Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Smoky Greenwell

South Louisiana Blues

Écrit par

Originaire du Michigan, Smoky Greenwell est âgé de 65 ans. Très jeune, il apprend à jouer de l’harmonica. Ses premiers faits d’armes, on les relève dans le Tennessee, à Memphis, où il participe à des sessions qui se déroulent au sein du studio Sun, puis à Nashville, où il milite chez Blues Co-Op (avec Warren Haynes) et apporte son concours au claviériste de l’Allman Brothers Band, Johnny Neel. Depuis 1981, il vit à la Nouvelle Orléans. C’est à cette époque, qu’il entame une carrière solo. L’an dernier, il avait publié "Live at the US Old Mint". Coproduit par Smoky, Jack Kolb et David Stocker, "South Louisiana Blues" a été enregistré à New Orleans. Smoky chante, joue de l’harmonica et du saxophone. Il est essentiellement soutenu par le guitariste Jack Kolb et le bassiste David Hyde.

Tramé sur le riff notoire de "Green onions", l’entrée en matière d’"Animals angels" est superbe. Joe Krown –qui a long temps sévi chez le Clarence Gatemouth Brown– siège derrière l’orgue Hammond. Les envols de Kolb à la guitare et de Smoky à l’harmonica sont brillants. Place ensuite à la cover du célèbre "Let’s work together" de Wilbert Harrison. Johnny Neel se consacre aux ivoires, alors que Lynn Drury et Dana Abbott se chargent des répliques vocales. Le "Boogie Twist" de Cal Valentine and The Texas Rockers remonte à 1961. Instrumentale, la nouvelle version déménage. Kolb impose un riff boogie. Neel est passé à l’orgue Hammond B3 et Greenwell, à l’harmonica ainsi qu’au saxophone ténor. Cornelius Green, alias Lonesome Sundown, est un spécialiste du swamp blues. Smoky en adapte trois pistes. Tout d’abord le classique "Lonesome lonely blues", une plage lente caractérisée par une superbe intervention de Jack Kolb sur ses cordes. Ensuite "I had a dream last night", un morceau de jump blues, au cours duquel la section rythmique, constituée par David Hyde et Doug Belote, libère énormément de swing. Et dans le même style, le blues flemmard "I’m glad she’s mine". Johnny Neel siège alors derrière le piano, Smoky se consacre sax ténor, alors que Jack Kolb brille de nouveau à la six cordes. Excellents ! Le drummer Doug Belote imprime le tempo tout au long du blues enlevé "You can’t take it with you". "Pic kit up" est une autre plage instrumentale. Funkysante, elle est tapissée par l’orgue de Joe Krown, alors que Smoky se réserve un excellent exercice de style sur sa musique à bouche ! Tout au long du "Two headed woman" de Willie Dixon (NDR: Junior Wells en était le chanteur), Kolb est intenable alors que Greenwell signe sa meilleure intervention à l’harmo ! Smoky excelle encore aux côtés de Jack, sur la reprise originale du "Dirt road blues" de Bob Dylan. On épinglera encore deux instrumentaux. Tout d’abord "The hunch", une plage cool, atmosphérique, véhiculant des accents jazzyfiants et dont l’orgue B3 de Neel libère énormément de groove. Et puis en finale, "Walking with Mr Lee". Greenwell se réserve une délicieuse intervention au saxophone tout en rendant hommage à un maître de l’instrument, Lee Allen, musicien qui a illuminé les scènes de Kansas City et de New Orleans, notamment auprès de Little Richard et Fats Domino.

 

Smoky Greenwell

Live at the Old U.S. Mint

Écrit par

Smoky Greenwell est né dans le Michigan en 1971. Il a beaucoup bourlingué avant de se fixer assez longuement à Nashville, la Music City. C'est là qu'il se produit au sein du Blues Co-Op, en compagnie du guitariste Warren Haynes, devenu aujourd'hui leader de Govt Mule. Il apporte aussi sa collaboration au chanteur/producteur Johnny Neel (NDR : c’est également un ex-claviériste de l’Allman Brothers Band). En 1981, il s’établit définitivement à New Orleans. Greenwell est harmoniciste. A ce jour, il compte neuf albums à son actif dont les quatre premiers avaient été produits à Nashville, par son ami Johnny Neel. Smoky tient une boutique dans le fameux French Market Store de la Nouvelle Orléans. Il y vend des Cds et des T-Shirts. Ce nouvel opus a été enregistré live au Old U.S. Mint Performing Arts center. A New Orleans bien sûr! Il est attribué au Smokey Greenwell's New Orleans Blues Jam ; mais en réalité, il s’agit du backing band de Greenwell, soutenu par quelques invités! 

La jam démarre assez naturellement par une séance d'échauffement instrumentale, "Smoke Alarm". Elle met déjà en exergue le jeu et le souffle du leader. Il chante alors son blues lent "My own blues Club". Son guitariste, Jack Kolb, l’épaule. Smoky était le patron d’un club de blues avant que l'ouragan Katrina ne le dévaste ! Les musiciens attaquent le thème notoire du "Peter Gunn" d’Henry Mancini, une compo écrite il y a plus de cinquante ans! Smoky s’illustre ici sur le saxophone ténor. Le tempo s’élève pour "Power of now". Une nouvelle opportunité laissée aux solistes pour tirer leur épingle du jeu ; et parmi eux, un second guitariste invité, Mark Pentone (NDR : il drive également un combo de blues, rock et funk, baptisé The Pentones). Les musicos interprètent alors deux compositions signées Pentone. Et la gratte est très en verve sur les deux pistes enlevées "Jodie" et "I earned the right to sing the blues". Swamp blues, "Between Iraq and a hard place" est imprimé sur un tempo cool à la Jimmy Reed. Issu de la plume de Mighty Joe Young (NDR : un natif de la Louisiane qui a accompli sa carrière à Chicago),"Need a friend" est un funky blues. L'imposante silhouette de Bruce ‘Sunpie' Barnes’ se profile sur les planches. Ce musicien de couleur noire est un grand spécialiste du zydeco. Il a bien entendu emporté son accordéon et chante son "Love's gone", une plage séduisante au cours de laquelle son instrument, le saxophone de Greenwell et la gratte de Pentone ont tout le loisir de prendre leur envol. Sunpie dirige ses Louisiana Sunspots. Il a également ramené son piano à bretelles pour embrayer par une nouvelle séance de zydeco, pour aborder "Leroy's shuffle". Smoky a récupéré son harmo pour rivaliser avec l’accordéon de Sunpie. Cette jam s’achève par un boogie participatif, "Back to the boogie", un instrumental au cours duquel les solistes peuvent à nouveau se libérer…