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Superorganism

Superorganism

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Si un groupe devait incarner le progrès technologique, la mondialisation et la circulation des êtres humains sur le globe (à l’exception, bien sûr, de la population issue de l’hémisphère Sud), Superorganism constituerait certainement le meilleur ambassadeur de cette évolution. Tout a commencé par la prise de contact entre une jeune Japonaise d’à peine 16 ans, Orono Noguchi, et un groupe néo-zélandais, dont elle est fan. Le courant passe bien entre les correspondants qui échangent des fichiers audio. Elle est finalement invitée à y poser la voix. Il s’agit des balbutiements qui précèdent la formation du band. Quelques mois plus tard, Superorganism est né. Le line up implique huit musicos issus d’Angleterre, du Japon, de Nouvelle-Zélande et d’Australie, dont sept vivent ensemble, dans une maison équipée d’un studio DIY, sis à l’Est de Londres. De leur collaboration va éclore un premier single baptisé « Something for Your M.IN.D ». La compo devient virale. Frank Ocean et Ezra Koenig (Vampire Weekend) ne tarissent pas d’éloges le combo. Domino le signe. Ce qui permet à Superorganism de publier un premier elpee et puis de se voir ouvrir les portes des festivals les plus prestigieux, dont le Pukkelpop. Tout baigne pour l’octuor cosmopolite…

D’une efficacité redoutable, ce premier LP marche sur les traces de MGMT voire d’Architecture in Helsinki. Une pop foutraque, jouissive et colorée (à l’image des clips et ‘costumes’ de scène) qui contraste avec la voix faussement apathique d’une Orono abordant des sujets de société, comme l’importance de l’image ou la célébrité. Une expression sonore alimentée par des synthés, de la guitare, des chœurs, des samples et des bruits issus de la vie quotidienne. En résulte dix singles potentiels dont les plus notables s’intitulent « Everybody Wants To Be Famous », « SPRORGNSM » et, bien sûr, « Something For Your M.I.N.D ».

Pour conclure, rien de tel qu’une citation d’Orono elle-même : ‘J'aime penser que Superorganism est juste une faute d'orthographe à Superorgasme’. Vu la jouissance ressentie à l’écoute de l’album, cette phrase prend alors tout son sens.