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The Mary Onettes

Islands

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The Mary Onettes est un combo suédois qui excelle dans l’art de passer inaperçu. Malgré la publication d’un premier recueil éponyme de très bonne facture. Les frangins Ekström et leurs deux collègues ont bien du mérite. Ne serait-ce que pour leur ténacité. Car le moins que l’on puisse dire est que l’accouchement de ce deuxième bébé s’est effectué dans la douleur. En 2000, après un démarrage peu glorieux au sein de l’écurie Sony, qui s’est débarrassé du quatuor quelques semaines après la sortie d’un Ep intitulé « Lost », The Mary Onettes a trouvé refuge chez ses compatriotes indépendants de Labrador Records. S’ensuit la publication d’un premier ouvrage très proche d’Echo & The Bunnymen. Trop, diront certains. La comparaison colle à la peau de la formation qui remonte alors en studio pour enregistrer de nouvelles compos. C’est à ce moment que la malchance frappe le combo, victime d’un cambriolage. Envolé, le disque dur à l’intérieur duquel est conservé une bonne partie des enregistrements. Le combo avait heureusement eu l’immense sagesse d’effectuer un backup de ces bandes. Cependant, comme le veut le vieil adage ‘un malheur n’arrive jamais seul’, ce même disque va souffrir peu après d’un gros problème technique irrécupérable. De quoi déprimer un bon coup.

Mais The Mary Onettes n’est pas du style à se laisser abattre. Quelques sessions d’enregistrement sous haute surveillance plus tard, le quatuor met « Islands » en boîte une fois pour toutes. Tous ces déboires vont déboucher sur une deuxième galette plus personnelle, plus atmosphérique que la précédente. L’ombre d’Echo & The Bunnymen est manifestement moins présente, bien qu’il subsiste inéluctablement quelques miettes de cette influence. Malgré un faux départ dû au synthé introductif de « Puzzles », évoquant étrangement celui du « Running Up The Hill » de Kate Bush, « Islands » trouve sa cadence et éloigne peu à peu The Mary Onettes de ses inspirations. Le résultat de ce long et tortueux parcours est condensé de Dream Pop joliment teinté de shoegaze. "Islands" devrait être apprécié, à sa juste valeur, par les plus nostalgiques des trentenaires.