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The Knickerbocker All-Stars

Go back home to the blues

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Le Knickerbocker Café est un club construit au cours des années trente. Il est situé à Westerly, Rhode Island. Le célèbre big band Roomful of Blues y est né en 1967, suite à la rencontre entre le guitariste Duke Robillard et le pianiste Al Copley. Ce qui allait permettre au band de célébrer le jumping blues, en y injectant un max de swing à l’aide d'une large section de cuivres. Ce café est aujourd'hui devenu le Knickerbocker Music Center et sert à la fois de salle de concert et de centre d'éducation musicale. Et c'est au même endroit qu’est né le projet du Knickerbocker All Stars.

Son premier opus, "Open mic at the Knick", est paru en 2014. Pour ce "Go back home to the blues", c’est Al Basile qui signe les notes de la pochette. Cet ex-trompettiste de Roomful of Blues a aussi composé quatre plages. Faut dire qu’il a acquis une certaine notoriété comme chanteur/compositeur de R&B. Et il a publié de nombreux elpee solos. On retrouve au sein du collectif, plusieurs membres du big band, dont le fondateur Al Copley ainsi que Doug James, Rich Lataille et Carl Querfurth aux cuivres. Sans oublier le drummer Mark Teixeira et le bassiste Brad Hallen, soit l’actuelle section rythmique de Duke Robillard. Quelques invités ont également apporté leur concours et tout particulièrement le guitariste Monster Mike Welch, le saxophoniste ténor Gordon Beadle et le trompettiste Doc Chanonhouse. Mais aussi quelques redoutables chanteurs...

En ouverture, "36-22-36" ressemble à une présentation sur scène. Chargé de swing et adoptant un ton jazz, le piano de Copley tire son épingle du jeu. La voix de Sugar Ray Norcia est magique, alors que le sax ténor prend son envol au cœur d’un mur de cuivres. Les cordes de Welch introduisent la cover du "You know that you love me" de Freddie King, une compo imprimée sur une rythmique implacable. Willie J. Laws (NDR : c’est un Texan !) se réserve le micro. Le jeune Monster injecte un max de feeling et de grâce dans ses cordes. Brian Templeton (ex-Radio Kings) chante classieusement le "Cadillac Baby" de Roy Brown, un titre qui fait la fête au R&B et au jump. "Brand new fool" baigne au sein d’un climat torride. Un morceau issu de la plume d’Al Basile. Norcia mène la danse. Copley semble très inspiré sur ses ivoires. La section rythmique est impressionnante de solidité. Le "Something to remember you by" d'Eddie Jones, alias Guitar Slim, est chanté par Laws, un blues lent à la louisianaise au cours duquel Mike Welch prend un billet de sortie tout en sensibilité. Nouveau coup de jump pour le "Take it like a man" de Chuck Willis. Norcia drive de sa voix chaleureuse cette piste qui permet au sax baryton de Doug James de prendre son envol. Deux plages instrumentales. Tout d’abord "Hokin'". Un gala de saxophonistes, talentueux, il est vrai. Puis "Blockbuster boogie". C’est le piano qui balise l’ensemble ; avant que la trompette de Doc Chanonhouse n’apporte une forme de délivrance. Al Basile démontre qu’il a également une bonne voix tout au long de son "Don't you ever get tired of being right?", une plage gorgée de swing, au cours de laquelle il accorde une brillante intervention sur son cornet. Signé Reuben Brown, "He was a friend of mine" est un autre blues lent classieux. Welch s’y révèle très en verve dans un style réminiscent du grand BB King. Templeton chante une autre composition de Basile : "Go back home to the blues". De toute bonne facture, ce R&B permet à Welch de libérer toute sa passion. "Annie get your thing on" macère dans un climat néo-orléanais. Templeton est aux vocaux pour cette dernière compo d’Al Basile, entretenue par des cuivres particulièrement fiévreux. Ce superbe opus se referme par le classique de Larry Davis, marqué par l'ultime envol de Mike Welch, "I tried". Et on soulignera également le superbe travail opéré par Jack Gauthier, à la mise en forme.

 

The Knickerbocker All-Stars

Open mic at the Knick

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Rhode Island est un petit état situé sur la côte Atlantique des USA, coincé entre le Connecticut et le Massachusetts. Mais depuis longtemps, sa scène jump blues et R&B est particulièrement fertile. Surtout à Newport. C’est dans ce port de plaisance que se déroulent  le Newport Jazz Festival ainsi que le Newport Folk Festival. Des événement qui ont permis, au cours des 60’s et des 70’s la découverte d’artistes incontournables comme Bob Dylan, Joan Baez, mais aussi Greg Piccolo, Johnny Nicholas et Duke Robillard qui allait former le big band Roomful of Blues. JP Gauthier et son ami Bob Christina ont eu l'idée de ressusciter ce concept en réunissant des musiciens qui partagent la même passion afin d'enregistrer cet album dans l'esprit d'une performance live.

Bob est batteur. C’est le frère de Fran Christina, le drummer historique des Fabulous Thunderbirds. Il a participé à l’enregistrement de trois plages. Le line up des All Stars implique les frères Christina, le bassiste Bob Worthington, le guitariste Ricky King Russell, Al Copley ou Dave Maxwell au piano ainsi qu’une section complète de cuivres. Et pas moins de 8 chanteurs ont été invités pour immortaliser l’événement. Un événement qui s’est déroulé dans le patelin de Westerly ; et "Open mic at the Knick" nous restitue l'ambiance brûlante qui y régnait et règne encore les plus grands soirs. John Paul Gauthier a enregistré, mixé, produit et distribue ce CD sur son label JP Cadillac.

Le rideau s'ouvre par le classique de BB King, "You upset me baby". Ronnie Earl, qui a longtemps sévi chez Roomful of Blues, se réserve la guitare, alors que Sugar Ray Norcia, ex-leader des Bluetones, se consacre au chant. Autoritaire, puissante, sa voix est vraiment adaptée pour aborder le style jump. Rich Lataille (NDR : seul membre originel de Roomful of Blues toujours présent!) s'envole sur son sax ténor alors que King Russell s'emballe sur sa Fender Stratocaster. Les All Stars embrayent par le classique "Turn on the love light", une piste chantée dans une ambiance Blues Brothers par le Texan Malford Mulligan. Il réplique ensuite tout au long du rythmé "Love disease", un morceau dont le tempo est imprimé par Fran Christina, lui aussi un ancien Roomful of Blues. Autre Texan, Willie Laws se réserve le micro pour attaquer le blues lent "Mother-in-law blues", un petit joyau autrefois interprété par Buddy Guy. Et il remet parfaitement le couvert sur le classique "Five long years", un slow blues signé par le pianiste Eddie Boyd. Johnny Nicholas nous vient également du Texas. Il chante remarquablement le blues indolent "Jelly Jelly". Les cordes de Russell sont impeccables ; le piano et la trompette feutrée de Doc Channonhouse le sont tout autant. Rick Russell introduit "Reconsider baby", un autre blues lent. Nicholas est toujours aux vocaux pour ce titre issu de la plume de Lowell Fulson. Sugar Ray revient chanter "It's later than you think", un jump tourmenté, imprimé sur un tempo irrésistible. Al Copley, Rich Lataille et Doc Channonhouse tirent leur épingle du jeu sur cette plage composée par Roy Milton. Curtis Salgado est un autre ancien musico du Roomful of Blues. Il aborde "Ain't that lovin' you" d’une voix purement soul. Mais plutôt jazz, cette compo swingue naturellement. Et à la six cordes, King Russell s’y révèle bouleversant. "Somebody's got to go" est un blues classieux dispensé par J.P Sheerar. Brian Templeton drivait autrefois Radio Kings, un combo notoire de Boston. Sa version du "I'm tore down", un des joyaux issus du répertoire de Freddie King, ne manque pas de panache. Russell est intenable aux cordes. Un des tous grands moments de cet opus. Et on n’est pas au bout de nos surprises. Nicholas chante le blues louisianais, "Along about midnight". Rick est décidément insatiable sur sa gratte tout au long de cette composition signée Guitar Slim, l'un des fleurons du blues de New Orleans. Et il en remet une dernière couche sur le "Going down" de Don Nix, une finale très électrique chantée par Mike O'Connell.