L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

The Big Five-O

Texas Tone

Écrit par

Constitué de Ruud Van Ingen (piano et chant), Willem van Dullemen (guitare et chant) et du batteur Bert Post, Big Five-O est un trio de vétérans hollandais. Des musiciens qui avaient naguère sévi au sein de formations telles que Hoochie Coochie Men, Jinx, Tip on In et Groovetones.

Une guitare tisse la trame de départ, avant de laisser place au piano sur un rythme assez envolé. "Blast off" marque le passage de la guitare à l'avant-plan. Elle rocke sec et déménage tout au long de cet instrumental. La version étrange de "Frankie & Johnny", vogue dans un monde hostile. Le rythme est très lent, indolent même ; la guitare réverbérée, métallique, emprunte au passage des murmures surf, réminiscents de Link Wray. Les accents blues de "Headlighths" remontent au Delta. Remarquablement conduits par le piano de van Ingen, ils traversent le swing des années 40 et le boogie woogie, pendant que les cordes du bottleneck de van Dullemen lorgnent avec émotion, vers le Sud profond. Le trio maintient le rythme pour rendre hommage à Willie Dixon, à travers l'excellente composition "Tell that woman". Ruud et Willem chantent à l'unisson. La tonalité toute métallique de la guitare est totalement pourrie. "This little voice" est ma plage favorite. Une composition qui navigue quelque part entre le Chicago blues des 50s (NDR : pour le piano de Ruud) et un bon Texas shuffle (NDR : à cause de la rythmique). Un travail remarquable au cours duquel la guitare imprime bien les parties de basse ! Toujours bien en rythme, "Cheatin" exhale un parfum texan. La version de "Staggerlee" est un nouveau moment très chaud. Van Ingen y démontre toute l'étendue de son talent au piano. Un remarquable pianiste de boogie qui a tout assimilé de Cripple Clarence Lofton, Meade Lux Lewis, Scrapper Blackwell ou encore Leroy Carr. Proche de Lightnin' Hopkins, la plage titulaire est un concentré du son produit par la guitare de Willem van Dullemen. Composé par Sticks McGhee, frère de Brownee disparu il y a déjà 40 ans, la reprise de "Sleep-in job" est du rock'n'roll pur. A cet instant, le Big Five-O me fait penser aux Blasters, à Leroi Brothers voire peut-être même aux Paladins. "Crazy blues" est un blues lent intimiste. Ruud est passé au vibraphone pour rendre l'atmosphère jazzyfiantte. Un excellent album qui se referme par "Gone boogie". Un boogie, bien évidemment…