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The Baptist Generals

Jackleg Devotional to the Heart

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10 ans ! C’est le temps qu’il a fallu à Chris Flemmons et ses sbires pour enfin nous léguer un successeur à « No Silver/No Gold », sorti en 2003… Et c’est peu dire que le folk-rock hanté des Texans nous a foutrement manqué. « Jackleg Devotional to the Heart » constitue leur 3ème album. Il réemprunte le chemin tracé quelque part entre Neutral Milk Hotel et Modest Mouse, mais sous une formule plus dépouillée (« Clitorpus Christi », « Turnunders and Overpasses »). Instrumental acoustique, « Machine en Prolepsis » met en exergue le potentiel de la bande de Denton. Mais dès le deuxième titre, on retrouve la voix si particulière, profonde de Flemmons, une voix qui rappelle celle de Will Johnson. « Dog That Bit You » libère, en outre, une énergie pop contagieuse. Si certaines pistes s’égarent inutilement dans des constructions alambiquées (« Oblivion Overture », « 3 Bromides »), les Généraux livrent le plus souvent des batailles folk plutôt épiques, au cours desquelles il manque toutefois le grain de folie d’un Neutral Milk Hotel. Bien que de bonne facture, ce nouvel opus n’atteint pas le niveau des précédents essais. Et à ce titre, c’est une petite déception. Les aspirations étaient peut-être trop importantes après une telle absence…

 

The Baptist Generals

No Silver/No Gold

Tandis que se distille lentement une atmosphère pesante pendant l'écoute du bien nommé " Ay Distress ", voilà-t-y pas qu'une sonnerie de GSM vient interrompre le morceau, et Chris Flemmons, le chanteur, de péter un câble, sa guitare, et le reste. Hilarant ou flippant, selon l'humeur, mais difficile en tout cas de rester indifférent. Le reste, est à l'avenant : mélodies brinquebalantes enregistrées sur un deux-pistes, voix aigrelette possédée par le démon, guitares vieilles de cent ans résonnant comme l'écho d'une maison abandonnée… Ces chansons font froid dans le dos, comme si le disque avait été enregistré dans la forêt de Blair Witch en compagnie des fantômes de Woody Guthrie et de Ian Curtis. A cet égard, des plages comme " On A Wheel " et " Burning " foutent vraiment la pétoche. Antifolk éthylique, country industriel, rock d'outre-tombe, peu importe : " No Silver/No Gold " s'écoute à la bougie, enroulé dans une couverture avec, à portée de main, un crucifix, du whisky et les livres de Poe ou de Lovecraft. Tétanisant.

The Baptist Generals

Dog

Écrit par

Dans le domaine de la lo fi, les Baptist Generals sont vraiment un cas particulier. D'abord, il y a Chris Flemmon, un type capable d'extraire des sonorités pas possibles d'une guitare sèche qui ne doit pas valoir plus de 20 $. De chanter comme un vieillard de 90 piges prêt à rendre son dernier souffle, pour raconter des histoires, tantôt désespérées, sordides ou mêmes horribles, peuplées d'alcoolos, de clodos, de desperados et de populo qui ne fera pas de vieux os. Un peu comme s'il cherchait à exorciser ses propres démons qui le rongent à l'intérieur. Ensuite, il y a Steve Hill. Un percussionniste qui tape sur tout ce qui lui tombe sous la main : casseroles, marmites, seaux et autres objets insolites. Et le résultat de cette rencontre est le plus souvent étonnant ; même si sous sa forme la plus dépouillée, il marche un peu trop sur les traces de Will Oldham. Mais lorsque l'émotion débridée et la tension malsaine entrent en osmose, les compositions atteignent l'intensité " III " sur l'échelle du Led Zeppelin. Ou en terme de référence pure, revisite l'univers de Roy Harper. A l'instar de " 2/3rds Jim's head ", " Pats the rub ", " Dancing magnetic people " ou encore " Damn the bloom ", les meilleures compositions de l'opus. Dommage, d'ailleurs, que les quatorze fragments de ce " Dog " ne soient pas tous de cette trempe…