La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Sleepmakeswaves

Love Of Cartography

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« Perfect Detonator » est un titre judicieux qui ouvre l’opus. Un départ qui annonce une suite excitante, énergique et bruyante comme on l’aime. On en salive déjà. 

Ce n’est pas vraiment du rock, ni de l’ambient ; mais est-ce du math rock, de l’indie ou du post-rock ? On n’en sait trop rien. Et pourtant, les morceaux sont bluffants de qualité. Mais progressivement, ils alimentent le revers de leur propre médaille.

Malgré tout, on s’accroche et on résiste. On en déduit qu’il est préférable d’y revenir plus tard, dès qu’on aura balisé les lieux. On infère que perdre le fil conducteur n’est pas si grave, dans le fond ; mais graduellement, sournoisement, le disque vous ronge.

Les premières secousses dérangent. Les coups pleuvent. C’est l’affolement, la confrontation. Mais toute cette agitation vient nous plaquer dans un coin de la pièce ; et les mains levées on supplie un peu de répit.

Il naît un sentiment de malaise qui laisse penser que nous ne sommes pas assez ‘ouverts’ pour écouter un tel long playing.

Alors on y retourne, gonflé par l’ego et l’expérience, prêt à affronter l’adversaire. On pare les coups et on se protège. Mieux encore, on trie, on dissimule et même on dilue toute cette énergie explosive particulièrement ample…

Le combat est vil et cynique. Car lorsqu’on se sent d’attaque, « Love Of Cartography » semble poser les armes et laisse souffler un vent d’accalmie.

Du gauche, du droit, et même à l’aide de tout ce que lui passe sous la main, les Australiens n’attendent que ce moment où l’on baisse la garde pour nous le balancer dans les reins.

C’est une lutte qui se joue. Une vraie lutte. Et même si au départ, nous la craignions, maintenant on se sent l’âme d’un guerrier, armé et prêt à en découdre.

« Love Of Cartography » est un album prétentieux et complexe. Son conformisme et son intellectualisme fatiguent. Il est sombre, irritant aveuglant. On le redoute et on l’espère en même temps. Il attire, envoûte et immunise.

« Love Of Cartography » c’est tout simplement un putain d’album qui se vit au lieu de s’écouter.

C’est le coup de fouet qui vous flagelle et que vous réclamez encore…

C’est une expérience à vivre…

 

Sleepmakeswaves

In today already walks tomorrow (Ep)

Écrit par

« In today already walks tomorrow » n’est pas vraiment un nouvel Ep de Sleepmakeswaves. En fait, il était déjà sorti dès 2008 en Australie, mais ne sera officiellement distribué sur le Vieux Continent, via le label insulaire Monotreme (65daysofstatic, Barzin, M+A, …), que dans quelques semaines. Le quatuor australien (NDR : il est issu de Syndney) s’est forgé une notoriété en se produisant ‘live’, bénéficiant notamment des tournées comme supporting act pour des groupes-phares comme Mono, Russian Circles ou encore 65daysofstatic. Et plus récemment, la formation a participé au Dunk !, festival post-rock par excellence.

A l’instar de leurs précédents essais, les Kangourous érigent des paysages sonores à la fois majestueux et accidentés. Et « I will write peace on your wings and you will fly over the world » ainsi que « One day you will teach me to let go of my fears » en sont certainement les plus belles illustrations. Lyrique, leur post-rock est balisé par des claviers ainsi que des violons, et traversé d’éclairs chargés d’électricité. De longues envolées atmosphériques leur permettent, en outre, de poser les ambiances. On pense notamment aux Japonais de Mono (d’ailleurs comme eux, ils affectionnent les titres à rallonge !) ou, dans une moindre mesure, à Sigur Rós.

Les 37 minutes de post-rock figurant sur ce « In today already walks tomorrow » sont d’excellente facture. Malheureusement, comme c’est souvent le cas pour une majorité de groupes qui pratiquent ce style, l’originalité n’est pas au rendez-vous…

 

Sleepmakeswaves

…and so we Destroyed Everything

Écrit par

Si les groupes post-rock pullulent à travers le monde, il est souvent difficile de déterminer leur origine rien qu’en écoutant leur musique. Sleepmakeswaves nous vient d’Australie, de Sidney, très exactement, mais il aurait tout aussi bien pu provenir de Belgique, du Zimbabwe ou du Japon. Précisons toutefois que cette mondialisation n’est pas uniquement l’apanage du post-rock…

Sorti en 2011 au pays de kangourous, leur 1er album vient d’être réédité sur le marché mondial par le label insulaire Monotreme. Faut dire que la formation antipodale a souvent servi de supporting act pour des grosses pointures du genre, comme Pelican, Russian Circles ou Mono. Caractérisée par ses crescendos épiques, son expression sonore est à la fois puissante et mélodique ; cependant, elle ne se distingue pas par un son vraiment spécifique, malgré quelques incursions électro qui rappellent 65DaysofStatic (« We Like you When You’re Akward »). Mais on ne s’ennuie jamais à l’écoute de cet « …and so We Destroyed Everything » ; l’elpee recelant même une superbe compo enrichie de cuivres, intitulée « A Gaze Blank and Pitiless as the Sun ». Les Aussies ont beau clamer avoir tout détruit, ils ne sont pas encore parvenus à ébranler notre foi accordée à ces derniers soubresauts captivants du post-rock, en tout cas !