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The Teenagers

Reality Check

Écrit par

Eternels adolescents, Quentin, Dorian et Michael avaient un rêve. Comme beaucoup d’autres, ils s’imaginaient en haut de l’affiche, assailli par une horde de fans en délire. Trois alternatives s’offraient à eux : y arriver (ou pas), coûte que coûte, à la sueur de leur front, tenter l’aventure ‘nouvelle star’ ou passer par la nouvelle porte d’entrée des artistes ‘hype’, l’inévitable MySpace. Le trio aura choisi la dernière option. Leurs premiers émois pop font mouche sur la toile et, en quelques mois seulement, leur rêve est réalisé. Un label signe les trois Parisiens et les Teenagers sont lâchés.

« Reality Check » est alors concocté en deux temps trois mouvements. S’en dégage des mélodies pop estivales et accrocheuses, entre Phoenix et The Killers. Mais également des textes insipides et immatures. On n’en attendait certes pas moins de grands enfants mais l’écriture est malheureusement impossible à ignorer lorsque tous les morceaux de cet ouvrage sont interprétés à l’aide d’un accent frenchy à couper au couteau. De plus, une large partie de « Reality Check » est davantage ‘racontée’ que chantée (cfr « Popular », Nada Surf). Ce qui n’arrange rien. Amusant le premier quart d’heure, ce premier disque aurait plutôt tendance à casser les bonbons sur la longueur. Si ces Teenagers ne mûrissent pas vite, leur ‘reality check’ ne sera manifestement qu’anecdotique.

The Teenagers

Obsessions adolescentes

Écrit par

Quentin Delafon, Dorian Dumont et Michael Szpiner, alias The Teenagers, se confrontent à la réalité d’une carrière décollant sur les chapeaux de roues. Ils remixent les plus grands, recueillent les éloges du NME et accouchent de leur premier bébé, « Reality Check ». Les Teenagers ne sont manifestement plus des enfants.

Les Teenagers, est-ce une histoire d’amour adolescente ou celle d’une relation durable ?

Dorian : On s’est rencontré à l’école. Quentin et moi, nous côtoyions depuis plus de dix ans. Quant à Michael, je le connais depuis plus ou moins quinze ans. Nous n’avions jamais partagé d’expérience musicale auparavant. Mais en 2005, à Noël, on a composé une chanson pour rigoler. Dans la foulée, la même nuit, notre Myspace était créé et cette chanson y était proposée en écoute. Ensuite, nous sommes retournés à nos occupations pendant six mois. L’idée de monter un groupe était en gestation ; puis, en juin 2006, on a composé « Homecoming ». Et tout a commencé. Quelques labels nous ont contactés et The Teenagers est devenu est un vrai groupe.

Dans les textes, on retrouve beaucoup de préoccupations adolescentes. Le nom du groupe reflète-t-il votre état d’esprit lorsque vous composez ?

D. : On est à un âge où l’on ne sait pas vraiment s’il faut grandir et devenir plus sérieux. On a plutôt penché pour l’autre option, celle de rester jeunes et de continuer à faire la fête. Nos textes viennent de préoccupations que l’on a aussi (rires). Ils sont arrivés sans que l’on ne doive se forcer.

La femme a une grande place dans « Reality Check ». Hormis Nicole Ritchie et Scarlett Johansson, que vous célébrez à votre manière, respectivement sur « Fuck Nicole » et « Starlett Johansson », quelles sont les femmes qui ont influencé vos textes ?

D. : - Ma maman. (rires)

Quentin : - Ma sœur.

D. : - On a effectivement écrit une chanson au sujet de Nicole Ritchie et une autre sur Scarlett Johansson ; mais je sais pas si les femmes, en général, ont vraiment influencé les textes…

Q. : - Les paroles de nos chansons pourraient être considérées comme misogynes, mais nous ne le sommes pas du tout. On est juste timides (rires). Je peux comprendre qu’il y ait une mésinterprétation, mais on est vraiment loin d’être misogynes.

« Homecoming » a été élu 4e meilleur single de 2007 dans le fameux magazine anglais NME. Vous attendiez-vous à un tel accueil en Grande Bretagne ?

D. : - Je suis content qu’on nous pose cette question, je l’ai attendue toute la journée ! Tout le monde s’en fout, apparemment ! (rires)

Q. : - Quand on a commencé, c’était vraiment pour s’amuser. Il n’y avait aucune attente. On était donc très surpris et super content de retrouver l’une de nos chansons dans le top 4 des meilleurs morceaux de l’année. On était juste avant ou après Rihanna, il me semble…

D. : - Avant !

Q. : - On a battu Rihanna et son parapluie !

D. : - Pas mal…

Q. : - Ouais. Le classement était un top 50. Quand on a regardé l’ensemble, on a tout de même constaté qu’il y avait pas mal de beau monde. C’était étrange de se voir en photo devant tous les groupes anglais qui avaient cartonné pendant l’année.

« Reality Check », est-ce votre propre confrontation à la réalité ? Un bilan de ce qui s’est passé pour vous ces derniers mois ?

D. : - Entre autres.

Q. : - Parce qu’on peut lui attribuer différentes significations. Mais la majorité des chansons sont basées sur l’imaginaire, le fantasme. C’était donc marrant d’avoir un disque qui s’intitule « Reality Check ».

D. : - Comme on le disait, au départ, The Teenagers n’était pas un véritable groupe. Juste trois mecs qui balançaient des chansons sur MySpace. Et là, on se retrouve chez un vrai label, responsable d’un véritable album qui va sortir partout dans le monde et à la veille de participer à de vraies tournées mondiales. Un dénouement qui pousse au questionnement. Tout ce qui arrive, c’est un peu notre ‘reality check’. Une confrontation avec notre nouvelle vie…

Vous vous êtes exilés en Grande Bretagne. Un choix artistique ?

Q. : - En fait, après mes études, j’ai vécu pendant trois ans en Angleterre parce que je ne savais pas trop quoi faire. Les autres sont restés à Paris. Entretemps, The Teenagers est né. Les deux autres se sont finalement décidés à venir me rejoindre. On n’a donc pas vraiment débarqué là-bas dans l’espoir que ça marche mieux pour nous.

D. : - Michael et moi y avons effectivement émigré pour des raisons pratiques. Le label, le tourneur et le manager du groupe sont domiciliés à Londres. De plus, The Teenagers a pas mal tourné l’année dernière en Grande Bretagne. C’était donc plus simple que les trois membres du groupe se retrouvent dans la même ville.

Musicalement, est-ce la vie parisienne ou votre aventure londonienne qui vous influence le plus ?

D. : - Je sais pas trop. The Teenagers n’appartient pas à une scène spécifique. Des chansons ont été composées à Paris et d’autres à Londres. Cette dernière est sans doute une ville où tu peux exprimer un peu plus aisément ta créativité. Hormis cette réserve, je pense qu’on exprimait déjà assez bien la nôtre à Paris. Il est vrai qu’à Londres, les gens ont moins honte de tenter des expériences. Mais on ne s’est jamais gêné chez nous, à Paris, de les entreprendre. Le déménagement n’a pas vraiment changé grand-chose.

Et vos influences artistiques ?

D. : - Elles sont très larges. Elles vont de Jacques Lu Cont (NDR : Les Rythmes Digitales), aux Strokes en passant par Britney Spears. On est aussi bien influencés par des groupes indés que d’autres plus électroniques. Et également par tout ce qui est ‘mainstream’.

Vous avez remixé Au revoir Simone, Chromeo, Air, ou encore Simian Mobile Disco. D’autres projets de remixes ou de simples collaborations en vue ?

D. : - Pas pour le moment. Terminer notre album était une priorité qui nous semblait beaucoup plus importante qu’une collaboration. Aujourd’hui, tout le monde cherche des ‘featurings’ pour vendre des disques. The Teenagers n’a jamais vraiment bataillé pour obtenir des collaborations. Elles arrivent plutôt naturellement. Quant aux remixes, nous avons reçu beaucoup plus de sollicitations que nous n’avons proposé d’offres. Parfois, il arrive que des artistes demandent à leur label de les mettre en contact avec d’autres artistes. D’autres fois, ce sont juste les maisons de disques qui effectuent la démarche.

Q. : - Cependant, bosser en compagnie de Jacques Lu Cont ne nous déplairait certainement pas.

Vous venez de terminer une tournée aux Etats-Unis, quel bilan tirez-vous de cette aventure ?

Q. : - C’était ‘ouf’ ! ‘C’est la folie’ ! (chantant un extrait de « Streets Of Paris »)

D. : - On a vécu trois semaines dingues. Je rêvais d’y aller. Et le fait que le séjour se soit bien passé n’a rien gâché. Le groupe s’est produit dans des salles qui pouvaient accueillir entre 400 et 600 personnes. La moitié des concerts étaient sold-out. En sachant que l’album n’était même pas encore sorti, le bilan est tout simplement : ‘génial !’.

Des rencontres artistiques intéressantes ?

D. : -  Non, pas vraiment. Juste les gens du label.

Q. : - Il faut avouer que les groupes programmé en première partie étaient assez miteux. Nous n’étions pas du tout sur la même longueur d’ondes. A Los Angeles par contre, on a découvert deux groupes assez bien et on est descendu les voir. Rien d’autre.

Pour finir, dans le morceau « Steets of Paris », vous chantez ‘Les rues de Paris, c’est la folie’. Quelle est l’histoire la plus folle qui vous est arrivé en Ile de France ?

Q. et D. (en chœur) : - La nuit où on s’est fait agresser à Paris.

Q. : - On a du courir vite. Si on n’avait pas pris nos jambes à notre cou, on se serait bien fait castagné, je pense. « Streets Of Paris » est en fait la seule chanson autobiographique de l’album.

D. : - Sinon en Grande Bretagne, c’est plus palpitant. Il s’y passe des aventures qui ne se produiraient pas à Paris. A Londres, tu ne sais jamais où, quand et comment la fête s’arrêtera…

 
Album : « Reality Check », sortie le 14-03-2008 (XL Recordings / Merock / V2)

Concert : Les Nuits Botanique, 17-05-2008