Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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The New Christs

Gloria

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The New Christs vient de fêter son vingt-cinquième anniversaire d’existence cette année. Enfin, si on ne tient pas compte des multiples pauses que le combo aussie s’est accordé au cours de ces trois décennies. Encore qu’en matière de longévité, seul le chanteur et membre fondateur Rob Younger, est toujours au poste. Faut dire que le personnage a milité au sein de toute une série de formations, dont les mythiques Radio Birdman. Tout comme le bassiste, Jim Dickson (NDR : il figure au sein du line up, quand même, depuis 1989), qui a également et notamment sévi chez les Barracudas, Passengers, Deniz Tek Group. Trois nouveaux membres ont donc intégré le band, en 2006. Mais on ne va pas faire un inventaire de cette scène antipodale, en perpétuelle ébullition, sinon on va y passer la journée.

Venons-en donc au septième album studio des New Christs. Très électrique, il intègre épisodiquement des séquencde claviers vintage. Faut dire qu’en général, les deux gratteurs mettent la gomme. Et la conjugaison de riffs effilés, ‘crépitants’, saignants, rugissants, décapants, sauvages mais bigrement efficaces entretiennent une intensité blanche digne du southern rock de Lynyrd Skynyrd, du garage des débuts des Stooges, tout en préservant un sens mélodique beaucoup plus proche du punk que du metal (NDR : pensez à Leather Nun, mais en plus furieux). D’ailleurs la voix de crooner bouleversante, parfois déclamatoire, souvent au bord de la rupture de Younger, responsable de lyrics ambitieux, corrobore cette impression. Et on n’oubliera pas la section rythmique aussi solide que puissante. En outre, il ne faut pas oublier que ce band est une influence majeure pour The Hives, The White Stripes ou encore The Jon Spencer Blues Explosion. Une exception dans le tracklisting, « Psych nurse », un morceau enrichi d’accès de piano, mais surtout d’une section de cuivres. Et je dois avouer que si la première écoute de l’elpee m’avait laissé une impression plutôt mitigée, la seconde m’a complètement rassuré sur le potentiel de cette légende toujours bien vivante. Et pourtant, quand ils se produisent en concert chez nous, ils attirent rarement plus de 100 personnes. Faudrait peut-être qu’ils pensent à organiser une distribution miraculeuse de pain et de poissons…

 

The New Christs

We got this !

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Après 20 années d'existence, les New Christs ont décidé de jeter l'éponge. Un point final précipité par la faillite du label Man's Ruin, qui promettait à la formation australienne, une renommée internationale. Marquez : pas de chance ! C'est finalement la maison de disques aussie 'Laughing outlaw' qui a récupéré les bandes issues des sessions d'enregistrement pour les reproduire sur ce Cd. Drivé par l'ex chanteur de Radio Birdman, Rob Younger, The New Christs mérite assurément le statut de groupe mythique. Pas seulement parce que les Datsuns, les D4 et les Vines en sont les héritiers naturels ; mais parce que ce combo incarne un des symboles les plus purs et durs du garage/rock'n roll indépendant aux antipodes. Et que leur manque de notoriété à l'échelle mondiale est une profonde injustice. Il existe au pays des kangourous et en Nouvelle-Zélande des artistes et des groupes de pop et de rock absolument fabuleux dont les échos ne parviennent que trop rarement en Europe. A contrario, des grosses cylindrées américaines gonflées à la pompe à fric bénéficient d'un battage médiatique dont la démesure frise l'indécence. J'arrête ici ma diatribe, je sors du sujet. Si vous voulez en prendre plein la figure, procurez-vous ce " We got this ! " ; 15 fragments de rock pur et dur qui libèrent un groove d'enfer, sans pour autant négliger l'aspect mélodique. Des guitares en pagaille, vivifiantes, querelleuses, jacassantes, en couches, psychédéliques. Un clavier rogné, poussiéreux. Une basse qui pulvérise tout sur son passage. Des drums frénétiques, à connotation punk pop. Une intensité constante. Des lyrics sarcastiques, sombres, dramatiques, chantés par la voix poétique de Rob, dont les inflexions oscillent entre Ed Kuepper et Ian Curtis. Il est cependant difficile d'assimiler cet album d'une seule traite. Ce n'est qu'au bout de la troisième ou quatrième écoute, qu'on parvient réellement à s'en imprégner. Tour à tour les images furtives des Stooges, de Steppenwolf, des Doors, de Sonic Youth et des Ramones traversent votre esprit. Même celle de Téléphone sur " Spit it out " et des Skids chez " On top of me ", une composition découpée dans la power pop hymnique. Ou encore de REM, sous sa forme la plus électrique, tout au long d'" I deny everything ". Mes coups de cœur vont quand même à l'irrésistible " Groovy times " (NDR : le titre !) et au fiévreux, doorsien " Sombrero ". Rob y emprunte même le baryton de Jim Morrison ! Sans oublier le chant du cygne " The party died ", plage érigée sur un véritable mur de guitares. Et le reste est tout aussi surprenant et sauvage. Un must posthume !