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Theatre Of Tragedy

Assembly

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Le virage électronique amorcé par l'album "Musique", sorti il y a un peu plus d'un an, n'était pas une folie passagère. Sur "Assembly", Theatre of Tragedy fait table rase sur son passé doom et dark metal. Définitivement selon les propres paroles de certains membres du groupe. "Automatic lover", qui fera sensation sur les dance floors, ouvre "Assembly" assez joliment. Pourtant, c'est la déception qui attend l'auditeur au fil de l'écoute de cette plaque. En fait, la formation tente d'ouvrir les portes d'un univers musical au sein duquel indus, goth, électro, métal et même trip-hop vivraient dans une harmonie parfaite. Mais la manœuvre n'est pas toujours très adroite. Le band de la blonde Liv Kristine Espenaes nous avait habitués, lors de ses précédents opus, à ne jamais faiblir de la plage d'ouverture au dernier morceau. Et en particulier tout au long du grandiose "Aegis". Moins de précipitation, une utilisation plus subtile des machines, et surtout une attention plus pointue apportée aux compositions auraient sans doute rendu "Assembly" plus méritoire. Pour peu, on croirait que les Norvégiens sont tombés à court d'inspiration ou encore qu'ils recherchent quelque part un succès davantage commercial qu'artistique. Quatre titres seulement, excellents par ailleurs, se démarquent de l'ensemble. Insuffisant, nettement insuffisant pour un groupe d'une telle valeur !

 

Theatre Of Tragedy

Musique

Écrit par

En 1998, " Aégis " marquait un sérieux virage dans la carrière de Theatre Of Tragedy. Il tirait un trait sur son passé death atmosphérique, pour s'adonner à un métal gothique directement inspiré par l'école Sisters of Mercy et Fields of the Nephilim. Ce virage bien entamé se confirme davantage avec le sublime "Musique" qui laissera sans aucun doute plus d'un fan perplexe. Car il s'agit bien ici d'une plaque 100%, électro-métal, taillée pour les pistes de danse des boîtes rock germaniques. TOT et sa blonde chanteuse Liv Kristine, à la voix aussi douce qu'une gelée royale, font peau neuve ; mais avec une telle classe, il serait incongru de leur jeter la pierre. L'ombre des derniers Rammstein, Paradise Lost et même d'un certain Kraftwerk plane sur l'oeuvre tubesque qui réjouira tant les fans de métal que les nostalgiques de la new wave des années 80. Douze titres, douze hits en puissance! Véritable joyau de près de cinquante minutes de pur bonheur, "Musique" constitue un véritable remède contre la déprime. Achetez-le, volez-le, mais surtout, si vous vous rendez chez votre disquaire préféré en vue de vous offrir le précieux objet dans son digipack, n'oubliez pas de prononcer le titre de l'album "à la française", faute de quoi vous risqueriez de claquer 700 balles pour vous faire refiler le "Music" de Madonna.