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The Bluesbones

Double Live

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The Bluesbones est incontestablement une des meilleures formations blues belges. Classique, son style amplifié concède des accents rock évidents. Ce quintet réunit le chanteur Nico De Cock, le jeune guitariste Stef Paglia, le claviériste Edwin Risbourg, le batteur Dominique Christens et le bassiste Geert Boeckx. Ce dernier remplace Ronald Burssens, drummer qui avait participé à l’enregistrement du précédent opus, "Saved by the blues", paru en 2015.

Le 1er cd s’ouvre justement par "Saved by the blues", un R&B dansant de bonne facture. La voix de Nico passe bien la rampe ; mais c’est l’orgue d’Edwin qui tire son épingle du jeu. Cependant, The Bluesbones excelle surtout sur les plages lentes, un domaine au sein duquel les musicos ont davantage l’opportunité de se mettre en exergue. A l’instar d’"I’m still your man". Mais "Voodoo guitar" en est certainement un des plus beaux exemples. L’intro aux cordes est impeccable. La voix colle parfaitement à un ensemble tapissé par l’orgue. Mais manifestement, c’est la guitare de Stef qui brille de mille feux. Tout comme sur "She’s got the devil in me", un blues lent signé Cedell Davies, qui s’étale sur plus de 13’, une plage au cours de laquelle Stef semble hanté par le Stevie Ray Vaughan de "Tin Pan Alley". Le jeune gratteur a pris de la bouteille et il met son expérience au service de la compo. Il y injecte un max de feeling et brille par sa capacité à aligner ses notes… parcimonieusement et judicieusement. Dominés par les interventions d’orgue, "Riding out" et "No good for me" sont des blues rythmés. "Moonshine" nous entraîne dans le Delta. Paglia démontre qu’il est également à l’aise lorsqu’il glisse le doigt d’acier le long des cordes ; et sa slide se couvre d’accents bien métalliques. "Find me a woman" macère dans le Mississippi ; le bottleneck nous entraînant même du côté de Clarksdale.

On retrouve la même recette sur le second compact disc. D’ailleurs en ouverture, The Bluebones nous propose encore un r&b dansant. Tout au long de ce "Broken down car", Stef écrase ses pédales, dans l’esprit de SRV, voire de Freddie King. Et les blues lents sont, bien entendu, toujours de circonstance. A l’instar d’"I try", dont la guitare d’abord sur la réserve, monte progressivement en puissance, confirmant le doigté extraordinaire de Stef. Superbe! Nico brille au micro sur le paisible "Wrong" et lors de la finale, "Whiskey drinking woman". Incontestablement, Jimi Hendrix est un maître pour Paglia. Atmosphérique, caractérisé par ses accents empruntés à Band of Gypsies, "Runaway" en est une parfaite illustration. "Cruisin’" campe un boogie bien entraînant. Le "Devil’s bride" de Matt Andersen est superbement ficelé. Les sonorités d’orgue dispensées par Edwin nous plongent dans le Memphis R&B ; mais le morceau prend sa véritable dimension ‘live’, lorsque Stef commence à torturer ses cordes à la manière d’Hendrix. Les plages de ces deux opus figuraient déjà sur les deux elpees studio ainsi que sur le « Live @ the Bosuil ». Maintenant, il faut espérer que The Bluesbones puisse déterminer exactement la direction qu’il compte emprunter. Le combo représentera la Belgique, dans le cadre du prochain Euro Blues Challenge, qui se déroulera au Danemark, en avril prochain.

 

The Bluesbones

Saved by the blues

Écrit par

Cette formation ne compte que quelques années d’existence ; et pourtant, dans l’univers du blues, elle est devenue une des meilleures en Belgique. Son fondateur, Nico De Cock, militait autrefois au sein de Blues Conspiracy et Dusty Dollar. Il se consacre au chant. La section rythmique est constituée de Ronald Burssens à la basse et de l’ex-Cora Lee and No Trouble, Dominique Christens, à la batterie. Stef Paglia est venu ensuite compléter le line up. Un fameux sixcordiste ! Et pourtant, il est à peine âgé de 20 printemps ! Puis Edwin Risbourg, préposé à l'orgue Hammond. Très prometteur, le premier elpee, "Voodoo guitar", était paru en 2012. L’année suivante, le combo publie un CD/DVD, "Live @ the Bosuil". "Saved by the blues" constitue donc son troisième essai. L’évolution est manifeste ; mais surtout ce nouvel opus confirme l’immense potentiel de ce band noir-jaune-rouge…

Au bottleneck, Stef introduit "Find me a woman", un blues aux accents originels du Delta du Mississippi. Nico De Cock confirme qu’il est excellent chanteur. Il est capable de moduler sa voix et même de la calquer sur celle –plus grave– de Howlin' Wolf. Inspiré, Dominique Christens imprime un drumming tonique afin de permettre à la slide de tutoyer les sommets. La section rythmique libère un groove implacable tout au long de l’excellent "I'm on the road again". Le tempo est vivace ; et Paglia semble inspiré pour nous réserver une sortie de cordes remarquable. La voix de Nico colle parfaitement à la ligne mélodique d’"I try", une plage indolente, belle, dépouillée, qu’Edwin entretient aux ivoires, avant que Stef ne s’autorise un solo qui monte progressivement en puissance. Et une nouvelle fois, il démontre ses aptitudes, dont une capacité étonnante à communiquer sa sensibilité naturelle. Superbe! Une seule reprise : le "Devil's bride" de Matt Andersen. Après une brève intro atmosphérique, Stef donne le signal du boogie ; et c'est parti pour près de sept minutes de bonheur. Une sortie édifiante du gratteur marque la plage. Il ose des sonorités novatrices ; et ne se gêne pas pour nous les faire partager. Grâce à un exercice vocal étonnant, Nico remet la machine sur les rails. Moment choisi par Mr Ribourg pour intervenir à l’orgue. "I'm still your man" est le blues lent attendu. Et il est loin d’être décevant. Alternativement funky, "Saved by the blues" est enrichi par la présence de cuivres. "Moonshine" concède de nouveaux accents issus du Delta. Les accords de la slide sont métalliques. Stef met le feu à l'aide de son bottleneck. Il en extirpe des sonorités furieuses, dévastatrices, meurtrières. Les Bluesbones sont également capables de construire une ligne mélodique solide. A l’instar de "Crazy", un titre que chante Nico d’une voix ferme mais expressive, alors qu’Edwin se consacre au piano électrique. Ronald Burssens opère quelques échanges entre sa basse et la guitare. Une compo subtilement sculptée dans un rock/blues. "Call me" est un autre funk/blues susceptible de laisser la porte ouverte aux billets de sortie. Nico attend désespérément un appel téléphonique. Lassé d’attendre, Mr Paglia s'envole vers un solo torturé et déjanté. Stef avoue être un disciple de Jimi Hendrix. Et il lui rend un bel hommage lorsqu’il attaque la ballade "Runaway". Un chouette exercice de virtuosité. La dernière plage "Wrong" est lente, minimaliste et mélodieuse. Une ultime opportunité laissée à Stef pour communiquer généreusement tout son feeling. Un album épatant pour cette jeune formation belge. Et ne la manquez pas en ‘live’ ; ses prestations sont brillantes. Ce qui ne gâte rien ! 

 

The Bluesbones

Voodoo Guitar

Écrit par

Bien que nouveau groupe belge, The Bluesbones est né sur les cendres deux formations défuntes. Le chanteur Nico Decock et le guitariste Andy Aerts sont issus The Blues Conspiracy. Le bassiste Ronald Burssens et le batteur Dominique Christens de Cora Lee and No Trouble. Le line up a, en outre, intégré un tout jeune gratteur de moins de vingt ans, Stef Paglia. Quintet, The Bluesbones pratique un powerblues rock largement amplifié, dans l’esprit des Anglais de Danny Bryant Red Eye Band.

Superbe boogie, "Cruisin" est imprimé sur un tempo très rapide. Nico chante, mais les guitares ne lui laissent guère le temps de s'exprimer. Elles s'abattent comme un torrent de cordes… Long blues lent, le titre maître adopte un profil dramatique. A cause de la progression des six cordes, dont la montée en crescendo est chargée de sensibilité et d’intensité. Autre boogie, "Allergic to work" est une plage dynamique, propice à la transposition en live. Nico se lâche. Sa voix est grave. Il semble possédé… Encore un blues lent : "She's got the devil". Les riffs sont lourds. Dès que Nico s'éloigne du micro, le soliste récupère les événements. Il s'impose même. Ses interventions montent progressivement en puissance. Il dégote même les notes meurtrières, communiquant un climat tragique à l’ensemble. Et finalement, la voix parvient à reprendre le dialogue avec les riffs surpuissants. Une formule dont les Bones semblent s’accommoder. Pas question de délicatesse chez les Bluesbones. Ce n’est pas leur style ! Leur énergie est dévastatrice et leurs compos terriblement efficaces. Sur scène, leur prestation doit remuer les tripes. Rockin' blues, "Mr Highwayman" est issu de la plume de Howlin' Wolf. Une piste évoluant sur un mid tempo, mais particulièrement offensive. Si les musicos étaient américains, ils seraient certainement issus du Sud. "Believe me" donne un coup d'accélérateur. Indolente, très mélodieuse, cette plage lorgne à nouveau vers le southern rock de Danny Bryant. Conjuguées en harmonie, les grattes libèrent des sonorités limpides, dignes de Wishbone Ash. Ce qui n’empêche pas la voix de Mr De Cock de tirer son épingle du jeu. Percutant, "Depression" est balisé par la slide. Cette œuvre s’achève par une version ‘Symphonic’ (?!?!?) de leur "Believe me". Une adaptation empreinte de douceur, parcourue par des accords de piano paisibles. Les ivoires talonnent la voix de Nico qui s'épanouit dans ce climat où les cordes ne lui volent enfin plus la vedette.