La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

The Morlocks

Play Chess

Écrit par

Les Morlocks, c’était ce peuple mutant, imaginé par H.G. Wells dans son roman ‘La machine à explorer le temps’, un bouquin dont l’adaptation cinématographique de George Pal, réalisée en 1960, est considérée comme un classique du cinéma de science-fiction. The Morlocks est aussi une formation californienne (NDR : issue de San Diego, très exactement) de garage/rock née en 1986, et drivée par le vocaliste Leighton Koizumi, un personnage dont le magazine Spin avait annoncé la mort, suite à une overdose. Information erronée, puisque le personnage a reformé le groupe depuis 2006. Et a recommencé à enregistrer des disques. Dont le dernier, « Play Chess » rend simplement hommage au célèbre label chicagolais de blues.

Mais ces classiques, il les a revisités à la sauce garage punk. La plupart du temps, dans l’esprit des Stooges. Les accords de gratte sales, malsains et torturés nous renvoient à Ron Asheton, alors que la voix rauque mais puissante, susceptible de grogner ou de hurler, évoquent inévitablement l’Iguane. Et franchement ça décape ! Bo Diddley (le furieux « I’m a man », le standard « Who do you love », repris au moins 25 fois à ce jour, et revisité dans l’esprit des Stones, voire des Petty Things,), Sony Boy Williamson II (« Help me », caractérisé par un début et une fin de parcours empruntant le célèbre riff de « My generation »), Howlin Wolf (« Killing floor », et deux titres qu’il a popularisé, soit une version surprenante du « Smokestack ligthning » de Chester Burnett, traversé ici par un harmonica spectral et celle du « Sitting on top of the world » de The Mississipi Sharks, adaptée également en son temps par The Cream, et ici modulée suivant deux approches rythmiques différentes), Chuck Berry (pour une version plus lente de « You never can tell », mais une particulièrement sauvage de « Back in the USA », malgré ses chœurs à la Fleshtones ainsi qu’un « Promised land », dont le tempo 4/4 est plus Ramones que nature), Chuck Willis (pour un virulent « I feel so bad », une compo interprétée en son temps par Elvis Presley) ainsi que The Dovells (l’échevelé « You can’t sit down », abordé dans l’esprit des Trashmen). Si les dernières productions d’Iggy Pop vous ont laissé sur votre faim, cet album devrait largement vous consoler…

The Morlocks

Easy listening for the underachiever

Écrit par

L’an dernier, le label Area Pirata décidait de rééditer le tout premier elpee des Morlocks, « Emerge », un disque paru en 1985. Une initiative dictée par la reformation du groupe californien (NDR : issu de San Diego, très exactement), même si du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur Leighton Koizumi. Le combo a donc décidé d’enregistrer un tout nouvel opus. Dont la musique trempe, bien évidemment, toujours dans le garage. Empruntant un style aujourd’hui plus proche des Hives, que celui de 13th Floor Elevators ou des Troggs, chez qui l’ensemble puisait ses références à ses débuts. Bref, si vous êtes un inconditionnel du revivalisme sixties, il serait fort étonnant que vous ne succombiez pas à cet « Easy listening for the underachiever ». Vous souhaitez en savoir davantage sur les Morlocks ? A l’issue du tracklisting de ce cd, vous avez droit à une interview accordée par le groupe…

The Morlocks

Emerge

Écrit par

Dans le film de science-fiction réalisé par George Pal, « La Machine à explorer le temps » (1960), les Morlocks élèvent les Élois comme du bétail afin de s’en servir comme nourriture. Un long métrage inspiré du roman de H.G. Wells du même nom. C’est également une formation née en 1984. A San Diego, en Californie. Elle va se séparer en 1987 avant de se reformer en 1999. Pourtant, à cette époque, des rumeurs concernant le décès de son leader, Leighton Koizumi, avaient commencé à circuler auprès de certains médias spécialisés. Et le groupe semble depuis remis en selle, même si du line up originel, il ne reste plus que le seul Koizumi.

« Emerge » constitue le tout premier elpee des Morlocks. Il est paru en 1985. Le groupe, à l’époque, reconnaît pour influences majeures, le garage punk des sixties. Et en particulier les compiles ‘Peebles’ et ‘Nuggets’. Mais après avoir écouté les huit titres de cet opus, il est clair que la formation était avant tout inspirée par les 13th Floor Elevators de Roky Erickson ainsi que les Troggs. Des références incontournables de ce courant issu des 60’s. Le son est sale et âpre, les pulsations rythmiques sont animales et Koizumi hurle plus qu’il ne chante. C’est suffisamment bien ficelé pour s’y intéresser, mais de là à les considérer comme une légende, il y a un pas que je ne franchirai certainement pas ; même si ce mini elpee à été produit par Jordan Tarlow, un personnage qui a milité quelque temps chez les Fuzztones…