Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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The Radio Kings

The Radio Kings

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Particulièrement notoires à Boston (NDR : c’est dans le Massachussetts), les Radio Kings sont nés au début des années 90. Ils constituaient, en quelque sorte, une réplique locale des Fabulous Thunderbirds texans. A l’époque, ils ont édité de très bons albums : "It ain't easy" en 94, "Live at BB King's" en 95 et "Money road" en 98.

Plus de dix ans après, la formation fait donc son retour. A la tête, on retrouve le tandem Brian Templeton/Michael Dinallo. Le premier est responsable du chant et de l’harmonica. Le second des guitares. Ils signent également la majorité des compos. Première constatation, la solution sonore semble bien plus personnelle. Ce qui peut s’expliquer, les Kings ne se limitant pas au blues. On les considère d’ailleurs davantage comme un roots band bien américain.

La voix de Templeton est chaleureuse et naturellement puissante. Il la met constamment au service de sa musique. Et le démontre déjà sur "Can't keep a good man down", le titre d’ouverture ; une compo très imprégnée par le climat sonore de Memphis. Faut dire que la sonorité métallique de la lap steel guitare de Steve Sadler y est pour quelque chose. Cette superbe voix se détache sur "Donna", une ballade pop contagieuse à la texture finement ciselée ; notamment par les chœurs masculins et les cordes acoustiques. La reprise du "She belongs to me" de Magic Sam est superbe. Originale, elle véhicule des accents soul. La lap steel de Sadler s’autorise une sortie parfaite. Elle est immédiatement suivie par celle du co-leader, Dinallo, aux cordes. Profond, riche et expressif, le timbre de Brian fait merveille sur le tendre et mélancolique "Watch the trains roll by". Dinallo en profite pour dispenser un solo minimaliste, mais d’une extrême subtilité. Impressionnant ! "The moanin' blues" replonge dans le pur blues. Rassuré, Templeton sort enfin son harmonica de sa poche. Soutenu par une texture parfaite, conjuguant cordes électriques et acoustiques, il souffle divinement dans sa musique à bouche. Blues funk limpide, "Everything's gonna be all light" met en exergue l’habileté et le talent de la section rythmique. En l’occurrence Dean Cassell à la basse et Andy Plaisted aux drums. Les Kings impriment un tempo particulièrement saignant à "Pallet on the floor", une cover d’un traditionnel du blues. La voix de Brian est puissante et autoritaire. Mais elle permet la sortie successive des solistes, Templeton, Sadler et Dinallo. "Evil love" est sans doute la plage qui ravira le plus les aficionados du blues. Un power delta blues largement amplifié. Très déterminé, Templeton communique une certaine agressivité à la plage dont la sonorité mêle paradoxalement traditionnel et contemporain. "I'm not trippin'" émarge à la country. Une complainte savoureuse, douce, au cours de laquelle la steel guitare semble agoniser. Autre traditionnel, "You got to die" revient au power blues. Détermination, souplesse et sens mélodique caractérisent cette plage. Le "You're gonna make me cry" de O.V Wright achève l’opus. Un autre sommet ! La version est dépouillée. Un traitement que l’on pourrait résumer en une leçon de chant face aux cordes volontairement réverbérées. Un superbe come-back pour les Radio Kings.