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Toehider

What kind of creature am I?

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Toehider est une formation australienne, née en 2008. Son style ? Du prog/rock. Chanteur/compositeur, Mike Mills en est le leader. Le groupe avait publié un premier Ep en 2008, puis douze Eps entre 2009 et 2010 ; soit en moins d’une année. Et en 2011, il avait gravé son premier long playing, "To hide her".

"You and I both lose" ouvre l’elpee. Un titre complexe au cours duquel on a l’impression que le band veut nous en mettre plein les oreilles. Pas un seul moment pour souffler. Le batteur ne ménage pas sa peine. Les riffs de guitare sont puissants et la voix de Mills, plutôt proche de celle de Freddy Mercury, remplit le moindre espace libre. Mike se charge un peu de tout : du chant, de l’écriture, des guitares, des claviers, des drums, du bouzouki, de l'ukulélé, des arrangements, des prises de son, du mastering et bien sûr de la production. Et comme c’est souvent dans le cas, chez ce type d’artiste, il a tendance à en faire un peu trop. Cependant, il faut reconnaître qu’il déborde d’imagination. Et quand il parvient à mettre correctement ses idées en œuvre, il peut vraiment épater. A l’instar des arrangements grandioses opérés sur "Whatever makes you feel superior". Sauf que la voix trempée dans le heavy metal vient un peu gâcher le tout. "The thing with me" est une piste à la fois délirante, excentrique, curieuse et complexe. Les élucubrations se bousculent, sans la moindre relâche. Parfois, l'ombre de Frank Zappa se met à planer… Le titre maître bénéficie d’une intro prodigieuse. Mais les vocaux sont à nouveau difficiles à encaisser, comme si Mercury était sous amphétamines ; et pourtant la structure claviers/basse est digne de la quintessence de Yes. D’ailleurs, lorsque Mills parvient à contrôler sa muse, il est capable de concocter une excellente musique progressive, à l’instar de "Spoilt for chance" ou encore "Whoa!", plus Queen que nature dans la tonalité de l’instrumentation. Plus paisible, "Under the future, we bury the Past" est une excellente plage. Le futur se conjugue parfaitement aux claviers et le passé aux six cordes. Une piste empreinte, par ailleurs, d’une grande sensibilité. Epique, "Meet the Sloth" s’inspire manifestement de Jethro Tull, Mike empruntant même le timbre et les inflexions de Ian Anderson avant de glisser vers une atmosphère réminiscente de Yes. Et enfin, plus court, "Geese Lycan" émarge au Metal hardcore…

Heureusement, en tournée, Mills a recours à un backing group ; constitué en l’occurrence du guitariste Lachlan Barclay, du bassiste Amy Campbell et du drummer Ricky Evensand.