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The Vaselines

V For Vaselines

Écrit par

L’histoire des Vaselines, longtemps faite de pointillés, prend donc un nouveau virage, vingt-cinq ans après leur première sortie de route.

Groupe atypique s’il en est, le combo d’Édimbourg, constitué principalement du duo Eugene Kelly – Frances McKee, n’a jamais cherché le succès et ne l’a d’ailleurs jamais trouvé.

Forcément, on doute que les événements changent aujourd’hui.

Mais pour autant, il ne faudrait surtout pas mésestimer le potentiel de ce sympathique combo et de son tout nouveau bébé.

Injustement méconnu, The Vaselines ne doit sa relative notoriété qu’à l’admiration sans borne que leur vouait un certain Kurt Cobain, de son vivant.

Trois reprises (dont le magnifique « Jesus Doesn’t Want Me For A Sunbeam » lors du MTV unplugged), qui l’espace d’un instant, éclairaient le monde sur un des joyaux de la Reine, jalousement gardé par une frange d’adorateurs d’une certaine Pop aux couleurs délavées et jetaient la lumière sur ce modeste groupe écossais.

Alors catalogué groupe mythique sans pour autant susciter un quelconque intérêt, tout laissait présager que le groupe allait connaître la fin obscure que lui même s’était dessinée en 89 (en se séparant la semaine même de la sortie de « Dum Dum », leur premier elpee).

Ressortis de la naphtaline par le label Sub Pop (déjà en 92), les petits protégés de Stephen McRobbie (The Pastels) se languissaient jusqu’en 2010 avant de  sortir leur deuxième opus.

Et toujours dans une semi indifférence.

Au final, donc, quatre années seulement nous séparent de ce dernier essai, prompt à réveiller la curiosité de certains d’entre nous.

Alors, quid de ce « V For Vaselines » ?

D’abord, il y a ce titre, en forme de boutade, rappelant à qui veut l’entendre que le groupe ne s’est jamais pris au sérieux.

Ensuite, épinglons la pochette, où le duo s’affiche plus rebelle que jamais.

Cuir et casquette, comme au bon vieux temps de ‘l’Équipée Sauvage’.

Et de fait, le premier titre « High Tide Low Tide » pétarade d’entrée de jeu.

Papapa papa pa Papapa papa pa Papapa papa pa !

La suite est du même acabit.

Les mélodies sont accrocheuses, entraînantes, faussement niaises, délicieusement candides, et s’enchaînent sans s’essouffler.

La complicité reste palpable entre les deux voix, et souligne le lien ténu qui les unit, portant les chansons sur de solides épaules.

Finalement, c’est peut-être la recette simple et imparable d’une Pop intelligente et éternellement fraîche ?

Quant aux intros, elles sont généralement directes et efficaces, de manière à saisir l’attention immédiatement.

Sans surprise, dès lors, le charme opère tout du long.

« V for Vaselines », comme deux doigts frondeurs et qui narguent le succès du haut de la juvénile insouciance de ses membres fondateurs.

L’art de trousser des morceaux irrésistibles aux accents indémodables, même quand ils frôlent un semblant d’insipidité (« Single Spies »).

Derrière cette façade à la dualité affichée comme des rideaux aux fenêtres d’une maison close (entre douceur et vice) se glisse le propos irrévérencieux de deux têtes bien pleines et qui ont encore leur mot à dire.

Décidément, avec The Vaselines, tout passe nettement mieux !

The Vaselines

Sex With An X

Écrit par

Dans la famille ‘on leur a rien demandé mais ils reviennent quand même’, je demande Eugene Kelly et Frances McKee, alias The Vaselines. Ce duo originaire d’Edimbourg appartient à cette catégorie de formations qui n’auraient jamais dû exister et sur lesquels le sort s’acharne inlassablement. Fondé en 1987, The Vaselines tirait déjà sa révérence deux ans plus tard, quelques jours seulement après la publication de « Dum-Dum », leur premier LP. Leur relative renommée, ils la doivent entièrement à Nirvana qui avait repris pas moins de trois chansons de leur répertoire (« Molly’s Lips, « Jesus Wants Me For A Sunbeam » -rebaptisé par le trio  "Jesus Doesn't Want Me For A Sunbeam- et « Son Of A Gun »). La bande à Cobain leur a également permis d’effectuer un come-back de courte durée en 1990 lorsque le duo et son ‘backing band’ ont été invités à se charger de la première partie de leur tournée.

Deux années plus tard, Sub Pop édite une compilation de tous les titres de la formation sous l’intitulé « The Way Of The Vaselines » (réédité avec quelques bonus en 2009 sous le titre "Enter The Vaselines"). Ce n’est qu’en 2006 que Kelly et McKee décident de remonter ensemble sur les planches. Il faudra ensuite encore attendre 5 ans avant que ne débarque « Sex With An X », le second recueil des Écossais, à l’ère des come-back en tous genres. Un débarquement dont on aurait pu se passer tant les douze morceaux de la galette sont affreusement dispensables. Entre riffs basiques et chants dissonants, The Vaselines se perd dans un amas de compositions vaseuses et embarrassantes –à l’image de la pochette. Rien à tirer de ce recueil foireux dont la seule grande idée procède du titre de son morceau de clôture, « Exit The Vaselines ».

The Vaselines

Enter The Vaselines (Deluxe Edition)

Écrit par

Saviez-vous que Kurt Cobain était un grand fan des Vaselines ? Nirvana a d’ailleurs repris plusieurs de leurs compos, dont « Son of a gun », « Molly » ou encore « Jesus wants me for a sunbeam ». Mais qui étaient les Vaselines ? Une formation écossaise née en 1986, drivée par Eugene Kelly et Frances McKee. Qui se partageaient, chant, composition et guitares. Une section rythmique complétant alors le line up. A leur actif deux Eps : « Son of a gun » et « Dying for it » ainsi qu’un seul elpee, « Dum dum », des disques enregistrés sous la houlette de Stephen Pastel. Et puis un tas de compos jamais éditées, dont des démos, des cassettes et enregistrements ‘live’. En 1992, ce combo avait déjà fait l’objet d’une réédition intitulée « The way of Vaselines – The complete History ». Et « Enter The Vaselines » reprend les mêmes ingrédients en y ajoutant quelques inédits (NDR : récupérés dans les fonds de tiroirs susvisés) ; le tout bénéficiant bien sûr d’une remasterisation. Pourquoi une nouvelle compilation, alors ? En fait, en 2008, le groupe s’était reformé pour participer au concert célébrant le 20ème anniversaire de Sub Pop. Et dans la foulée, le combo a décidé de repartir en tournée. Notamment aux States, où il a accordé six concerts.

Bref, pour en revenir à cette édition Deluxe, si le premier cd est fort intéressant, mettant en exergue une musique pop mélodieuse, rafraîchissante, charmante, sensuelle (NDR : et le mot est faible, quand on décortique les lyrics), fruit d’un mélange subtil entre acoustique et éclectique (NDR : parmi les influences majeures du groupe on peut citer le Velvet Underground, les Pastels, Modern Lovers, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood ainsi que Jesus & Mary Chain), et illuminée par la voix ingénue de Frances et celle plus laconique d’Eugene, le second cd a essentiellement une valeur historique, la qualité du son, malgré la re(re)masterisation, s’avérant quand même insuffisante. On en épinglera quand même pour la forme, la cover aride du « I didn’t know I loved you (‘til I saw you rock’n roll) » de Gary Glitter. Er pour que votre info soit complète sachez que le tout est enrichi d’un booklet informatif mettant essentiellement en exergue deux interviews, et non des moindres. Un entretien accordé à Everett True et l’autre à Stephen Pastel.