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The Unwinding Hours

Afterlives

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Chez Unwinding Hours on retrouve les ex-Aereogramme Craig B. et Iain Cook. « Afterlives » constitue leur second opus ; il fait suite à un elpee éponyme publié en 2010. Chez le duo écossais, Craig se réserve les vocaux et Iain les guitares, les deux musicos se partageant les autres instruments.

Découpé en 10 plages, le long playing s’ouvre par deux titres plus shoegaze, « Break » et « I’ve loved you for so long ». Tout en contrastes, les compos sont traversées d’interventions de cordes de guitare tintinnabulantes, stimulées par une ligne de basse mélodieuse, aventureuse, reptilienne, et puis raffinées par la voix limpide, angélique de Craig, soutenue par des chœurs astraux, sur le second morceau. Passé ces deux pistes, l’ensemble de l’œuvre pénètre dans un univers sonore plus atmosphérique. Les claviers sont de plus en plus présents. Tant les synthés que le piano. Solennel, martial ou ténébreux, le tempo (drums, boîtes à rythmes) accentue ce sentiment de mélancolie. Les cordes de guitare se fondent régulièrement dans l’ensemble, et lorsqu’elles remontent à la surface, ce n’est jamais pour très longtemps. Unwinding Hours alterne alors titres plus minimalistes et pistes élaborées en couches, parfois même enrichies d’arrangements somptueux (NDR : le final « Day by day »). Deux exceptions qui confirment la règle, le plus puissant « Wayward », caractérisé par son final explosif. Et le plus électro, voire indus (Ultravox ? John Foxx ?) « Skin on skin ». Une constante quand même : la superbe voix de Craig et puis les textes, truffés de références bibliques. Pourquoi pas ?

 

The Unwinding Hours

The Unwinding Hours

Écrit par

Après l’annonce de la fin du groupe Aereogramme en 2007, Craig B. a repris la composition sans attentes particulières, jusqu’à ce que son coéquipier d’alors, Iain Cook, le rejoigne dans l’écriture oisive de quelques titres sans prétention. Tout en douceur, donc, le duo s’est retrouvé à la tête d’une dizaine de titres et les ont partagés sur MySpace avant de se donner un nouveau nom, sans objectif commercial défini.

Enregistré chez Paul Savage, qui a ‘pris les baguettes’ au sens propre, le disque débute lui aussi graduellement par « Knut », introduction qui pourrait très bien constituer la conclusion de l'album ; basse et accord quasi continus, une montée toute en percussions. Passé ce début épique, l’elpee s’engage dans du british rock pop. Craig B. ne peut vraisemblablement pas cacher la ressemblance de sa voix avec celle d’un autre chanteur originaire de Glasgow : Francis Healy, de Travis. Les influences métal de l’ancienne formation sont perceptibles dans la production de l’album, même si celui-ci recèle cordes et piano sur la plupart des pistes. La plage suivante, « Little One » (tout comme « There are worse Things than being alone », « Solstice » et « Traces »), retombe dans le folk anglais de cette dernière décennie, une simplicité à la Tom McRae. Les rares longueurs noisy rappellent un sage My Bloody Valentine (« Peaceful Liquid Shell ») voire Archive ; les mélodies esseulées et mystérieuses Sigur Rós (« Child », « Traces »).

Les relations humaines constituent le noyau poétique du fruit de leur vécu et de leur travail, mais s’assimilent un peu trop à une potentielle BO de Grey’s Anatomy : le pouvoir nostalgique du présent. L’absence de deadline ou de pression quelconque se réverbère dans leur musique : ils ne sont en effet pas pressés. Les diverses textures et humeurs offrent un tout homogène, joliment orchestré, sensiblement et accessiblement pop.