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The Bonnevilles

Arrow pierce my heart

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The Bonnevilles est un duo de garage/punk/blues. Etabli à Largin, en Irlande du Nord, il réunit le guitariste/chanteur Andrew McGibbon Jr et le drummer Chris McCullam. Fondé en 2008, le tandem publie dans la foulée son premier elpee, "Good suits & Fighting boots". La paire s’inspire alors de vieux bluesmen noirs comme Howlin' Wolf, Robert Johnson, et plus précisément encore, R.L Burnside (NDR : pensez à l’album "An ass pocket of Whiskey", pour lequel Jon Spencer était venu donner un bon coup de guitare). Le deuxième LP, "Folk Art and the death of Jesus" paraît en 2012. Et deux ans plus tard, le band immortalise un opus ‘live’ enregistré au Limelight de Belfast, "Tape Saturation Overdrive – Live in Belfast". C’est au cours de ce festival que les deux musicos croisent James Leg et les membres de Left Lane Cruiser, en compagnie desquels ils commencent à tisser des liens. Une rencontre qui va leur ouvrir les portes du label américain Alive Natural Sound. Mais aussi marquer leur musique. Et "Arrow pierce my heart" en est la parfaite démonstration, un long playing enregistré au sein du studio Millbank, en Irlande du Nord. Toutes les compos sont signées par McGibbon Jr. 

L'album s'ouvre par "No law in Lurgan". Il n’existerait donc pas de loi à Lurgan, une petite cité qui héberge Bonnevilles… Le début de parcours baigne au sein d’un climat dramatique, digne du Black Sabbath originel. Le tempo s’accélère ensuite alors que la gratte déjante régulièrement. "My dark heart" nous entraîne dans le Delta du Mississippi. Le rythme est rapide. Andrew chante un peu à la manière de Robert Plant. "The Whiskey lingers" déclenche une transe hypnotique réminiscente du légendaire Howlin' Wolf. L’atmosphère n’est guère propice à la joie de vivre. Denses, les percus de McCullam impressionnent, alors que les cordes s’autorisent un trip psychédélique. Et c’est dans la même ambiance que "The Electric Company" macère. Le drumming de McCullam est carrément hypnotique tout au long d’"Arrow pierce my heart". Folk, "Eggs and bread" nous réserve un bref intermède acoustique. "I dreamt of the dead" adopte un profil punk/blues, alors que torturé, "I've come too far for love to die" évolue sur un tempo plus lent. "Erotica Laguna Lurgana" pourrait servir de B.O. à un film introspectif. Malgré son sujet quelque peu morbide, "The man with the X shaped scar on his check" ne manque pas de charme. Cordes rythmiques et drums allègres rendent même cette plage presque joyeuse. Ballade acoustique, "Those little lies" concède des accents folk blues. Andrew et Chris mettent littéralement le feu aux planches tout au long de "Learning to cope", un morceau nerveux à l’attitude franchement punk. Et "Who do I have to kill to get out of here?" clôt l’oeuvre en puissance. Une question restée sans réponse, puisque ces Irlandais ont décidé de forcer leur chemin…