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The Rapture

Party Rock Anthem

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Le moins que l'on puisse dire c'est que le retour du combo Disco Punk new-yorkais était plus qu'attendu. A la fois avec excitation et appréhension. Une excitation due à la publication d'un quatrième album, « In the Grace Of Your Love », aussi groovy et efficace que le disque précédent. Et une petite appréhension consécutive à la reconfiguration de la bande qui a vu Matt Saffer, l'un de ses piliers, quitter ses rangs en 2009. Finalement, l'efficacité du quatuor devenu trio aura raison de tous les doutes. Quelques semaines après leur prestation accordée au Trix d'Anvers, The Rapture nous fait l'honneur d'un second passage, cette fois au cœur de Bruxelles, à l'Orangerie du Botanique.

« In the Grace Of Your Love » représente un tout nouveau départ pour Luke Jenner et ses acolytes. Ou un retour aux sources, c'est selon. Car ce quatrième LP voit le trio se rabibocher avec le label DFA qu'il avait quitté le temps d'un disque, « Pieces Of the People We Love ». The Rapture, version 2011, monte sur les planches vers 21h devant un parterre comble depuis plusieurs semaines. L'intro du titre-maître du dernier ouvrage s'échappe des baffles. Le ton est donné, ce soir : c'est le vrai 'party rock' qui est à l'honneur. Pas de 'shuffle', juste des bons riffs qui te font décoller le popotin aux premières notes et des beats qui s'amusent à envoyer des décharges électriques aux gambettes. Bref, rester stoïque face aux morceaux de The Rapture relève d'un manque de coordination flagrant. Parce que lorsque Luke, Vito et Gabriel –flanqués d'un quatrième musicien pour la mouture live–, balancent « Pieces Of the People We Love », « Get Myself Into It », « Whoo ! Alright-Yeah...Uh Huh » et « Killing » presqu’à la suite l’un de l’autre, le public ne peut que se plier aux volontés de la formation. L'Orangerie est en ébullition et le couvercle explose carrément lorsque l'intro de l'übber-tube « House Of Jealous Lovers » retentit entre ses murs.

Sur scène The Rapture circa 2011 n'est certes plus le même que huit ans auparavant, lorsqu’il défendait l'énorme « Echoes ». Mais malgré une énergie moins perceptible qu'à l'époque, le trio s'en sort haut la main en dosant idéalement anciens morceaux et nouvelles compos. Comme« Olio », ce putain d'hymne electro auquel les New-Yorkais ont greffé « Come Back To Me ». Une transition entre l'ancien et le nouveau Rapture opérée de manière tout à fait naturelle, comme si ces deux compos avaient été écrites à la même période. S'ensuivent « Sail Away » et ses accents disco et le post-punk de « Echoes » qui vient clôturer le show.

Les Ricains reviennent pour un ultime 'encore' durant lequel ils vont faire un peu retomber la tension en interprétant « Children », l'un des deux morceaux les moins intéressants de la nouvelle plaque. Luke et co. ont néanmoins l'excellente idée de faire leurs au revoir au son de « How Deep Is Your Love? », premier extrait d’« In the Grace Of Your Love », accueilli bruyamment par une horde de près de 700 fans qui en ont eu pour leur argent. The Rapture version 2.0, c'est de la balle.

Organisation : Botanique

 

The Rapture

!K7 Tapes

Écrit par

Alors que l’on attend impatiemment le successeur de « Pieces Of The People We Love », The Rapture se paie du bon temps en compagnie du label !K7. Ensemble, ils publient un DJ Kicks qui n’en est pas un. Probablement annonciatrice d’une nouvelle série, la compile « !K7 Tapes » des quatre rigolos procure à la fois un insupportable mal à l’estomac et une folle envie de s’envoyer une petite séance d’aérobic rythmique sur la table la plus proche. Hip Hop, Funk, Disco, Dance et Electro. The Rapture nous font bouffer à tous les râteliers mais sont également prévenants et font l’effort d’organiser le tout par genre. De quoi donner un semblant de cohérence à un tracklisting à priori indigeste. La différence entre un DJ Kicks et une !K7 Tape ? Ce dernier ne jouit pas de morceau inédit des responsables du mix. Dommage !

Le quatuor invite à sa petite sauterie des valeurs sûres (Thomas Banglater, Ghostface Killah, Armand Van Helden, Alter Ego, Richie Havens), d’obscurs représentants de la scène disco et electro (Northend, Martin Circus, DJ Mujava, Kiloo…) ainsi que quelques pique-assiettes qui auraient pu faire tourner la soirée au vinaigre (les inutiles « Everybody’s Got To Make A Living » de Dancing With White Girls, « Afro Arps & Minimoogs » de Galaxy 2 Galaxy ou « Say U Will » de Cajmere). Après une première moitié de soirée fort réussie –si l’on esquive Don Armando’s Second Avenue Rumba Band et leur horriblement kitsch « I’m An Indian Too »–, le quatuor s’emmêle les pinceaux lors d’une seconde manche moins passionnante, bien que toujours aussi remuante. La formation permettra même à Paul Johnson de nous glisser à nouveau son immanquable et (trop) entêtant « Get Get Down » dans les oreilles.

Sans être tout à fait indispensable, le « !K7 Tapes » de The Rapture procure, en cette période de fêtes de fin d’année, l’assurance de transformer le plus ennuyeux des salons en dancefloor digne de ce nom. Allez ! ‘Come on baby, shake what your mama gave ya’ !

The Rapture

Pieces Of The People We Love

Écrit par

Après s’être fait remonter les guitares par le tandem DFA (James Murphy et Tim Goldsworthy) sur son essai précédent (« Echoes », 2003), The Rapture s’épaule d’un nouveau duo de producteurs en vogue : Danger Mouse (Gorillaz, Gnarls Barkley) et Paul Epworth (Bloc Party, The Rakes, etc.). Dans le genre branchouille, on ne pouvait mieux faire… Alors, dans ces conditions, comment échapper à la hype ? Sensation médiatique mondialement relayée, The Rapture assume son statut sans concession. Leur nouvel album, « Pieces Of The People We Love », affiche encore un goût immodéré pour les pistes de danse. Dix chansons, autant de tubes troussés pour le dancefloor. Sous les stroboscopes, Luke Jenner chante toujours comme un Robert Smith sous acide lysergique. Epileptiques, les riffs s’attaquent au système nerveux. La décharge vient vous chatouiller la moelle épinière et le corps entame un cycle d’indomptables contorsions. The Rapture, formation d’acid house pour boîtes de nuit post-punk, réaffirme son don pour accoucher d’hymnes festifs, jouissifs. « Pieces Of The People We Love » pourrait être l’intitulé branché de la « compil’ de la fête 2006 ». Tous les titres semblent obnubilés par cette même volonté de bouger. Le mielleux « Live In Sunshine » mis à part, nous sommes ici en présence d’une belle machine à danser. Loin de véhiculer les bases d’une nouvelle révolution, cet album constitue néanmoins une belle satisfaction.