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Tony Furtado

Live Gypy

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Tony Furtado et ses American Gypsies ne jouent pas du blues mais de la roots ; c'est-à-dire une musique aux racines très diversifiées et au panorama sonore beaucoup plus ample. Tous les musiciens sont talentueux : Tony à la slide, Myron Dove à la basse, Tom Brechtlein aux drums, John R. Burr aux claviers et Paul McCandless au saxophone, à la clarinette et à la flûte.
 
Les percussions entament les débats, avant l’arrivée d’une slide qui rugit déjà l'espace de quelques notes. L'orgue Hammond vient se fondre dans la rythmique. Une flûte timide filtre dans le lointain. La musique baigne au sein d’un climat délicieux, au parfum d'Orient. Puis progressivement, l’ensemble embrasse une jam allègre, de laquelle s'évade un saxophone très free. L'atmosphère est assez planante, féerique, exaltante. Elle me fait même parfois penser au Kaleidoscope de Chris Darrow et de David Lindey ou encore à Ry Cooder. Le bottleneck glisse furtivement sur les cordes amplifiées. On y distingue le son métallique. Tony introduit ainsi "The ghost of Blind Willie Johnson", un instrumental qui évolue au coeur du Delta. Mais à l’arrière, la richesse sonore est intense et la section rythmique impériale. Avec pour fil conducteur le piano. Les Gypsies adaptent "Rueben's train", un morceau traditionnel de country. Et c'est à nouveau la fête. La country se fait même raga. Furtado est un musicien assez exceptionnel. Il est capable d’extraire des sons inhabituels de sa slide. Très jolie ballade instrumentale, "Hartford" appartient au folklore américain. Cette musique si simple à la base, avec banjo, piano, violon et clarinette, nous permet de revenir au temps des pionniers. Autre ballade à la douce mélodie, "Some of Shelly's dream" est signé par l’ex Monkees, Michael Nesmith. L'introduction à la slide, opéré sur "Far fry on the Hog farm", me rappelle le grand Lowell George. Et la suite confirme cette sensation. A cause des percussions, du piano et du saxophone qui s'articulent au sein d’une démarche musicale familière à Little Feat. Furtado empoigne le banjo pour attaquer "St John's fire", un fragment qui glisse vers une nouvelle jam ; une jam conduite d’abord par le piano jazzyfiant de John Burr. Juste avant que le banjo ne se mette à délirer face à l'orgue Hammond et au saxophone ! "Oh Berta Berta" nous replonge d’abord dans un univers proche de Santana, époque "Abraxas". Et, suivant la bonne habitude, la solution sonore dérive dans une nouvelle jam. Les percussions y font un véritable tabac, tandis que Paul se prend pour Greg Rolie, à l’orgue. La mélodie de "Bottle of hope" est étincelante. Elle semble avoir été héritée en ligne droite de la vieille tradition américaine, comme "Amazing grace". Les interventions au saxophone et du piano y sont véritablement émouvantes. Le traitement du traditionnel "Stagerlee" est de la même trempe. Et en finale, pour "Waiting for Guiteau", le banjo bluegrass atteint le sommet de la folie pure. Je vous recommande chaudement cet opus de roots fusion. Enregistré live, dans le Nord Ouest et l'Ouest des Etats-Unis, en 2002, il devrait vous permettre de mieux faire la différence entre des styles aussi classiques que la country, le bluegrass, le blues, le jazz et le folk.