bien vite oubliée au moyen de petits shoots abrasifs comme « L’amour made in Taiwan », « Comptine » ou encore « Confused ». Ah oui, un dernier petit conseil d’ami : si vous voulez éviter la barre du lendemain, point n’est nécessaire d’écouter « Closed », morceau de clôture de l’album que l’on dirait tout droit sorti de la BO d’un film gore coréen.