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The Judy Experience

Judy is rising (Ep)

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Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.