Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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The Great Crusades

Keep them entertained

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L’an dernier, The Great Crusades avait commis « Four Thirty », un superbe album qui mêlait lubriquement blues, punk, americana et rock’n roll. Ce quartet était ainsi parvenu à opérer un croisement hypothétique entre Sreamin’ Jay Hawkins, Captain Beefheart, les Replacements, les Bad Seeds et les Godfathers.

Le sixième opus de ce quartet chicagolais m’a quelque peu laissé sur ma faim. A cause de ces quelques ballades mid tempo surannées qui vous donnent l’envie de zapper. Et puis de ces titres qui hésitent entre blues et rythm’n blues insulaire. Dans un registre un peu trop sixties, réminiscent des Animals et même de Yardbirds. Heureusement, le timbre vocal de Brian Krumm est toujours aussi éraillé, rauque, probablement ravagé par le whiskey, campant un hybride entre Joe Cocker, Tom Waits, Don Van Vliet, Nick Cave, Stuart Staples (Tindersticks) et Bruce Dickinson (Iron Maiden). Bien sûr, « Demolishin a bottle of wine » ne vole pas plus haut qu’une cover de Joe Cocker. Mais une bonne moitié de l’opus tient quand même la route. Tout d’abord deux fragments imprimés sur un tempo punkabilly. Soit « On a fast moving train ». Me rappelant le célèbre climat entretenu par le « Who do you love » de Bo Diddley, alors que les riffs de guitare lorgnent manifestement vers « Heartbreaker » du Led Zep. Et l’énigmatique « Why’d you have to do this to me ? ». Une plage imprimée sur un tempo tribal, implacable, et balayée de riffs de guitare terriblement incisifs. Deux autres compos abordées dans l’esprit de feu Alex Harvey, ensuite. Tout d’abord « Broken umbrella ». Complexe elle alterne intermèdes acoustiques, investis d’un violoncelle, et envolées électriques nourries aux cordes de guitare cinglantes, déferlantes, vivifiantes. Et enfin, « The bucket of blood ». Un paso doble de 6’50 exécuté dans un esprit parfaitement cabaret. Hormis « Sex sells (So I’ll see you in hell) », caractérisé par ses riffs meurtriers, son tempo frénétique et coulé dans une mélodie contagieuse, le reste manque de punch ou est trop prévisible. Un mini elpee aurait suffi.

The Great Crusades

Four thirty

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Four Thirty constitue déjà le cinquième opus de The Great Crusades. Un quartet chicagolais responsable d’une musique qui mêle lubriquement blues, punk, americana et rock’n roll. Pour vous donner une petite idée, imaginez un croisement hypothétique entre Sreamin’ Jay Hawkins, Captain Beefheart, les Replacements et les Bad Seeds, et vous aurez une idée plus ou moins exacte du style pratiqué par cette formation. Encore que abstraction faite des vocaux, il me rappelle quelque part les Godfathers. Venons-en justement au chanteur. Brian Krumm. Son timbre est unique en son genre. Eraillé, rauque, probablement ravagé par le whiskey, il campe un hybride entre Joe Cocker, Tom Waits, Don Van Vliet, Nick Cave, Stuart Staples (Tindersticks) et Bruce Dickinson (Iron Maiden). C’est également le guitariste. Et aussi le lyriciste. Ses textes ? Trempés dans l’alcool, ils parlent de l’amour, du sexe, de la colère, de la haine, de la rue ou de la route. Des choses de la vie pour un pilier de comptoir, quoi ! Tout en manifestant un talent certain pour l’autodérision. Découpé en 11 fragments, « Four thirty” libère une énergie phénoménale, comme en ‘live’. Parce que le combo est parvenu à la reproduire en studio. En enregistrant pratiquement toutes leurs compos en une seule prise. Oui mais la musique ? Tour à tour électrique, marécageuse, tumultueuse, viscérale, tendre ou dramatique elle privilégie l’instrumentation basique (guitare/basse/batterie/claviers) ; mais n’hésite pas à impliquer, suivant les circonstances, des instruments spécifiquement country comme le violon, la pedal steel ou le banjo… Une chose est sûre cet elpee décoiffe. Même ceux qui n’ont plus un poil sur le caillou…

 

The Great Crusades

Welcome to the Hiawatha Inn

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“Welcome to the Hiawatha Inn” constitue déjà le quatrième opus de ce quatuor issu de Champaign, dans l’Illinois. Une formation fondée sur les cendres du groupe The Suede Chain. Ce qui ne doit pas beaucoup vous aider. Et moi non plus. Brian Krumm en est le chanteur et le lyriciste. Son timbre vocal éraillé, rocailleux, unique en son genre, a été qualifié par le magazine Rolling Stone d’enfant naturel de Tom Waits et d’Axl Rose. Et de cette voix graveleuse, il conte des histoires spirituelles (NDR : qui a dit spiritueuses ?) et dérangeantes qui parlent de cimetières, d’amour, de trahison et de bière (NDR : fameux cocktail !). Pour vous donner une petite idée du style pratiqué par The Great Crusades, imaginez une rencontre entre Disneyland After Dark et Bruce Springsteen, renforcée ponctuellement par la présence de Neil Young, Gallon Drunk, Jayhawks, Leon Redbone, Morphine, Richard Thompson, Tea Party, Nick Cave ou Replacements. Autrement dit du folk/punk/country/blues/rock qui n’exclut aucune influence extérieure. Une instrumentation basique enrichie épisodiquement par un banjo, un violon, un harmonica, un orgue ou un violoncelle. Il en émane une énergie âpre, perturbante entretenue par des guitares torturées, distordues, parfois aux sonorités inhabituelles. Pour enregistrer cet elpee, le combo a notamment reçu le concours de Blaise Barton et de Brian Leach. Respectivement à la console et au mixing. Pas n’importe qui, puisque si le premier s’est forgé une carte de visite en travaillant pour Bob Dylan et Liz Phair, le second possède une solide réputation comme écrivain. Pour la circonstance, cet ami de longue date n’a pas prêté sa plume, mais outre la mise en forme, joué un peu de six cordes, de claviers et de backing vocaux. Un seul raté sur l’opus, « Elizabeth », un slow ringard à la sauce Scorpions. Une exception qui confirme la règle, si vous préférez. Bref, un chouette album qui mériterait un prolongement sur les planches. D’autant que d’après les infos recueillies, leurs prestations scéniques seraient dévastatrices…