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The Nimmo Brothers

Brother to Brother

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Stevie et Alan Nimmo sont deux frères originaires de Glasgow. Ils avaient entamé leur carrière dès 1990, sous le patronyme du Blackwater Blues Band, avant d’opter pour The Nimmo Brothers. Leur premier opus, "Moving on", paraît en 1998. Début de ce siècle, le tandem signe chez Armadillo et grave, en 2001, "Coming your way". Il se produit alors sur la plupart des scènes européennes, et notamment en Belgique. En 2003, il commet un album acoustique, "New moon over Memphis". Depuis, les frangins partagent leurs aventures entre projets en solitaire ou communs. Ce nouvel elpee, "Brother to brother" (Trad : de frère à frère) constitue donc un retour à la formule conjointe. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au studio ‘The Zone’, à Dripping Springs (NDR : c’est au cœur des collines !), près d'Austin, au Texas. Pat Manske (NDR : un personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme de disques publiés par Ray Willie Hubbard, Joe Ely, Eugene ‘Hideaway’ Bridges, Los Lonely Boys et The Band of Heathens) et les frères Nimmo coproduisent l’opus. Enfin, pour concocter ce disque, la paire a reçu concours de musicos locaux ; et notamment le drummer James Oldaker (ex-Eric Clapton Band), les bassistes Jimmy Pettit (Joe Ely Band) et Bill Whitbeck (Robert Earl Keen) ainsi que l’organiste Michael Ramos (Los Lonely Boys).

Les frères Nimmo pratiquent un blues rock particulièrement puissant. La section rythmique est en acier et les deux guitares largement amplifiées. "Still here strumming" en est immédiatement une parfaite illustration. Les cordes se libèrent déjà et nous plongent dans le southern rock, ce rock sudiste à l'américaine, caractérisé par ces grattes constamment au bord de la saturation. Pas question de desserrer l’étreinte. Sur "Lady Luck" les cordes sont acérées. Une compo efficace, redoutable, qui écrase tout sur son passage, dans l’esprit de Leslie West, lorsqu’il drivait Mountain. Ce cap est maintenu tout au long de "Coming around again". La slide guitar est en effervescence. Le bottleneck glisse le long des cordes en fusion. L'étreinte est inoxydable. Sebastien Vaivrand incocule ses interventions à l'orgue Hammond tout au long de "For you". De quoi rendre l’ensemble plus cohérent. Les frères conjuguent leur voix et leurs cordes. Ils exercent un forcing qui ne prend fin qu’à la dernière seconde. Caractérisé par ses changements de rythmes, "Sneaking up to you" évolue dans un univers très proche de Lynyrd Skynyrd. A cause de cette slide accrocheuse, aussi. Pourtant, on y décèle la présence de cordes acoustiques. Le riff dispensé sur "Never gonna walk on me" me rappelle celui de Paul Kossof, le guitariste du Free de Paul Rodgers. L'attaque est toutefois plus musclée et les cordes sont littéralement saignantes. Blues rock classique, "Living again" est imprimé sur un mid tempo. Les deux guitares entretiennent le rythme. La production met l’accent sur cet aspect pour le muer en force naturelle. L’intro de "Waiting for my heart to fall" est légère, mais cette ballade vire rapidement dans le style caractéristique des Nimmo Brothers, nappé pour la circonstance par l'orgue Hammond de Michael Ramos. Superbe ballade lente, "King and country" évolue sur une ligne mélodique efficace tout en ondoyant sur une intervention à la slide belle à pleurer. L’elpee épingle deux covers. Tout d’abord le "Wishing well" du Free. Le plus gros hit de cet ensemble insulaire, paru en 1972. Les Nimmo Brothers nous en réservent une version fidèle à l’originale qu’ils exécutent avec une facilité déconcertante. Et en finale, "Shape I'm in", un rock'n'roll signé Doyle Bramhall II, Charlie Sexton et Marc Benno pour les Arc Angels, en 1992 !

 

The Nimmo Brothers

Coming your way

Écrit par

Les deux frères, Alan et Stevie Nimmo, sont des Ecossais pur-sang. Basés à Glasgow, ils sont entourés de Sam Firth à la basse et de Mark Barrett à la batterie. Ce dernier est un ancien membre d'Hoax ; ce qui explique sans doute pourquoi les Nimmo font penser à ce groupe défunt. Le talentueux Firth est aujourd'hui remplacé par Lindsay Coulson. Le groupe tourne régulièrement chez nous ; et vous êtes sans doute assez nombreux à les avoir vus et entendus.

Le son est puissant. Il est bien restitué sur ce 2ème album. Les deux frères se partagent le chant, les compositions et, bien sûr, les guitares. Le plus jeune est essentiellement inspiré par Stevie Ray Vaughan et Hendrix. L'aîné par B.B King et Peter Green. Les musiciens n'ont pas dépassé la trentaine. Leur jeunesse se ressent dans les accents les plus durs qui les rapprochent du son des Hoax. C'est surtout vrai sur les premiers morceaux "She's all mine" et "Flat broke". Leur face BB/Green se retrouve sans complexe sur les rythmés "She fills my cup", "Coming your way" et surtout "I'll be back someday". Mais c'est sur le lent "All Iwant" qu'ils sont dans la confidence de Peter Green. Le chant est calme, susurré et puis surtout cette Gibson Les Paul est caressée note après note avec beaucoup de feeling. Quand ils abordent leurs tempos lents, les frères le font toujours avec retenue. A l'instar de "Long way from everything" et du superbe "If I could see through your eyes". Un bon album !